Text 787w : https://basicbiology.net/biology-101/molecules-of-life : Molecules of life
video 14'08 : https://youtu.be/H8WJ2KENlK0 : Biological Molecules - You Are What You Eat: Crash Course Biology #3
petit cahier de sciences naturelles
Text 787w : https://basicbiology.net/biology-101/molecules-of-life : Molecules of life
video 14'08 : https://youtu.be/H8WJ2KENlK0 : Biological Molecules - You Are What You Eat: Crash Course Biology #3
🧩 Principe 1. les aliments sont des matrices où des microbes trouvent un habitat
🍽Question du jour : Qu'est-ce qu'un aliment pour un microbe ?
❓ Question pro : Comment un qualiticien regarde-t-il une matière première ?
🗝️ Vocabulaire : matrice, habitat, écosystème, flore, biodiversité , bactérie, levure, moisissure, virus, procaryote, eucaryote, habitant, passager
À l'issue de cette séance, vous devez être capable de :
décrire un aliment comme un habitat structuré, et non comme un simple support nutritif inerte
distinguer les notions de matrice, d'habitat, d'écosystème et de flore/microbiote
expliquer pourquoi bactéries, levures et moisissures habitent réellement une matrice alimentaire, tandis que virus et parasites ne font que persister
Boîte de sardines
ballon de Pasteur
rapports efsa, anses, ...
Grille de classification vierge
Légumes terreux
Norovirus, virus GEA
Lactobacillus, Staphyloc. Mycoplasm,
Saccharomyces, Candida
Penicilium, Aspergilus
Taenia, Toxopl., Fascic., Giardia, Amobea,
Bordeaux, septembre 2023. Un bar à vin bordelais sert, sur quelques jours, des bocaux de sardines faites maison. Plusieurs clients, de nationalités différentes, développent des troubles neurologiques graves. Une dizaine sont hospitalisés, une personne décède. Le produit en cause : une simple conserve artisanale.
Comment un aliment aussi simple qu'une conserve de sardines a-t-il pu devenir mortel ?
Ce cas — l'affaire du Tchin Tchin Wine Bar — va nous accompagner tout au long de l'année. Nous ne résolvons pas l'énigme aujourd'hui : nous allons seulement apprendre, semaine après semaine, à poser les bonnes questions pour la comprendre.
Activité : en petits groupes de 3-4, formulez une hypothèse sur ce qui a pu se passer (5 minutes), puis un tour de table rapide.
Une boîte de Petri est un milieu conçu délibérément pour faire pousser des micro-organismes : elle offre des nutriments, une humidité, une température favorables. Un aliment fait exactement la même chose — personne ne l'a conçu pour cela, mais il en remplit toutes les conditions. Un aliment n'est pas seulement de la nourriture : c'est un milieu physico-chimique structuré, au même titre qu'une boîte de Petri.
La structure physique et chimique de l'aliment — sa texture, sa composition, ce qui la rend, ou non, accueillante pour un micro-organisme.
Deux exemples pour éclairer des matrices très différentes :
La conserve de sardines à l'huile du Tchin Tchin : une matrice solide et grasse, riche, humide, pauvre en oxygène — une structure bien particulière, avant même de parler de ce qui y vit.
Le lait, à l'inverse : une matrice liquide, riche en sucres (lactose) et en protéines, ouverte à l'air — un tout autre type de structure, qui n'offre pas du tout le même habitat.
La matrice, ce n'est donc pas l'aliment en général : c'est ce qui, concrètement, dans sa composition et sa texture, va déterminer qui peut y vivre.
Un lieu où un organisme trouve les conditions nécessaires pour vivre, se développer, se reproduire.
Un fromage affiné, une conserve, un produit séché : chacun offre un habitat très différent, avec ses propres règles d'entrée.
nb : « matrice vivante » ne signifie pas que l'aliment lui-même est vivant au sens cellulaire — cela signifie qu'il est habité. Un jambon sec ou une conserve stérile ne sont pas des tissus vivants, mais restent des habitats potentiels dès qu'ils sont exposés à des micro-organismes.
Un ensemble d'organismes qui interagissent entre eux et avec leur milieu — pas une simple addition d'espèces isolées.
Dans une matrice alimentaire, plusieurs espèces microbiennes cohabitent, échangent, se font parfois concurrence : un vrai petit monde en interaction, pas une collection d'organismes indépendants les uns des autres.
