mardi 24 mars 2026

3/ phénétique et génétique

Mettre en relation la ressemblance génétique entre les espèces de primates et leur degré de parenté.

Manuel p.225

Une classification phénétique ou classification numérique est une méthode d'établissement des relations de parenté basée sur le nombre de caractères communs (d’acides aminés ou de nucléotides) partagés par des molécules (protéines ou acides nucléiques), indépendamment de toute notion d'homologie anatomique, plus ce nombre de caractères communs est important et plus l'ancêtre commun est récent. Les relations de parenté sont souvent précisées à partir d'une matrice des distances.

La matrice taxons-caractères contient une information phylogénétique (partage d'états dérivés des caractères) dont une partie est perdue lors du remplacement de la matrice taxons-caractères par une matrice de distances. Même si la matrice taxons-caractères permet une reconstitution phylogénétique correcte, le traitement phénétique de la même information de départ peut conduire à une phylogénie erronée, du fait de cette perte d'information. Les deux méthodes ne sont donc pas équivalentes. Le remplacement de l'information de la matrice taxons-caractères par une matrice de distance est de même nature : les distances résument les distributions des états de caractères de façon incomplète. Autant, à partir de la matrice taxons-caractères, on peut construire la matrice de distances, autant remonter de la matrice de distances à la matrice taxons-caractères est mission impossible. Il y a eu perte d'information, lors du passage de la matrice taxons-caractères à la matrice de distances. Si l'on dispose d'une distribution (par exemple un histogramme des notes à un devoir), on peut résumer cette distribution par une moyenne (la note moyenne au devoir). Mais si l'on vous donne la moyenne, il n'y a aucun moyen de remonter à la distribution : il y a une multitude de distributions des notes qui donnent la même moyenne. Il y a une perte d'information lors du passage de la distribution complète à la moyenne.

2/ Les mutations transforment le génôme

En fonction du nombre de cellules de l’organisme humain, estimer le nombre théorique de mutations (connaissant le nombre moyen de mutations à chaque division cellulaire) qui surviennent dans l’organisme humain, lors de son développement.

Extraire et organiser des informations sur les mutations et leurs effets phénotypiques, notamment sur un site régulateur de l’expression d’un gène.

Recenser et comparer des séquences d’ADN sur des trios père / mère / enfant permettant d’analyser la présence de mutations nouvelles.

  • Répondre aux 3 questions Manuel p.20-21:

  1. pourquoi le phénomène de mutation bien que peu fréquent n'a rien d'exceptionnel ?

  2. estimez le nombre théorique de mutations chez un humain au cours d'une vie

  3. montrez que certains clones résultent de mutations tardives, d'autres précoces, envisagez les conséquences


l’étude des génômes de trios (un enfant et ses deux parents) met en évidence des variations de séquences nucléotidiques chez l’enfant. Elles sont le résultat de mutation dites « de novo » apparues le plus souvent dans l’une des cellules à l’origine des gamètes des parents. Les résultats ci dessous ont été obtenus grâce à l’étude de 10 trios.

Types de mutations

Nb / génôme

Fréquence estimée

Substitutions

8 370 000

1,27.10-8 / nucléotide / génération

Insertions ou délétions

1 240 000

1,5.10-9 / nucléotide / génération

Mutations d’un grand nombre de nucléotides

232 000

Non calculée

  • 4. Sachant qu’une cellule humaine comporte 3 Gpb par lot de chromosomes, calculez le nombre de mutations « de novo » attendues chez un nouveau né comparé à ses parents



réponses :

1/ les mutations sont peu fréquentes : 1/1 000 000 000 = 10-9 nucléotides copiés environ sans tenir compte du système de réparation ; mais/ pas exceptionnelles vu la taille du génôme humain : 6 000 000 000 b (bases) x 1017 divisions cellulaires dans une vie humaine. Les mutations sont effecivement peu fréquentes : le taux d’erreur de réplication de l’ADN (source principale de mutation) est estimé à 1 pour 1 milliard de nucléotides copiés environ. Il s’agit d’un ordre de grandeur : ce taux, qui tient compte des systèmes de correction des erreurs, est très variable suivant les organismes (différences de fiabilité des ADN polymérases). Cependant, les mutations ne sont pas exceptionnelles car la taille d’un génome est en général importante (environ six milliards de paires de nucléotides pour le génome humain). De plus, le nombre de divisions cellulaires, et donc le nombre de réplications préalables, est énorme (1017 dans une vie humaine).

