lundi 1 juin 2015


EBOLA



Avec 1975 infectés et plus de 1000 morts en neuf mois, l’Afrique de l’ouest connait depuis décembre 2013 la plus grave épidémie d’Ebola depuis l’apparition du virus.

Qu’est ce qu’Ebola ?

C’est une fièvre hémorragique de type virale souvent mortelle provoqué par un virus de la famille des filovirus. Elle touche les hommes mais aussi de nombreux autres mammifères. Ce virus a été découvert au Congo et au Soudan en 1976, son nom vient d’une rivière au Congo qui se nomme Ebola. Le taux de létalité moyen est d’environ 50%. Au cours des flambées précédentes, les taux sont allés de 25% à 90% On connait 5 souches différentes de ce virus dont 4 en Afrique et une en Asie , l’épidémie actuelle serait de souche Zaïre dans l’Afrique de l’ouest. La souche Reston d’origine asiatique a été détectée uniquement sur des primates.


Petit rappel, Un virus se caractérise par sa très petite taille (comparée à celle d'une bactérie par exemple) : en règle générale inférieur à 250 nanomètres. Il est composé d'une molécule d'acide nucléique (soit d'ADN* soit d'ARN*, simple ou double brin) entourée d'une coque de protéines appelée la capside et parfois d'une enveloppe. Il ne possède aucune enzyme* pouvant produire de l'énergie. Il est incapable de se reproduire par division et nécessite pour cela d'utiliser une cellule hôte (parasitisme intracellulaire obligatoire).C’est à dire qu’un virus ne peut vivre en dehors d’une cellule dans laquelle il va puiser différents éléments, et en particulier l’énergie et « la nourriture » dont ils ont besoin pour se multiplier. La forme libre du virus, c'est-à-dire hors de l'hôte, est appelée virion. Cette forme contient peu ou pas d'enzymes et ne peut se reproduire indépendamment d'une cellule vivante.

Transmission de la maladie

Ebola est une zoonose c'est-à-dire une infection animale transmissible à l’homme. Apres de nombreuses études et d’interrogations, des chercheurs allemands suggèrent que l’épidémie d’Ebola pourrait avoir été déclenchée par la contamination d’un enfant par des chauves-souris insectivores vivant dans un arbre.

Développement du virus dans l’organisme.

Ce virus va d'abord fusionner son enveloppe avec la cellule ciblée pour pouvoir injecter tout son matériel génétique, enzymatique, ses protéines* … dans la cellule. Parmi ces enzymes* se trouve la transcriptase inverse, qui va transformer l'ARN* viral en molécule d'ADN* viral. Cette dernière va migrer dans le noyau* de la cellule pour s'intégrer dans l'ADN* de la cellule. Grâce aux enzymes* de la transcription vont donc produire à leur tour des molécules d'ARNm viral qui vont dans le cytoplasme pour passer à la traduction avec les ribosomes*. Cette phase va permettre de produire les différentes protéines* de départ qui étaient dans le virus. Enfin, les protéines* virales vont s'assembler entre elle pour former de nouveaux virus qui vont, par la suite, contaminer d'autre cellules. Notons que la cellule contaminée continuera à fabriquer des virus.
Pour ce qui est du virus Ebola, la manière que le virus a pour se propager ressemble à celle des autres virus. Par contre, l'ARN* du virus fait une copie de lui-même dans le noyau* de la cellule d'une manière inconnue dans le monde scientifique. La synthèse des protéines poursuit après normalement mais la cellule ne produit plus que des reproductions du virus ebola. La cellule devient donc une vraie usine à virus.


Pour que le virus se transmette il faut un contact direct d’une peau lésée ou de muqueuses ou avec les liquides biologiques d’une personne infectée tel que les larmes la transpiration le sperme les matieres fécales ou le sang.. L’infection peut également passer par l’intermédiaire d’un objet infecté comme une seringue par exemple. Une personne infectée n’est pas contagieuse jusqu'à l’apparition des premiers symptomes soit environ huit jour apres l’infection. La maladie se manifeste avec une forte fievre, une faiblesse intense des douleurs articulaires et musculaire et de maux de tête, ses symptômes sont rapidement suivi de vomissement, de diarrhée, d’une insuffisance rénale et même d'hémorragies internes et externes.



Si certains patients survivent aux virus le taux de létalité d’ Ebola reste très Ã©levé entre 25 et 90 % de malades décèdent.

Comment soigner la maladie ?
Il n’existe pas de traitement spécifique à ce jour.contre le virus donc aucun vaccins. Les médecins s’attaquent donc aux symptomes. Il y a tout de même un espoir de traitement : le Zmapp un traitement expérimental.

Le médicament est un anticorps dit "ZMapp" qui est développé par un laboratoire privé en Californie. Il s’agit d’un traitement – et non d’un vaccin – qui réplique des anticorps fabriqués naturellement par des souris infectées. Le sérum n'avait jamais été testé sur des humains mais seulement sur des singes. Les anticorps neutralisent le virus Ebola : ils se fixent sur sa paroi pour qu’il évite d’infecter les cellules du corps humains.







Si le virus Ebola inquiète les autorités du monde entier, il fait aussi des heureux : une entreprise américaine vendant des peluches éducatives en forme de microbe n'arrive plus à répondre à la demande pour ses modèles Ebola.

«En rupture de stock», peut-on lire sur le site
internet de la compagnie Giant Microbes Inc, basée dans le Connecticut (nord-est), en face des modèles «Virus Ebola» à 9,95 dollars, «Virus Ebola, poupée géante» à 29,95 dollars et «Ã©prouvette Ebola» à 14,95 dollars.




source : Le Parisien

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