L'ensemble des micro-organismes présents dans un milieu donné.
Flore : les micro-organismes de la matrice alimentaire.
Microbiote : les micro-organismes du corps humain — le second écosystème de notre histoire.
Deux mots proches, deux lieux différents — c'est cette différence qui va nous occuper dans un instant.
C'est ici qu'on fait une distinction cruciale qui structure tout le cours à venir : tous les micro-organismes ne se comportent pas de la même façon face à une matrice alimentaire.
Bactéries : organismes unicellulaires autonomes, capables de métabolisme indépendant et de réplication sans besoin d'un hôte cellulaire. Dans une matrice alimentaire, elles vivent, se multiplient, transforment le milieu par leurs métabolites (produisent acides, gaz, parfois toxines). Exemples : Lactobacillus (yaourt), Clostridium botulinum (conserves), Salmonella (mayonnaise).
Levures : champignons unicellulaires, également autonomes et réplicateurs. Elles transforment les sucres en alcool et CO₂ (fermentation). Exemples : Saccharomyces : levures de boulangerie, levures de vin.
Moisissures : champignons multicellulaires (filamenteux). Elles colonisent la surface des aliments et produisent des composés aromatiques (recherchés dans le fromage) ou des toxines (indésirables dans les grains). Exemples : Penicillium roqueforti (fromage), Aspergillus flavus (toxine aflatoxine).
Point clé : bactéries, levures et moisissures sont autonomes du point de vue métabolique et réplicatif. Elles trouvent dans la matrice tout ce qu'il faut pour vivre et se reproduire — du moins si les conditions physico-chimiques (aw, pH, température, oxygène) le permettent.
Virus : entités acellulaires, incapables de vie autonome. Un virus ne peut jamais se reproduire dans une matrice alimentaire inerte, parce qu'il n'a accès à aucune cellule vivante. Qu'en est-il alors du virus dans un aliment ? Il persiste seulement — il survit sur la surface ou à l'intérieur de l'aliment, en attente d'être ingéré et de rencontrer les cellules vivantes de l'hôte (l'intestin humain). À l'intérieur du corps, oui, le virus trouvera des cellules et se reproduira — mais pas dans la matrice alimentaire elle-même.
Exemple : le Norovirus (virus de la gastro-entérite)
Taille : 27-40 nanomètres (bien plus petit qu'une bactérie, invisible au microscope optique)
Habitat réel : l'épithélium intestinal humain, où il se reproduit rapidement
Comportement en matrice alimentaire : aucune réplication. Le virus persiste seulement, enkysté sur des coquillages (moules, huîtres) ou dans de l'eau contaminée par des matières fécales. C'est la transmission féco-orale qui prime : de person-à-personne via des mains mal lavées, ou via un aliment contaminé par des selles humaines. Pas de multiplication dans l'aliment, juste présence et transmission.
Résistance remarquable : résiste très bien au froid (survit des mois en congélation), à la dessiccation, aux désinfectants chlorés — ce qui le rend difficile à éliminer
Dose infectieuse très faible : 1-10 particules virales suffisent (contrairement à la plupart des bactéries qui demandent des milliers de cellules pour produire une infection)
Incubation : 12-48 heures
Parasites (protozoaires, helminthes) : cas similaire — ils ne se développent pas en matrice alimentaire inerte. Toxoplasma, oocystes de Cryptosporidium, larves d'Anisakis survivent dans l'aliment mais ne se multiplient que dans l'organisme vivant (corps humain ou animal).
Microbes :
différentes échelles : virus (nm) bactéries (µm) algues, végétaux, champignons, animaux (10 µm)
différentes sctructures :
acaryotes (virus) : enveloppe-capside-ADN/ARN
procaryotes (bactéries, archées) : paroi-membrane-nucléoïde+plasmides
eucaryotes (algues, végétaux, champignons, animaux, ) : paroi-membrane-enveloppe-noyau+organites
Domaine Eukaryota
DNAds
DNAss
RNA+ss
RNA-ss
RNAds
Positif = codant = sens
Négatif = transcrit = antisens
Protozoaires :
Embranchement Sporozoaires
Ordre des Coccidies, phylum Apicomplexa.