2/ nb théorique de mutations (doc.2) = proba de modif d'un nucléot x nd de divisions x nb de nuclotides :

10-9 x 1017 x 6,4.109 = 6,4.1017

si on tient compte du nombre de cellules del'organisme : 1012 à 1014 => 6,4.1017 x 1012 à 1014 = 6,4.1029 à 6,4.1031

3/ les mutations précoces sont conservées dans de nombreuses cellules qui leur sont issues alors que les mutations tardives sont répandues dans un moins gd nb de clones / les mutations des gamètes apportent une diversité. Ces mutations se produisant tout au long d’une vie et restant présentes chez les cellules issues de la cellule initialement mutée, les mutations précoces (survenues pendant les premières divisions de la cellule-oeuf) sont présentes dans une grande proportion des cellules composant l’individu, alors que les mutations tardives ne sont présentes que dans de petits sous-clones cellulaires.

4/ mutations « de novo » attendues chez un nouveau né :

3.109 x 1,27.10-8 = 3 x 12,7 = 38,1 substitutions

+ 3.109 x 1,5.10-9 = 3 x 1,5 = 4,5 addition ou délétion


En l’absence d’échanges génétiques avec l’extérieur, la diversité génétique dans un clone résulte de l’accumulation de mutations successives dans les différentes cellules.

Tout accident génétique irréversible (perte de gène par exemple) devient pérenne pour toute la lignée (sous-clone) qui dérive du mutant.

3/ Trois mécanismes modifient les génômes

Quand le flamenco fait danser les éléments transposables : lecture d’un article vraiment scientifique

  • recopier les mots à expliquer

  • faites un schéma avec les gènes et les différents liens entre eux

Transposons ou éléments génétiques transposables, présents chez tous les organismes, ont la capacité de se déplacer, de s'exciser, de s'insérer d'un endroit à un autre du génome. Ils sont souvent à l'origine de réarrangements chromosomiques (translocations, inversions...).

Une mutation est une modification de la séquence de l'ADN, donc une modification de l'information génétique dans le génome d'une cellule ou d'un virus.

La réplication, ou duplication, est le processus au cours duquel l'ADN est synthétisé grâce à l'ADN polymérase. Ce mécanisme permet d'obtenir, à partir d'une molécule d'ADN, deux molécules identiques à la molécule initiale.

La duplication est le doublement du matériel génétique sur un chromosome. Il existe plusieurs mécanismes qui résultent à la duplication soit d'une large portion chromosomique, soit d'un gène ou bien d'une suite nucléotidique.

On estime qu’au-delà de 20 % de ressemblances, deux gènes appartiennent à la même famille. Ces gènes résultent aussi de duplications d'un gène ancestral et forment une famille multigénique. Exemple : les gènes de la globine :

3 mécanismes, souvent sources de troubles, aussi parfois sources de diversification du vivant :

transposition + duplication + mutation

vendredi 20 mars 2026

Comment notre patrimoine héréditaire individuel évlolue-t-il ?

4,1,3/ Evolution du patrimoine génétique

1/ La mitose engendre des clones

Comprendre la notion de clone à partir de divers exemples tirés de l’agriculture ou du domaine de la santé (cellules cancéreuses, clones bactériens).

