vendredi 6 février 2026

§ après commande et production d’un mouvement, comment s’intègre le tout dans un comportement ?

3,3/ COMPORTEMENTS ET STRESS : VERS UNE VISION INTÉGRÉE DE L’ORGANISME

Pour faire face aux perturbations de son environnement, l’organisme est capable de s’adapter : il dispose d’un ensemble de réponses adaptatives, rassemblées sous le terme de stress biologique, qui permettent un comportement approprié à la situation.

Le système nerveux est impliqué dans ces mécanismes physiologiques et interagit avec les autres systèmes biologiques de l’organisme. Il s’agit d’une réponse normale de l’organisme (stress aigu).

À plus long terme, la structure et le fonctionnement du cerveau peuvent être perturbés (stress chronique).

L’étude de l’exemple du stress permet de comprendre

  • la notion de boucle de régulation complète en abordant la notion de rétrocontrôle,

  • de discerner les liens entre les systèmes physiologiques (endocrinien, nerveux, immunitaire)

  • et d’aborder la notion de résilience.

  • sensibilisation aux dangers des médicaments « anti-stress » et à l’existence d’alternatives non médicamenteuses pour gérer le stress.


Le stress, souvent nommé « mal du XXIe siècle », prend des formes très variées, allant de bénéfique, bénigne à traumatique. Dans son expression la plus simple, l’apparition d’un évènement soudain, « le stresseur », d’intensité variable, induit une séquence d’évènements adaptatifs engageant le corps et le cerveau pour permettre à la personne de sortir d’une situation jugée dangereuse (https://www.medecinesciences.org/en/articles/medsci/full_html/2021/09/msc200619/msc200619.html)


De l’anglais stress (« effort intense subi »), lui-même issu en partie de la réduction du moyen français destresse (« contrainte, affliction, détresse ») et en partie de l’ancien français estrece (« étroitesse, oppression » → voir étreindre et étrécir), du latin stringere (« serrer, comprimer, resserrer »).


La notion de stress a été introduite par l'endocrinologue Hans Selye, qui publie en 1956 The stress of life (Le Stress de la vie). Observant ses patients, il y décrit le mécanisme du syndrome d'adaptation, c'est-à-dire l’ensemble des modifications qui permettent à un organisme de supporter les conséquences d’un traumatisme naturel ou opératoire. Il publie par la suite Stress without distress en 1974, (Le Stress sans détresse) et son autobiographie The stress of my life (1977). D'après Hans Selye, le syndrome de stress évolue en suivant trois stades successifs :

  1. « Réaction d'alarme » : les forces de défense sont mobilisées

  2. « Stade de résistance » : adaptation à l'agent stressant

  3. « Stade d'épuisement » : inexorablement atteint si l'agent stressant est suffisamment puissant et agit longtemps.

  4. … et une éventuelle phase de récupération / Résilience.


3,3,1/ Le stress chronique est pathologique

1/ Anxiolytiques

Recenser et exploiter des informations sur le mode d’action des benzodiazépines pour montrer leur activation des récepteurs à GABA (un neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux) et leur effet myorelaxant et anxiolytique.

p.474

Sujet de SVT - EX2 Bac S - Session 2014 – Métropole / 8 : http://svt.ac-besancon.fr/bac-s-2014-metropole/

https://www.lecerveau.ca/flash/i/i_04/i_04_m/i_04_m_peu/i_04_m_peu.html#2

https://www.pedagogie.ac-aix-marseille.fr/jcms/c_11059256/fr/mode-d-action-des-benzodiazepines-et-modulation-de-la-reponse-au-recepteur-du-gaba

La prise de médicaments dont l’effet vise à favoriser la résilience, comme les benzodiazépines dans le cas de l’anxiété, doit suivre un protocole rigoureux afin de ne pas provoquer d’autres perturbations notamment une sédation et des troubles de l’attention.