- Toxoplasma gondii : toxoplasme
- Cryptosporidium parvum, hominis, felis, meleagridis, canis, cuniculus
- Cyclospora cayetanensis
Embranchement Amoebozoaires
- Entamoaba hystolitica : amibe dysentérique
Embranchement Euglenozoaires
- Trypanosoma cruzi
Embranchement Metamonadaires
- Giardia intestinalis
Métazoaires :
Embranchement Plathelminthes : vers plats
Classe Cestodes : vers plats segmentés
- Taenia saginata (bovidés), solium (porc)
- Echinococcus granulosus (chien), multilocularis (renard), vogeli, oligarthra, oligarthrus
- Dyphillobotrium latum : botriocéphale (poisson)
Classe Trématodes : vers plats non segmentés
- Fasciola hepatica, gigantica : grande douve du foie
- Opisthorchis viverrini, felineus : douves du foie
Embranchement Némathelminthes : vers ronds
Classe Nématodes :
- Ascaris spp.
- Anisakis spp.
- Pseudoterranova spp.
-Trichinella spp.
HABITANTS : vivent, croissent, se multiplient dans l'aliment
(Lactobacillus se divise, produit l’acide, transforme le lait en yaourt)
besoin des élements de l’aliment pour se reproduire
population augmente dans aliment
PASSAGERS : passent par l'aliment, pas de multiplication
(norovirus ne se multipplie que dans une cellule vivante)
besoin de la machinerie cellulaire pour se reproduire
population stable ou diminue avec temps
Un virus n'est pas produit par l'aliment
Un virus a besoin de cellules vivantes (ribosomes, ATP, enzymes) pour se reproduire.
Corollaire : donc la dose de virus dans l’aliment = ce qu'il y avait au moment contamination. Persiste mais n’augmente pas.
Norovirus (→ gastro)
27-38 nm
protéines + ARN
Pas de métabolisme propre
Pas de reproduction hors cellule
Structure très stable (résiste froid, dessiccation, certains désinfectants)
Transmission Feco-orale
Très contagieux (dose infectieuse)
Épidémies explosives (plusieurs centaines cas en 24-48h)
Norovirus dans les huitres (huitre filtre eau contaminée)
Huitre stockée frigo 1 semaine : virus persiste intacte
Humain mange huitre
Norovirus retrouve des cellules vivantes
→ infection
→ vomissement/diarrhée
microbe |
Lactobacillus |
Norovirus |
Type |
Bactérie (procaryote) |
Virus (acellulaire) |
taille |
1,5 - 6 µm |
27-38 nm |
Métabolisme |
Oui (fermente lactose) |
Non |
Croissance |
Oui (pop° augmente) |
Non (pop° stable) |
Habitat |
Aliment suffit |
Cellule vivante |
Dose infectieuse |
Élevée (10⁶-10⁷) |
Basse (1-10 virus) |
Résistance froid |
Ralentissement |
Survie |
Résistance cuisson |
Tuée 70°C |
Résiste à 60°C |
Vocabulaire clé :
Matrice : structure physique et chimique d’un aliment
Microbe : organisme invisible à l’oeil nu
Levure, Moisissure : champignons, eucrayotes
Bactérie : procaryote
Virus : parasite acellulaire, acaryote,
Pathogène : qui cause maladie
Flore : communauté microbes
Microbiote : flore humaine
Écosystème : biotope+biocénose
= habitat + habitants + interactions
Étymologie
Virus (latin : poison)
Bactérie (grec : petit bâton) Cohn en 1857.
Microorganisme journal officiel Parville en 1876
Microbe (grec : petite, vie) Sédillot en 1878
Pathogène (grec : mal ; naissance)
Arcimboldo. 1590. L'Ortolano huile/bois. 36/24. Crémona.
D’après Dromigny, Eric : "les critères microbiologiques des denrées alimentaires". Lavoisier, Paris 2021. p.521
vivant ou chimique ? Habitant ou passager ?
Livre de F.Dubois, S.Dramsi, L.Guille. Risques microbiologiques alimentaires. Lavoisier Paris 2017. p.7..
vivant ou chimique ? quelle catégorie de microbe ? Habitant ou passager ?
rapport de janvier 2018 :
http://beh.santepubliquefrance.fr/beh/2018/1/2018_1_1.html
Estimation de la morbidité et de la mortalité liées aux infections d’origine alimentaire en France métropolitaine, 2008-2013
Liste des agents pathogènes étudiés impliqués dans les infections d’origine alimentaire en France métropolitaine, 2008-2013
Quelles critiques de ce tableau pouvez-vous faire ?