  • Rappel sur le microbiote et le nombre de cellules humaines

  • Rappel sur le cancer : prendre des notes !


rappel TP sur la mitose / extrémités racinaires de Jacinthe : http://svtotriolo.free.fr/photos/mitose/lame_mitose.htm


  • Réalisez un schéma de mitose

  • à 2n=6

  • différencier les pairs par la forme (taille et position du centromère)

  • différencier les homologues (chromosomes paternel & maternels) par la couleur,

  • marquer deux gènes sur 2 chs différents, ex : groupe sg (A//B) et (+//-)

la succession de mitoses produit un clone, c’est-à-dire un ensemble de cellules, toutes génétiquement identiques, aux mutations près. Ces clones sont constitués de cellules séparées (cas des nombreuses bactéries ou de nos cellules sanguines) ou associées de façon stable (cas des tissus solides).

2/ Quelques arbres phylogénétiques


https://www.onezoom.org/life.html/@biota=93302?img=best_any&anim=flight#x415,y761,w0.6859

https://itol.embl.de/itol.cgi

http://timetree.org/

text 144 words : 10.1371/journal.pbio.1002533 Revised estimates for the number of human and bacteria cells in the body

video 12'11 : https://youtu.be/2JdBH2tys6M?si=MVCP1BYXNtPUEVgM Micro-Biology: Crash Course History of Science #24 : It's all about the SUPER TINY in this episode of Crash Course: History of Science. In it, Hank Green talks about germ theory, John Snow (the other one), pasteurization, and why following our senses isn't always the worst idea.

jeudi 19 mars 2026


video : Documentary « anatomy » in software « Becoming human » : http://www.becominghuman.org/node/interactive-documentary

N text 262 words : https://www.newscientist.com/article/mg24933192-500-the-other-humans-the-emerging-story-of-the-mysterious-denisovans/

Zero Gravity, Zero Gain: The Genetics Behind Muscle Loss in Space

Simulated microgravity in mice reveals a constellation of genes that may influence muscle weakening during spaceflight.

Kamal Nahas, PhD Jan 29, 2024 | 4 min read

Floating through the weightlessness of space, astronauts seldom need to flex their muscles. Slowly diminishing in size and strength, their wasting muscles struggle to support their weight when they return to Earth.1 Space travel’s next frontiers require long-haul odysseys, leaving scientists to contend with the toll of prolonged spaceflight on human anatomy. “Some people lose a ton of bone and muscle, and other individuals lose very little, so that suggests that, not surprisingly, genetic diversity plays a role,” said Henry Donahue, a biomedical scientist at Virginia Commonwealth University. Reporting in npj Microgravity, Donahue and his team placed genetically distinct mice in simulated gravity to explore whether genes influence muscle loss.2 They found that some mice were more susceptible to muscle loss, but they spotted three genes that showed disrupted expression across all strains.

“Clearly this has implications for spaceflight and any future plans on inhabiting any sort of planets, including Mars,” said Stefan Judex, a biomedical engineer at Stony Brook University who was not involved with the work. However, Judex noted, “It must be viewed as a first step simply because this is a mouse study and not a human study.” 

In a previous animal study, scientists searched for the genetic culprits behind muscle weakening, but they used a single strain in order to limit unexplainable variation in the results.3 “That’s like doing a clinical trial on one person,” Donahue noted. Instead, his team used eight genetically distinct mouse strains to explore muscle loss across a diverse population.

248 words


https://www.the-scientist.com/news/zero-gravity-zero-gain-the-genetics-behind-muscle-loss-in-space-71612

 

video d’élèves : Qui donc a saboté la méiose ? https://youtu.be/G2K2MPQGHjw

  • prendre des notes

Les accidents génétiques de la méiose

Des anomalies peuvent survenir au cours de la méiose : crossing-over inégal ; migrations anormales de chromatides au cours des divisions de méiose…

Ces accidents, souvent létaux, engendrent parfois une diversification importante des génomes et jouent un rôle essentiel dans l’évolution biologique (familles multigéniques, barrières entre populations…).

20 mars
Comment notre patrimoine héréditaire individuel évlolue-t-il ?

4,1,3/ Evolution du patrimoine génétique

1/ La mitose engendre des clones

Comprendre la notion de clone à partir de divers exemples tirés de l’agriculture ou du domaine de la santé (cellules cancéreuses, clones bactériens).