§ après commande et production d’un mouvement, comment s’intègre
le tout dans un
comportement ?
3,3/
COMPORTEMENTS ET STRESS : VERS UNE VISION INTÉGRÉE DE L’ORGANISME
Pour
faire face aux perturbations de son environnement, l’organisme
est capable de s’adapter : il dispose d’un ensemble de réponses
adaptatives, rassemblées sous le terme de stress
biologique, qui permettent un comportement approprié à la
situation.
Le
système nerveux est impliqué dans ces mécanismes
physiologiques et interagit avec les autres systèmes biologiques de
l’organisme. Il s’agit d’une réponse normale de
l’organisme (stress aigu).
À
plus long terme, la structure et le fonctionnement du cerveau peuvent
être perturbés (stress chronique).
L’étude
de l’exemple du stress permet de comprendre
la
notion de boucle de régulation complète en abordant la
notion de rétrocontrôle,
de
discerner les liens entre les systèmes physiologiques (endocrinien,
nerveux, immunitaire)
et
d’aborder la notion de résilience.
sensibilisation
aux dangers des médicaments « anti-stress » et à l’existence
d’alternatives non médicamenteuses pour gérer le stress.
Le stress, souvent nommé « mal du XXIe
siècle », prend des formes très variées, allant de bénéfique,
bénigne à traumatique. Dans son expression la plus simple,
l’apparition d’un évènement soudain, « le stresseur »,
d’intensité variable, induit une séquence d’évènements
adaptatifs engageant le corps et le cerveau pour permettre à la
personne de sortir d’une situation jugée dangereuse
(https://www.medecinesciences.org/en/articles/medsci/full_html/2021/09/msc200619/msc200619.html)
De l’anglais stress
(« effort intense subi »), lui-même issu en partie de la
réduction du moyen français destresse (« contrainte,
affliction, détresse ») et en partie de l’ancien français
estrece (« étroitesse,
oppression » → voir étreindre et étrécir), du latin
stringere (« serrer, comprimer,
resserrer »).
La notion de stress a été introduite par
l'endocrinologue Hans Selye, qui publie en 1956 The
stress of life (Le Stress de la vie). Observant ses
patients, il y décrit le mécanisme du syndrome d'adaptation,
c'est-à-dire l’ensemble des modifications qui permettent à un
organisme de supporter les conséquences d’un traumatisme
naturel ou opératoire. Il publie par la suite Stress
without distress en 1974, (Le Stress sans détresse)
et son autobiographie The stress of my life
(1977). D'après Hans Selye, le syndrome de stress évolue en suivant
trois stades successifs :
« Réaction d'alarme » :
les forces de défense sont mobilisées
« Stade de résistance » :
adaptation à l'agent stressant
« Stade d'épuisement » :
inexorablement atteint si l'agent stressant est suffisamment
puissant et agit longtemps.
… et une éventuelle phase de récupération
/ Résilience.
3,3,1/
Le stress chronique est pathologique
1/
Anxiolytiques
Recenser et exploiter des informations sur le
mode d’action des benzodiazépines pour montrer leur activation des
récepteurs à GABA (un neurotransmetteur inhibiteur du système
nerveux) et leur effet myorelaxant et anxiolytique.
p.474
Sujet de SVT - EX2 Bac S - Session 2014 –
Métropole / 8 : http://svt.ac-besancon.fr/bac-s-2014-metropole/
https://www.lecerveau.ca/flash/i/i_04/i_04_m/i_04_m_peu/i_04_m_peu.html#2
https://www.pedagogie.ac-aix-marseille.fr/jcms/c_11059256/fr/mode-d-action-des-benzodiazepines-et-modulation-de-la-reponse-au-recepteur-du-gaba
La
prise de médicaments dont l’effet vise à favoriser la résilience,
comme les benzodiazépines dans le cas de l’anxiété, doit suivre
un protocole rigoureux afin de ne pas provoquer d’autres
perturbations notamment une sédation et des troubles de l’attention.
2/
Surcharge allostatique
Interpréter des
données cliniques et expérimentales montrant les effets du stress
chronique sur la structuration des voies neuronales.
p.472
Concepts
d’allostasie et de surcharge allostatique
: La réponse aux agents stresseurs met en place un nouvel
état, qualifié d’allostatique, qui est transitoire avant un
retour à l’homéostasie. Si les agents stresseurs présentent une
intensité ou une durée importante, le retour à l’état initial
d’homéostasie n’a plus lieu, on parle de surcharge allostatique.
Le stress aigu est adaptatif. Le stress chronique peut conduire à
une désadaptation conduisant potentiellement à des perturbations
Conséquences du stress chronique sur le cerveau
Structures du cerveau
|
Rôles
|
Conséquences du stress chronique
|
Hippocampe
|
contrôle la mémoire, l’humeur, la concentration et
l’apprentissage
|
perte de volume : destruction des neurones et absence de
fabrication de nouveaux neurones
|
Cortex préfrontal
|
permet entre autre la prise de décision et la capacité
d’adaptation
|
perte de neurones
|
Amygdale
|
gére les réactions de peur et d’anxiété
|
augmentation de son volume
|
Le stress chronique peut donc entraîner des
modifications de certaines structures du cerveau, notamment du
système limbique et du cortex préfrontal. L’hippocampe et
l’amygdale appartiennent au système limbique. Quand
l’organisme n’arrive plus à s’adapter face à des stimuli
stressants et qu’il est dépassé : on parle de plasticité
mal-adaptative. Cela se traduit alors par de possibles
perturbations de l’attention, de la mémoire et des performances
cognitives.
https://svt.enseigne.ac-lyon.fr/spip/?Neuro-imagerie-et-mecanismes-cerebraux-des-emotions
https://www.medecinesciences.org/en/articles/medsci/full_html/2021/09/msc200619/F4.html
Si
les agents stresseurs sont trop intenses ou si leur action dure, les
mécanismes physiologiques sont débordés et le système se dérègle.
C’est le stress chronique.
Il
peut entraîner des modifications de certaines structures du cerveau,
notamment du système limbique et du cortex préfrontal.
Cette
forme de plasticité, dite mal-adaptative, se traduit par
d’éventuelles perturbations de l’attention, de la mémoire et
des performances cognitives.
3/
Alternatives anti-stress
Tester l’effet
de certaines pratiques alternatives (ex : mouvements respiratoires) à
court terme.
p.476
https://youtu.be/gf7TlRIv2J0?si=GsM6hM05wZl5386H
Certaines
pratiques non médicamenteuses sont aussi susceptibles de limiter les
dérèglements et de favoriser la résilience du système.