rapport du 13/12/2021 : https://efsa.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.2903/j.efsa.2021.6971
quelle catégorie de microbe ?
rapport du 08/09/2022 :
les cinq principales bactéries responsables des intoxications alimentaires en France
comme l’indique le dernier rapport de l’EFSA (European Food Safety Authority). En 2020, il s’agissait des bactéries :
Campylobacter
Salmonella
Yersinia enterocolitica et Y. pseudotuberculosis
Escherichia coli (EHEC)
Listeria monocytogenes
article republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons.
https://www.anses.fr/fr/lutte-bacteries-intoxications-alimentaires
Le sol contient un microbiote très riche : champignons, protistes, bactéries, archées, virus.
Ce microbiote du sol colonise les racines et la surface des légumes (rhizosphère, phyllosphère).
Les légumes “terreux” sont une interface physique entre :
sol (microbiote du sol, rhizosphère)
eau (irrigation, ruissellement, lessivage)
mains (récolte, manipulation)
environnement (air, poussière, animaux)
Après des luttes mémorables contre ses contradicteurs, notamment
Félix Pouchet, grand défendeur de la génération spontanée, Louis
Pasteur affirme dans son mémoire de 1862, que :
les poussières de l’atmosphère renferment des micro-organismes qui se développent et se multiplient
les liquides les plus putrescibles restent inaltérés, si après les avoir chauffés, on les laisse à l’abri de l’air, donc de ces micro-organismes.
Sa célèbre expérience des ballons à col de cygne prouve que le
bouillon stérilisé à chaud reste stérile tant que les poussières
porteuses de germes sont bloquées dans le col.
🏡 1. Les aliments sont des matrices où les microbes trouvent un habitat.
L’aliment n'est pas seulement nourriture, c'est un milieu de culture.
1. L’aliment est une matrice vivante aux caractéristiques physico-chimiques constituant un habitat.
2. Chaque aliment héberge une biodiversité d’échelle et de structure invisible à l’oeil nu.
3. Les microbes qui y vivent peuvent être des habitants qui se multiplient ou des passagers qui persistent sans croître.
Que se passe-t-il quand un aliment est mangé ?
Rendez-vous en menu 2 !
Objectifs :
appréhender les méthodes du géologue pour construire une chronologie des objets étudiés.
comprendre la pertinence des méthodes employées en fonction du contexte géologique et identifier les limites d’utilisation des différentes stratégies de datation.
approfondir les méthodes acquises dans les classes précédentes, notamment l’exploitation des supports pétrographiques (échantillons, lames minces) et cartographiques.
faire un nouvel usage de la carte de France au 1/106, articulé sur les données chronologiques.
Notions : chronologie, principes de datations relative et absolue, fossiles stratigraphiques, chronomètres.
Liens : programme d’enseignement scientifique en classe de première. Programme de physique-chimie en classe terminale.
Vu en enseignement scientifique de 1ères : https://biogeologue.blogspot.com/search/label/ES 1°
échelle stratigraphique - carte géologiques - différentes roches
Utiliser les relations géométriques pour établir une succession chronologique d’événements à partir d’observations à différentes échelles et sur différents objets (lames minces observées au microscope, affleurements, cartes géologiques).
légendez les dessins - énoncez 3 principes - appliquez sur documents réels
Le principe de superposition permet d’établir des successions ordonnées. Ainsi, lorsque plusieurs strates sont superposées, la strate supérieure est la plus jeune (s'il n'y a pas eu de tectonique). Il en est de même pour un empilement de coulées volcaniques.
Le principe de continuité permet d’étendre un marqueur temporel sur toute la surface où la couche est représentée. On admet que l’âge d’une strate est le même sur toute son étendue. Deux roches de nature différentes mais appartenant à la même strate sont donc de même âge.