2/ Surcharge allostatique

Interpréter des données cliniques et expérimentales montrant les effets du stress chronique sur la structuration des voies neuronales.

p.472


Concepts d’allostasie et de surcharge allostatique : La réponse aux agents stresseurs met en place un nouvel état, qualifié d’allostatique, qui est transitoire avant un retour à l’homéostasie. Si les agents stresseurs présentent une intensité ou une durée importante, le retour à l’état initial d’homéostasie n’a plus lieu, on parle de surcharge allostatique. Le stress aigu est adaptatif. Le stress chronique peut conduire à une désadaptation conduisant potentiellement à des perturbations

Conséquences du stress chronique sur le cerveau

Structures du cerveau

Rôles

Conséquences du stress chronique

Hippocampe

contrôle la mémoire, l’humeur, la concentration et l’apprentissage

perte de volume : destruction des neurones et absence de fabrication de nouveaux neurones

Cortex préfrontal

permet entre autre la prise de décision et la capacité d’adaptation

perte de neurones

Amygdale

gére les réactions de peur et d’anxiété

augmentation de son volume

Le stress chronique peut donc entraîner des modifications de certaines structures du cerveau, notamment du système limbique et du cortex préfrontal. L’hippocampe et l’amygdale appartiennent au système limbique. Quand l’organisme n’arrive plus à s’adapter face à des stimuli stressants et qu’il est dépassé : on parle de plasticité mal-adaptative. Cela se traduit alors par de possibles perturbations de l’attention, de la mémoire et des performances cognitives.


https://svt.enseigne.ac-lyon.fr/spip/?Neuro-imagerie-et-mecanismes-cerebraux-des-emotions

https://www.medecinesciences.org/en/articles/medsci/full_html/2021/09/msc200619/F4.html


Si les agents stresseurs sont trop intenses ou si leur action dure, les mécanismes physiologiques sont débordés et le système se dérègle. C’est le stress chronique.

Il peut entraîner des modifications de certaines structures du cerveau, notamment du système limbique et du cortex préfrontal.

Cette forme de plasticité, dite mal-adaptative, se traduit par d’éventuelles perturbations de l’attention, de la mémoire et des performances cognitives.


3/ Alternatives anti-stress

Tester l’effet de certaines pratiques alternatives (ex : mouvements respiratoires) à court terme.

p.476

https://youtu.be/gf7TlRIv2J0?si=GsM6hM05wZl5386H

Certaines pratiques non médicamenteuses sont aussi susceptibles de limiter les dérèglements et de favoriser la résilience du système.

3/ MICROORGANISMES ET SANTÉ

il existe deux types de relations entre l’être humain et les microorganismes selon les écosystèmes dans lesquelles elles évoluent :

  • des relations bénéfiques de type symbiotique où les microorganismes remplissent des fonctions contribuant à la santé de notre organisme ;

  • des relations avec des agents pathogènes qui peuvent avoir une très grande importance en santé publique, en France comme au niveau mondial car ils sont responsables de potentielles flambées épidémiques.


3,1/ Microbiote et santé

Microbiote INSERM Video 5’10 : https://youtu.be/42UgTEpRIpc

1/ Diversité du microbiote

Combien le corps humain renferme-t-il de bactéries ?

 Observer un frottis de bactéries du microbiote de vertébrés.

 Calculer la proportion de microbes présents dans un individu par rapport à son nombre de cellules.

Le corps humain compte 10 à 100 mille milliards de cellules mais est colonisé par un nombre de un à dix fois plus grand de bactéries, virus, protozoaires et champignons non pathogènes qui font partie de son microbiote et sont bien plus petits que les cellules humaines. Il existe différents microbiotes, au niveau de la peau, de la bouche, du vagin… Le microbiote intestinal est le plus important d'entre eux, avec 1011 à 1014 micro-organismes, il pèse entre 1 et 5 kg, vit dans vos intestins et se nourrit de ce que vous avalez. Mais loin de vous être hostile, le microbiote est votre indispensable allié. Sans le microbiote, tapissant les quelques 400 m² de la surface intestinale, nous serions incapables d'assimiler certains aliments que seules les bactéries savent dégrader. On parle de symbiotisme car ni cette flore intestinale ni son hôte ne peuvent survivre l’un sans l’autre.

En 2016 Ron Milo et Ron Sender de l’Institut des sciences Weizman (Rehovot, Israël), ainsi que Shai Fuchs (Toronto, Canada) estiment que le nombre total de bactéries hébergées par un « homme de référence » (comprendre un être humain âgé de 20 à 30 ans, pesant 70 kg et mesurant 1,70 m) est de 3,9.1013, avec une marge d’erreur de 25%. Au total, les cellules sanguines représenteraient environ 90% de la totalité des cellules du corps humain. Un homme standard serait, lui, composé de 3.1013 cellules, autrement dit de 30 mille milliards de cellules, là encore avec une marge d’incertitude de 2%. .. Cette nouvelle estimation à la baisse du rapport bactéries/cellules de 10/1 à quasiment 1/1 ne saurait cependant conduire à une sous-estimation de l’importance du microbiote, ...