Le principe de recoupement permet de traiter toutes les situations d’intersection entre couches ou formations, appelées discontinuités ou discordances. La formation d’un pli ou d’une faille est plus récente que celle des roches qu’ils ont affectées. Lorsqu’une strate repose en discordance sur des strates affectées par un mouvement tectonique, celui-ci est antérieur au dépôt de sédiments à l’origine de la strate horizontale. Lorsqu’une structure recoupe une autre, la plus jeune recoupe la plus ancienne. Un filon ou une intrusion granitique, une coulée volcanique, sont donc plus jeunes que les roches encaissantes, qu’ils peuvent avoir métamorphisées.
principe de superposition : en l'absence de bouleversements structuraux, une couche est plus récente que celle qu'elle recouvre et plus ancienne que celle qui la recouvre ;
principe d'horizontalité : les couches sédimentaires se déposent horizontalement ; une séquence sédimentaire qui n'est pas en position horizontale a subi des déformations postérieures à son dépôt ;
principe de continuité : une même couche a le même âge sur toute son étendue ;
principe de recoupement : les couches sédimentaires sont plus anciennes que les failles ou les roches qui les recoupent ;
principe d'inclusion : les morceaux de roche inclus dans une autre couche sont plus anciens que leur contenant.
principe d'actualisme : les structures géologiques passées ont été formées comme à notre époque ;
principe d'identité paléontologique : deux couches ayant les mêmes fossiles ont le même âge ;
logiciel chronocoupe : http://acces.ens-lyon.fr/acces/thematiques/limites/didacgeo/site/chronocoupe/Chronocoupe.zip/view
Les relations géométriques (superposition, recoupement, inclusion) permettent de reconstituer la chronologie relative de structures ou d’événements géologiques de différentes natures et à différentes échelles d’observation.
Observer une succession d’associations fossiles différentes dans une formation géologique et comprendre comment est construite une coupure stratigraphique (par exemple par l’étude des successions d’ammonites, de trilobites ou de foraminifères).
Échantillons
Manuel p.136-139
Le principe d’identité paléontologique est fondé sur la reconnaissance de fossiles stratigraphiques. Deux formations éloignées possédant les mêmes fossiles stratigraphiques sont de même âge. Les fossiles sont dits stratigraphiques s’ils sont caractéristiques d’un court intervalle de temps et donc appartenant à des espèces n’ayant connu qu’une brève durée d’existence ; ils doivent être suffisamment abondants et couvrir une vaste aire de répartition.
Fossile stratigraphique = stratotype : petit temps + grand espace
Les associations de fossiles stratigraphiques, fossiles ayant évolué rapidement et présentant une grande extension géographique, sont utilisées pour caractériser des intervalles de temps. L’identification d’associations fossiles identiques dans des régions géographiquement éloignées permet l’établissement de corrélations temporelles entre formations.
Comprendre les modalités de construction de l’échelle stratigraphique ; discuter les fondements et la validité des différents niveaux de coupures.
Manuel p.140-141
Lien géoportail sur Lectoure
http://infoterre.brgm.fr/viewer/MainTileForward.do
l'histoire du bassin aquitain : http://sigesaqi.brgm.fr/-Histoire-geologique-du-Bassin-Aquitain-.html
Géoportail : https://www.geoportail.gouv.fr/carte
One geology : http://portal.onegeology.org/
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Europe_geological_map-en.svg
Les coupures dans les temps géologiques sont établies sur des critères paléontologiques : l’apparition ou la disparition de groupes fossiles.
La superposition des intervalles de temps, limités par des coupures d’ordres différents (ères, périodes, étages), aboutit à l’échelle stratigraphique.
Utiliser les relations géométriques pour établir une succession chronologique d’événements à partir d’observations à différentes échelles et sur différents objets (lames minces observées au microscope, affleurements, cartes géologiques).
Observer une succession d’associations fossiles différentes dans une formation géologique et comprendre comment est construite une coupure stratigraphique (par exemple par l’étude des successions d’ammonites, de trilobites ou de foraminifères).
Comprendre les modalités de construction de l’échelle stratigraphique ; discuter les fondements et la validité des différents niveaux de coupures.
Les relations géométriques (superposition, recoupement, inclusion) permettent de reconstituer la chronologie relative de structures ou d’événements géologiques de différentes natures et à différentes échelles d’observation.
Les associations de fossiles stratigraphiques, fossiles ayant évolué rapidement et présentant une grande extension géographique, sont utilisées pour caractériser des intervalles de temps.
L’identification d’associations fossiles identiques dans des régions géographiquement éloignées permet l’établissement de corrélations temporelles entre formations.
Les coupures dans les temps géologiques sont établies sur des critères paléontologiques : l’apparition ou la disparition de groupes fossiles.
La superposition des intervalles de temps, limités par des coupures d’ordres différents (ères, périodes, étages), aboutit à l’échelle stratigraphique.