  • 1012 à 1014 microbes = 1 à 10 x nombre de cellules humaines

  • 1011 bactéries par gramme dans le côlon.

  • 3 300 000 gènes microbiens 1 000 espèces 700 souches

  • 540 000 gènes par personne 160 espèces par personne

Digestion :

  • Transforme les aliments, facilite l’assimilation

  • Facilite le transport et le stockage des molécules

  • Fabrique des vitamines

Immunité :

  • Lutte contre les micro-organismes pathogènes par compétition

  • Produit des substances anti-inflammatoires


Le microbiote représente l’ensemble des microorganismes (=microbes) qui vit sur et dans le corps humain, on parle de microbiote cutané, respiratoire, digestif, urogénital. Virus, bactéries et eucaryotes vivent en symbiose avec les cellules hôtes humaines. La symbiose (ou mutualisme) est une association à bénéfice réciproque entre espèces vivantes différentes. Le microbiote intestinal a un rôle indispensable dans la digestion et dans l’immunité. Certaines bactéries ont des propriétés anti-inflammatoires.


2/ Evolution du microbiote

https://www.lelivrescolaire.fr/page/6095142

Microbiote au cours de la vie :


Masse

(kg)

Âge

(années)

Volume

sanguin (L)

Globules

rouges /L

Masse de bactéries

du côlon (g)

Bactéries

/ g de côlon

Total de

cellules humaines

Total

de bactéries

Homme

70

20-30

4,9

5 × 1012

420

9,2 ×1010

30 × 1012

38 × 1012

Femme

63

20-30

3,9

4,5 ×1012

480

9,2 × 1010

21 × 1012

44 × 1012

Bébé

4,4

0,1

0,4

3,8 × 1012

48

9,2 × 1010

1,9 × 1012

4,4 × 1012

peuvent modifier le microbiote de façon plus ou moins durable :

  • modifications de l’alimentation

  • modifications de l’hygiène de vie

  • fluctuation des hormones sexuelles

  • maladies,

  • traitements médicaux, antibiothérapies répétées au cours de la vie

  • pesticides et des additifs présents dans notre alimentation quotidienne

  • tout contact est l’occasion de transfert de microorganismes

  • dans l'espace : certaines populations ont un mode de vie très proche de la nature et donc éloigné de notre vie urbaine (aliments standardisés et normes d’hygiène très strictes).

  • dans le temps : depuis le Mésolithique jusqu’à nos jours. : des analyses ont été réalisées sur des dents fossilisées et des dents d’individus actuels, aussi bien des femmes que des hommes. Les résultats ont été comparés à des sédiments du lieu de prélèvement pour s’assurer qu’il n’y a pas eu contamination.


Le microbiote se met en place dès la naissance et évolue en fonction de différents facteurs comme l’alimentation (présence de fibres), l'hygiène, les hormones, les maladies, les traitements (antibiotiques), les habitudes alimentaires (culture), les âges des individus ou des population.


Mots clefs : symbiose ; hôte et microbiote ; unicité et diversité du microbiote ; habitudes alimentaires et évolution du microbiote ; microbiote maternel et construction de la symbiose hôte-microbiote ; compétition entre microbes.

Les structures anatomiques présentent des particularités surprenantes d’un point de vue fonctionnel, pouvant paraître sans fonction avérée ou bien d’une étonnante complexité. Elles témoignent de l’évolution des espèces, dont la nôtre. Les caractères anatomiques peuvent être le résultat de la sélection naturelle mais certains sont mieux expliqués par l’héritage de l’histoire évolutive que par leur fonction.

Ovulatory cycle effects

text 141 words : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1090513807000694 Ovulatory cycle effects on tip earnings by lap dancers: economic evidence for human estrus?

Assisted Reproductive Technology

text 471 words : https://www.newscientist.com/article/mg21829115-100-powder-womens-eggs-for-home-storage/?ignored=irrelevant Powder women's eggs for home storage

video 8'39 : https://youtu.be/O2RIvJ1U7RE?si=s6M08EejVPk-5O_2 The world’s first artificial womb facility, EctoLife, will be able to grow 30,000 babies a year. It's based on over 50 years of groundbreaking scientific research conducted by researchers worldwide.

jeudi 5 février 2026

Eye evolution

video 5’16 : https://youtu.be/QjVqIW281Qo The animal kingdom boasts an incredible diversity of eyes. Some rotate independently while others have squiggly-shaped pupils. Some have protective lids, others squirt blood. But which creature has the best sight? Which sees best in the darkness? Which sees the most detail? Which animal sees the most color? And finally, which detects motion the fastest? Thomas W. Cronin investigates. Which animal has the best eyesight? - Thomas W. Cronin 

video 4'43 : https://youtu.be/qrKZBh8BL_U?si=DL3l2fTXjWkHEmsh The human eye is an amazing mechanism, able to detect anywhere from a few photons to a few quadrillion, or switch focus from the screen in front of you to the distant horizon in a third of a second. How did these complex structures evolve? Joshua Harvey details the 500 million year story of the human eye. Lesson by Joshua Harvey, animation by Artrake Studio.

text 173 words : Evolution of the Eye : http://www.scientificamerican.com/article.cfm?id=evolution-of-the-eye

drawing : Visualizing the Evolution of Vision and the Eye : ttps://www.visualcapitalist.com/eye-evolution/

video 3'46 : : https://youtu.be/I19usgWHJLc Our short-sighted inner fish: Vision explains why our fish ancestors came on to land

video 4'59 : https://youtu.be/jdrNjHPYKz4?si=qQQKUPeo-60DTLJQ Why do cats have vertical pupils? - Emma Bryce

Texts to choose in :

https://www.nationalgeographic.co.uk/

https://www.scientificamerican.com/

https://www.sciencedaily.com/

https://www.the-scientist.com/

https://www.newscientist.com/

presentation time : 5-10'

questions :

1a) Present the main ideas of the document using your own words.

1b) Using the document and your knowledge, justify - explain …

2) Give your opinion...

4/ deux types de diabètes

Identifier l’effet de différents aliments sur les variations de la glycémie et la sécrétion d’insuline.

p.448

Normalement la quantité de glucose dans le sang augmente après chaque repas mais se stabilise très vite à 1g/Lde sang car elle est régulée par l’organisme grâce au pancréas endocrine.

Ce sont les hormones Insuline et glucagon qui permettent la régulation de la glycémie (taux de glucose dans le sang)

Une activité physique fait passer le sujet en hypoglycémie

Le foie va alors libérer du glucose pour rétablir la glycémie à 1g/L

L'exposition à des perturbateurs endocriniens et diverses autres substances chimiques favoriserait l'obésité et le diabète.

le sujet obèse va sécréter beaucoup d’insuline afin de diminuer le taux souvent excessif de sucre dans le sang. Cette sécrétion d’insuline est très importante par rapport à celle d’un sujet non obèse.Au bout d’un certain temps, le sujet obèse va développer une résistance naturelle à l’insuline qui va l’amener à fabriquer encore plus d’insuline, engendrant donc une élévation de la pression artérielle...

L’insuline est responsable de nombreuses modifications dans l’organisme :

Elle entraîne un épaississement des vaisseaux et induit donc une augmentation de leur rigidité et donc une augmentation de la pression artérielle.

Elle augmente le débit cardiaque, par élévation du taux d’adrénaline;

Elle favorise la réabsorption de l’eau et du sel par le rein, qui augmente la masse sanguine et donc la pression artérielle.Le sujet obèse présente une hypersensibilité au sel qui est connue comme augmentant la rigidité des artères.

Les études ont montré que le sujet obèse présentait une augmentation du débit cardiaque et du volume sanguin, et des artères plus rigides (augmentation de la résistance artérielle).

On parle d'hypertension chez l'adulte lorsque la pression systolique est habituellement supérieure ou égale à 140 mmHg et / ou la pression diastolique est égale ou supérieure à 90 mmHg.

Le diabète de type 1 résulte de la perturbation de la régulation de la glycémie provoquée par l'arrêt ou l'insuffisance d'une production pancréatique d'insuline.