Notions fondamentales : chronologie, principes de datations relative, fossiles stratigraphiques
« Des stratotypes pour une échelle des temps géologiques », Patrick De Wever, Annie Cornée, Max Jonin, site du MNHN
« La notion de stratotype », Patrick De Wever et Annie Cornée, site du MNHN
« Biodiversité et crises », Guillaume Billet, Benjamin Bonnefoy, Patrick De Wever, site du MNHN
International Commission on Stratigraphy, le site officiel de la Commission Internationale de Stratigraphie
http://www.saga-geol.asso.fr/Geologie_page_conf_stratigraphie.html
https://www.msnucleus.org/membership/html/jh/earth/stratigraphy/index.html
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89chelle_des_temps_g%C3%A9ologiques
https://timescalefoundation.org/gssp/index.php?parentid=0
pli, failles animation : https://www.edumedia-sciences.com/fr/media/664-plissements-et-erosion
– L’application « La datation relative » permettant d’aborder les principes de datation relative
: http://svt.ac-dijon.fr/spip.php?article329
– Le jeu serieux de Philippe Cosentino qui propose a l’eleve de reconstituer la succession
d’evenements aboutissant a un affleurement en partant de l’observation de l’affleurement :
https://www.pedagogie.ac-nice.fr/svt/productions/defi-lyell/
https://svtlycee.editions-bordas.fr/9782047337622#
logiciel chronocoupe : http://acces.ens-lyon.fr/acces/thematiques/limites/didacgeo/site/chronocoupe/Chronocoupe.zip/view
Dans ce thème, l’étude des paysages actuels permet de comprendre les mécanismes de leur évolution, le caractère inexorable de l’érosion et l’importance des mécanismes sédimentaires. Une première approche pétrologique [petra : pierre] sera ensuite enrichie dans l’enseignement de spécialité. Les géosciences permettent de comprendre le monde qui nous entoure mais aussi d’identifier les ressources utilisables par l’humanité et prévenir les risques.
Objectifs : comprendre qu’un paysage change inéluctablement avec le temps du fait de l’érosion ; identifier les agents d’érosion et leur importance.
La géologie s’apprend par les pieds : on sort !
- Décrire la composante géologique d’un paysage avec ses reliefs, ses pentes et ruptures de pente, et proposer des hypothèses sur leurs origines.
- Extraire des données, issues de l’observation d’un paysage local, de manière directe (observations, relevés, etc.).
- Extraire des données, issues de l’observation d’un paysage local, de manière indirecte (imagerie satellitaire).
- Relier reliefs et circulation de l’eau.
- Relier la nature de la roche à sa résistance à l’altération.
F comparez les cartes IGN, géol, images sat
m = miocène : époque comprenant plusieurs âges comme : m1 = Burdigalien ; m3 = Tortonien
mRe. Formations résiduelles sur terrains miocènes
mRc. Colluvions et éboulis issus des terrains miocènes.
m3. Sables fauves ou marnes à Ostréa crassissima
m1. Burdigalien.
m1c. Burdigalien supérieur = Calcaire supérieur de Lectoure
m1b. Burdigalien moyen = Calcaire de Pellecahus + Marnes calcaires à inclusions de sables + Calcaire inférieur de Lectoure + Marnes calcaires à inclusions de sables.
m1a. Burdigalien inférieur = Marnes grumeleuses + Calcaire de Herret + Marnes blanches ou jaunes à lentilles sableuses
g3a. Calcaire blanc.
Les marnes sont plus tendres que les calcaires.
L’eau creuse la roche pour former le relief.
Selon la dureté de la roche, l’eau creuse plus ou moins.
L’érosion affecte la totalité des reliefs terrestres.
L’eau est le principal facteur de leur altération et de leur érosion
video 7'14" : https://youtu.be/QJUs4e2X5Uo?si=BAxhDh1sqGhPAToX Weathering and Erosion | What Is the Difference between Weathering and Erosion?
text 230w : https://testbook.com/biology/difference-between-erosion-and-weathering
3/ Paléogéographie
Manuel p.170-171i
Animation permettant de remonter dans le temps jusqu’à 750 millions d’années et de découvrir où se trouvait alors votre région. Pour chaque période, des explications en anglais sont données. https://dinosaurpictures.org/ancient-earth#0
« disposition passées des continents » dans le menu « extra » du logigiel tectoglob : https://www.pedagogie.ac-nice.fr/svt/productions/tectoglob3d/
La dynamique de la lithosphère détermine ainsi différentes périodes paléogéographiques, avec des périodes de réunion de blocs continentaux, liées à des collisions orogéniques, et des périodes de fragmentation conduisant à la mise en place de nouvelles dorsales.