L'absence ou l'insuffisance de l'insuline est due à une destruction auto-immune des cellules β des îlots de Langerhans.

Le diabète de type 2 s'explique par la perturbation de l'action de l'insuline.

Le déclenchement des diabètes est lié à des facteurs variés, génétiques et environnementaux.


diabète insulinodépendant ou non insulinodépendant.

Un dysfonctionnement de la régulation de la glycémie entraîne des complications qui peuvent être à l’origine de diabètes.

compléter le schéma-bilan

mardi 3 février 2026

système de régulation, organisation fonctionnelle du pancréas endocrine, récepteurs à insuline et à glucagon

La glycémie est régulée par deux hormones sécrétées par le pancréas. L’insuline entraîne l’entrée de glucose dans les cellules musculaires et hépatiques et le glucagon provoque la sortie du glucose des cellules hépatiques, grâce à des protéines membranaires transportant le glucose.

glucagon hormone hyperglycémiante

insuline hormone hypoglycémiante

bilan TP foie lavé


logiciel flash Martorell2003 « régulation glycemie »

schéma-bilan cybernétique

vendredi 30 janvier 2026

TP SVT : Recherche du glucose et du glycogène hépatiques


En 1855, Claude Bernard (St Julien 1813 - Paris 1878), médecin, physiologiste et épistémologue français, réalise une expérience demeurée célèbre qu'il décrit dans ses Comptes rendus de l’Académie des Sciences : « J'ai choisi un chien adulte, vigoureux et bien portant qui depuis plusieurs jours, était nourri de viande ; je le sacrifiai 7 heures après un repas copieux de tripes. Aussitôt, le foie fut enlevé, et cet organe fut soumis à un lavage continu par la veine porte... Je laissai ce foie soumis à ce lavage continu pendant 40 minutes ; j'avais constaté au début de l'expérience que l'eau colorée en rouge qui jaillissait par les veines hépatiques était sucrée ; je constatai en fin d'expérience que l'eau, parfaitement incolore qui sortait, ne renfermait plus aucune trace de sucre... J'abandonnai dans un vase ce foie à température ambiante et, revenu 24 heures après, je constatai que cet organe que j'avais laissé la veille complètement vide de sucre s'en trouvait pourvu très abondamment ... Cette expérience prouve que dans un foie frais à l'état physiologique, c’est-à-dire en fonction, il y a deux substances : le sucre, très soluble dans l'eau, emporté par lavage ; une autre matière, assez peu soluble dans l'eau; c'est cette dernière substance qui, dans le foie abandonné à lui-même, se changea peu à peu en sucre ». Claude Bernard appella cette substance peu soluble régénérant le sucre la « matière glycogène ».


Le glycogène est la forme de stockage du glucose des animaux et champignons. Cette macromolécule est un polyoside proche de l'amidon, forme de stockage du glucose des végétaux, ce qui lui a valu d'être longtemps qualifié d'amidon animal. Dans la molécule de glycogène et d'amidon des unités glucose reliées par des liaisons osidiques alpha 1-4 forment une chaîne hélicoïdale sur laquelle des chaînes secondaires de même constitution se branchent par des liaisons osidiques alpha 1-6. Dans le glycogène, ces ramifications sont présentes environ tous les dix résidus glucose tandis que dans l'amidon, elles sont présentes environ tous les trente résidus. En présence d'iode, le glycogène se colore en brun acajou alors que l'amidon se colore en bleu-violet. Le glycogène est présent en quantité importante surtout dans le foie (15 à 50 g/kg) et dans les muscles (1 à 10 g/kg). Dans les cellules, le glycogène se trouve dans le cytosol où il forme des granulations de 10 à 40 nm de diamètre souvent regroupées en rosettes.


Protocoles :

    • Recherche du glucose hépatique :

  • laver soigneusement sous l'eau du robinet un échantillon de foie frais jusqu'à ce que l'eau qui s'écoule soit dépourvue de sang,

  • découper l'échantillon en petits morceaux d'environ 5 mm de côté,

  • placer les morceaux dans un bécher et les recouvrir d'eau distillée,

  • agiter légèrement et réaliser un test du glucose ; pour cela, tremper une bandelette-test glucose dans l'eau du récipient, sortir la bandelette, attendre 10 secondes et lire la bandelette

  • laver soigneusement les morceaux de foie sous l'eau du robinet,

  • remettre les morceaux de foie dans un bécher, les recouvrir d'eau distillée et effectuer un nouveau test glucose, tant qu'il est positf, refaire le lavage

  • laisser alors le foie séjourner dans le bécher ; au bout de 15 min, agiter légèrement et effectuer un nouveau test du glucose.

    • Extraction du glycogène hépatique :

  • couper env. 10 g. de foie (congelé si possible) en petits cubes,

  • faire bouillir dans l'eau,

  • broyer après égouttage puis porter à nouveau à ébullition,

  • filtrer et ajouter quelques gouttes d'acide chlorhydrique au filtrat,

  • filtrer à nouveau et ajouter de l'alcool jusqu'à obtenir un précipité

  • filtrer, récupérer le précipité dans le filtre

  • tester la présence de glycogène à l'aide de l'eau iodée dans le filtre (le glycogène donne une coloration brun-acajou en présence d'eau iodée).

    • Observation du glycogène dans les hépatocytes :

  • inciser ou couper un petit morceau de foie et gratter avec le scalpel la surface de la section de façon à déposer sur une lame un échantillon de la taille d'une tête d'allumette.

  • étaler et dissocier au maximum l'échantillon avec le scalpel pour séparer les cellules.

  • recouvrir d'une goutte d’eau iodée. Laisser agir de une à plusieurs minutes.

  • déposer une goutte de glycérine (glycérol) et bien mélanger avec la pointe du scalpel. Le glycérol évite l’évaporation du milieu de montage. Si vous ne mettez pas de glycérol, la durée d’observation sera brève.

  • poser une lamelle sur l’échantillon.

  • utiliser du papier essuie-tout pour presser sur la lamelle en effectuant quelques mouvements latéraux de façon à dissocier les cellules (attention à ne pas casser la lamelle).

  • si nécessaire, essuyer la surface de la lamelle.

  • observer au microscope à faible grossissement pour rechercher les régions de la préparation où les cellules sont dissociées et suffisamment colorées. Si ce n’est pas le cas, refaire la manipulation.

  • le dessin est à faire au grossissement maximal, éventuellement avec l’objectif à immersion.


Références :

http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/biologie/ress/alimentation/foi_glu.html

https://ecebac.fr/dl.php?path=Li9zdWpldHMvMjAyMi9TVlQvMjgvRUNFXzIyX1NWVF8yOC5kb2N4

https://biolycee.pagesperso-orange.fr/TSVT-th5-act09.htm

https://exocorriges.com/doc/35447.doc


En 1865, dans son ouvrage Introduction à la médecine expérimentale, Claude Bernard entreprend de résumer et d’illustrer les principes de la méthode expérimentale. Il présente notamment la situation qui l’a amené à l’une de ses plus grandes découvertes alors qu’il travaillait, à partir de foies isolés et lavés, sur la production de glucose chez les animaux : « Je répétais toujours deux dosages de la matière sucrée [glucose] et d’une manière simultanée, avec le même tissu hépatique. Mais un jour il m’arriva, étant pressé par le temps, de ne pouvoir pas faire mes deux analyses au même moment, je fis rapidement le dosage immédiatement après la mort de l’animal, et je renvoyais l’autre au lendemain. Mais je trouvai cette fois des quantités de sucre beaucoup plus grandes que celles que j’avais obtenues la veille pour le même tissu hépatique. »

2/ Comportement reproducteur chez les mammifères

Rut :

Ca 1160 ruit « désir de s'accoupler » (Enéas, 9137 ds T.-L.); en partic. 1160-74 en parlant de certains mammifères, désir de s'accoupler, à des époques déterminées » tens du ruit (Wace, Rou, éd. A.-J. Holden, II, 1548); fin xives. [ms. mil. xves.] rut <trut> (Le Livre du bon Jehan, v. 2831 ds Littré); 2. 1857 fig. « excitation, effervescence » les ruts de la pensée (Goncourt, Journal, p. 427). Du b. lat. rūgι ̄tus « rugissement », de rūgι ̄re « rugir », qui s'est dit spécialement du bramement du cerf quand il est en rut; d'abord sous la forme ruit (jusqu'au xvies.), a signifié aussi « bruit, tumulte », en a. et m. fr. ca 1245 (Philippe Mousket, Chron., 20674 ds T.-L.), sens que l'on retrouve dans l'esp. et le port. ruido, seul le frioulan rût, arût a le sens du fr.; pour l'évolution ruit, rut, v. futé. https://www.cnrtl.fr/etymologie/rut