Film / Aux origines de l'Europe | La valse des continents | ARTE : https://youtu.be/ajt5OAhZff4
L’Europe est née de trois gigantesques collisions entre l’Amérique, l’Asie et l’Afrique. Le continent n’est pas figé pour autant... Une traversée des temps géologiques à la découverte de la "valse tectonique". L'Europe s'est bâtie par trois gigantesques collisions avec l'Amérique, l'Asie et l'Afrique. L’Europe est née de trois gigantesques collisions entre l’Amérique, l’Asie et l’Afrique. Chacune a occasionné des cataclysmes d’une ampleur prodigieuse qui ont créé un monde aux formes chaotiques et aux couleurs vives. Au fil du temps, des chaînes de montagnes plus hautes que l’Himalaya se sont élevées en Scandinavie et en Écosse, là où l’on trouve aujourd’hui les grandes plaines du centre… Après des millions d’années d’érosion, l’Europe est devenue un fond marin. Elle a été envahie par des formes de vie insolites et certaines de ces espèces ont modifié la forme même du continent. Ces métamorphoses dans le temps et l’espace s’inscrivent dans l’incessante valse des continents.
Check_Your_English_Vocabulary_for_Medicine : http://medicine.kaums.ac.ir/UploadedFiles/Files/Check_Your_English_Vocabulary_for_Medicine.pdf
Text 787w : https://basicbiology.net/biology-101/molecules-of-life : Molecules of life
video 8'11 : https://youtu.be/YO244P1e9QM focuses on general functions of biomolecules. The biomolecules: carbs, lipids, proteins, and nucleic acids, can all can have important functions in the body. However, this video is not giving human dietary guidelines and should not be used in any attempt to do so. This is a video about the biomolecules.
Video 7’48 : https://youtu.be/1Dx7LDwINLU?si=vRc52wNGbewQrG2G Explore the four biomolecules and their importance for organisms and the structure and function of their cells! This 2023 UPDATED Biomolecules Amoeba Sisters video has some more detail and improved art from the 2016 Amoeba Sisters biomolecules video.
Recenser, organiser et exploiter des données (sismiques, tectoniques, sédimentaires) relatives à des marges passives divergentes ;
Manuel p.168-169i
Les marges passives bordant un océan portent des marques de distension (failles normales et blocs basculés) qui témoignent de la fragmentation initiale (=Rift continental) avant l’accrétion océanique.
Recenser, organiser et exploiter des données (sismiques, tectoniques, sédimentaires) : relatives à un rift continental (par exemple, le rift des Afars).
Manuel p.166-169ii
|
Rift continental |
Marge passive |
Structures tectoniques |
Failles normales |
→ listriques |
Sédiments |
continentaux syn-rift de type conglomérats et évaporites |
|
0 |
marins post-rifts |
|
Activité sismique |
Importante, liée notamment au mouvement des failles normales |
Faible ou absente (failles non actives) |
Activité volcanique |
Importante (volcanisme basaltique) |
Absente |
Les stades initiaux de la fragmentation continentale correspondent aux rifts continentaux.
i p169q1/ La vitesse des ondes sismiques indiquées sur le schéma interprétatif permet, en comparant avec les valeurs du tableau, d’identifier les roches magmatiques constitutives de la croûte continentale (granite), de la croûte océanique (basaltes) et du manteau (péridotites). Les failles normales peuvent être identifiées par le déplacement relatif des blocs de socle continental. Les sédiments peuvent être datés par les couleurs en se reportant au document 2 et être identifiés comme syn-rift ou post-rift en utilisant le document 3.
p169q3/ D’après la séquence stratigraphique du forage représenté sur le document 2 et le modèle présenté dans le document 3, on peut reconstituer deux grandes étapes de la formation de cette marge passive :
1– Oligocène (−34 à −23 Ma) : fragmentation continentale par formation d’un rift avec effondrement le long de failles normales actives et dépôts de sédiments continentaux syn-rift remplissant les bassins sédimentaires dissymétriques (conglomérats – évaporites).
2– Miocène à aujourd’hui (−23 à 0 Ma) : expansion océanique séparant les deux moitiés de l’ancien rift et recouvrement des blocs basculés par dépôts de sédiments marins post-rift argileux.
ii p169q1/ Les caractéristiques du rift d’Assal :
– tectonique en distension,
– failles normales avec effondrement central,
– volcanisme actif basaltique au centre du rift,
– dépôts de roches sédimentaires évaporitiques au fond du rift,
– sismicité active le long des failles et au niveau de la zone magmatique.
p169q2/ D’après l’étude des données GPS, le rift de l’Afar se trouve en régime tectonique distensif, entraînant un amincissement de la lithosphère continentale.
p169q3/ Le régime tectonique en distension (=extension) provoque un amincissement de la lithosphère s’accompagnant en surface de la fracturation de la croûte continentale le long de failles normales parallèles, ce qui forme un fossé d’effondrement ou rift. L’amincissement lithosphérique est également à l’origine du magmatisme responsable de l’activité volcanique au centre du rift. L’activité sismique est la conséquence du jeu des failles normales, mais aussi de l’activité magmatique. Enfin la faible épaisseur d’eau envahissant les zones basses est à l’origine, en climat chaud et sec, d’une sédimentation évaporitique.
video 5’16 : https://youtu.be/li1kO3hg4iE?si=lhb43zkmc0TPpapu TedEd Why do we have crooked teeth when our ancestors didn’t? - G. Richard Scott
Interpréter des caractéristiques anatomiques humaines en relation avec des contraintes historiques (comme le trajet de la crosse aortique), des contraintes de construction (comme le téton masculin)
manuel p.276-277 / p.209
video 4’03 : https://www.dailymotion.com/video/xdm5he dissection girafe par Dawkins :
viceo 0’34 : https://youtu.be/iUoAm1eHtok?si=88MZRR-Z5JaG5VeD
https://www.chimio-pratique.com/cancer-sein-homme-tumeur/
https://www.lelivrescolaire.fr/page/5339666
Le pharynx [du grec φάρυγξ « phárynx » : gorge] est un carrefour aéro-digestif entre les voies aériennes, de la cavité nasale au larynx, et les voies digestives, de la cavité buccale à l'œsophage. L'ouverture de la trompe d'Eustache (tube auditif) le met en communication avec l'oreille moyenne. Le nerf laryngé, un nerf crânien, n'a pas le même trajet à droite et à gauche du fait des origines différentes des artères. A droite il naît juste en dessous de l'artère subclavière et la crochète pour remonter obliquement vers le pharynx en innervant les organes du cou : œsophage, larynx, trachée. À gauche il naît dans le thorax sous la crosse aortique et son trajet est plutôt vertical, cheminant entre l'œsophage et la trachée. Responsable de l'innervation des muscles intrinsèques du larynx, dont le muscle vocal, il est le nerf de la phonation (nerf des cordes vocales). Le parcours du nerf représente un détour qui heurte le bon sens, mais s'explique par l'évolution : son parcours était quasiment rectiligne chez les poissons et s'est graduellement allongé au cours de l'évolution des tétrapodes, au fur et à mesure de la formation du cou (et de l'éloignement entre le cœur et le cerveau). Ainsi, lors de la dissection publique d'une girafe en 2009, Richard Dawkins a mis en évidence que son nerf laryngé récurrent atteignait une longueur de 4,6 mètres.
=> le nerf laryngé récurent est « emporté » par la formation de la crosse aortique lors du développement de l’embryon
Le parcours du nerf représente un détour qui heurte le bon sens mais s'explique par l'évolution : son parcours quasiment rectiligne chez les poissons, s'est graduellement allongé au cours de l'évolution des tétrapodes, au fur et à mesure de la formation du cou et de l'éloignement entre le cœur et le cerveau.
Autres contraintes historiques : le téton ♂ ; canaux déférents ♂
Interpréter des caractéristiques anatomiques humaines en relation avec des compromis sélectifs (comme les difficultés obstétriques)
https://www.lelivrescolaire.fr/page/5339666
Manuel p.209
Les difficultés obstétriques
text 296 words : https://www.science.org/doi/full/10.1126/science.1125956 : Medicine Needs Evolution
photos : https://www.orthodontisteenligne.com/en/wisdom-teeth-myths-and-realities/
video 3'20 : https://youtu.be/QQvlCZP-wTQ
video 4’45 : https://youtu.be/wrPEjEqURJg?si=jJWJzy4EgYQZlqQb TedEd How did teeth evolve? - Peter S. Ungar