Le rut désigne le comportement et la période de l'année durant laquelle un certain nombre d'espèces de mammifères sont sexuellement réceptives et s'accouplent. Dans les régions tempérées et subarctiques de l'hémisphère nord, le rut se produit à l'automne pendant environ un mois autour de l'équinoxe d'automne septembre-(octobre)... Les comportements observés durant le rut relèvent à la fois de la compétition sexuelle intra-sexe (les mâles, généralement, s'affrontant pour accéder aux femelles de l'espèce) et de la parade nuptiale. ...La période de rut est déclenchée par l'horloge biologique des organismes lorsque la durée des jours diminue, à l'approche de l'hiver. Chez les mâles, elle correspond à une augmentation d'hormones sexuelles. https://fr.wikipedia.org/wiki/Rut

(bas latin rugitus, rugissement) « L'amour humain ne se distingue du rut stupide des animaux que par deux fonctions divines : la caresse et le baiser. » Pierre Louis, dit Pierre Louÿs (Gand 1870-Paris 1925) https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/rut/70309

Oestrus :

1931 (Garnier-Del. [10eéd.], s.v. oestral). Mot lat. signifiant «délire prophétique» (d'où le néol. risqué par Rousseau, Confessions, éd. Gagnebin, Osmont et Raymond, VII, p.194: oestre poétique et musical) lui-même du gr. ο ι ̃ σ τ ρ ο ς, v. oestre; oestrus est att. en angl. en 1890 comme terme de physiol. et dès 1850 au sens de «impulsion, passion» (NED); dès 1806 oestre vénérien «désir ardent des plaisirs de l'amour» (Capuron, Nouv. dict. de méd., chir., chim., 1reéd., p.232). https://www.cnrtl.fr/etymologie/oestrus

Emprunté au latin oestrus, issu du grec ancien οἶστρος, oîstros (« taon »), au figuré, ce qui pique : « fureur, désir, passion ». L'œstrus, ou chaleurs, est la période durant laquelle une femelle mammifère est fécondable et recherche l’accouplement en vue de la reproduction. L’œstrus est en outre caractérisé chez certaines espèces par une posture particulière, la lordose, courbure vers la phase ventrale de la colonne vertébrale de manière à former un creux dorsal, facilement observable chez les chats par exemple. https://fr.wiktionary.org/wiki/%C5%93strus

Ovulatory cycle effects on tip earnings by lap dancers: economic evidence for human estrus? https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1090513807000694

Evolution des taux sanguins en hormones sexuelles et période d’activité sexuelle chez les ovins : https://enseignementsscientifiques.wordpress.com/chapitre-3/

cycle de la chienne comporte quatre phases successives bien différenciées : http://vetopsy.fr/chien/ethogramme-chien/reproduction-chien/cycle-chienne.php

mode de reproduction est dépendant du milieu de vie. : http://www.jpb-imagine.com/Sharjah/4nouv/42reprosexuee/doc42/Chap2/Chap221.html

Evolution du contrôle neurobiologique de la sexualité : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:%C3%89volution_du_contr%C3%B4le_neurobiologique_de_la_sexualit%C3%A9.png

□ Effectuer des comparaisons évolutives avec les comportements reproducteurs des autres mammifères.

composantes de la sexualité (psycho-affective et sociale) et composante biologique de la relation entre sexualité et plaisir ; cerveau et système de récompense /plaisir dans l’espèce humaine ; structures cérébrales et composantes affectives, motivationnelles et cognitives.


l’activité sexuelle dans l’espèce humaine est dépendante à la fois des hormones sexuelles et des zones cérébrales impliquées dans le plaisir et qui peuvent par ailleurs être activées en dehors des activités sexuelles.


3/ Sexualité et gender

□ Différencier, à partir de la confrontation de données biologiques et de représentations sociales, ce qui relève :

  • - de l’identité sexuelle, des rôles en tant qu’individus sexués et de leurs stéréotypes dans la société, qui relèvent de l’espace social ;

  • - de l’orientation sexuelle qui relève de l’intimité des personnes.