A en croire la revue Science, une étude parue dans ses colonnes montre que deux tiers des cancers seraient le fruit du hasard. Est-ce vraiment le cas ?
Edouard Hannezo, de l'Université de Cambridge. Non, cette interprétation relayée dans de nombreux médias est totalement fausse ! Chercheurs à l’université américaine Johns-Hopkins,
les deux auteurs de l'étude ont en fait cherché à expliquer pourquoi
certains organes sont davantage touchés par des cancers. A titre
d'exemple, les cancers du côlon sont 25 fois plus fréquents que ceux de
l’intestin grêle, deux organes a priori exposés à des facteurs
cancérigènes comparables. (…)
Alors, qu’ont-ils réellement découvert ?
E.H.
Les deux chercheurs ont d'abord recueilli toutes les données
scientifiques fiables sur le nombre et la dynamique des cellules
souches. Au total, ils ont pu obtenir ce type de données pour 31 types
de tissus de divers organes : poumon, côlon, œsophage, cerveau, peau,
etc. Une analyse mathématique et statistique poussée a ensuite révélé
que sur l'ensemble d'une vie, le nombre de divisions des cellules
souches varient beaucoup d'un organe à l'autre (de 106 à 1013). Mais
elle a surtout mis en évidence une corrélation très nette entre ce
nombre de divisions propre à chaque organe, et la fréquence du cancer de
cet organe dans la population américaine. Ainsi, à elle seule, cette
variable "nombre de divisions des cellules souches" expliquerait 65 %
des écarts de fréquences entre les 31 cancers spécifiques à ces tissus.
Mais attention, cela ne veut pas dire que 65 % des cancers sont le fruit
du hasard ! (…)
Cette étude ne remet donc pas en cause les actions de prévention ?
E.H.
Absolument pas ! Imaginons que côlon et œsophage soient exposés à la
même substance cancérigène. Il y aura toujours ce facteur dix de
différence, mais le risque de cancer augmentera bel et bien pour chaque
organe. Rien n’empêche donc de diminuer chaque risque individuel. (…)
L’entretien est à retrouver dans son intégralité dans le prochain numéro de La Recherche, en kiosque le 19 février.
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lundi 25 septembre 2023
The strange plant that just might be the worst smell on the planet
Corpse flowers rarely bloom but if one does when you’re nearby you’ll know about it. Though many botanical gardens have their own corpse flowers, the plant's mysteries still abound
21 September 2023

Botanist Steve Jones at the US Botanic Garden with a corpse flower bloom
Devin Dotson/US Botanic Garden
lundi 28 septembre 2015
vendredi 11 septembre 2015
Les éléphants de mer mâles utilisent la "reconnaissance vocale" pour identifier leurs rivaux
Une équipe internationale impliquant Nicolas Mathevon (Université Jean-Monnet, Saint-Etienne) et Isabelle Charrier (CNRS) de I'Institut des Neurosciences Paris Saclay (Neuro-PSI, CNRS/Université Paris-Sud) a observé que les éléphants de mer mâles, dans la compétition qui les oppose pour la conquête des femelles, reconnaissent la voix de leurs rivaux et évitent ainsi des combats dangereux. Ce résultat est publié dans la revue internationale Royal Society Open Science.
http://www2.cnrs.fr/presse/communique/4207.htm
Références :
Rival assessment among northern elephant seals:evidence of associative learning during male–male contests, Caroline Casey, Isabelle Charrier, Nicolas Mathevon and Colleen Reichmuth, Royal Society Open Science, 12 août 2015
Consulter le site web
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jeudi 19 mars 2015
The Origin of Humans Is Surprisingly Complicated
Many kinds of archaic humans walked the planet at the same time. How did Homo sapiens come to be the last species standing?
Aug 19, 2014
mercredi 18 mars 2015
Vers de nouveaux anti-inflammatoires
Des chercheurs de l’Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC, CNRS/Inserm/Université de Strasbourg) viennent de découvrir un nouveau mécanisme d’action des glucocorticoïdes, hormones couramment utilisées pour leur activité pharmacologique anti-inflammatoire. Ces travaux publiés le 15 avril 2011 dans le périodique Cell, bouleversent nos connaissances des processus d’action des récepteurs nucléaires et offrent de nouvelles perspectives thérapeutiques particulièrement prometteuses.
28 août 2009
Nouvelles molécules anti-inflammatoires d'origine microbienne
A partir des mycobactéries(1) responsables de la tuberculose, des molécules aux propriétés anti-inflammatoires ont été identifiées par l'équipe de Valérie Quesniaux du laboratoire Immunologie et embryologie moléculaires, en collaboration avec l'Institut de chimie organique et analytique (tous deux Université d'Orléans / CNRS). Ces molécules ainsi que plusieurs nouveaux analogues ont été synthétisés. Leur activité anti-inflammatoire a été confirmée, améliorée et démontrée chez la souris dans des travaux publiés dans The Journal of Biological Chemistry du 28 août 2009.
lundi 16 mars 2015
Non, 65 % des cancers ne sont pas le fruit du hasard !
santé - 10/02/2015 par Jean-Philippe Braly (368 mots)
Edouard
Hannezo, chercheur à l’Université de Cambridge, au Royaume-Uni,
explique pourquoi l'idée que deux tiers des cancers seraient le fruit du
hasard est une interprétation erronée d'une étude parue dans Science.
Par Jean-Philippe Braly
Le fossé entre humains et chimpanzés se réduit
vie - 12/02/2015 par Bérénice Robert (574 mots)
Pour la première fois, un groupe de chimpanzés en
captivité a réussi à s’intégrer à un autre groupe, en adoptant sa façon
de s’exprimer. Une situation exceptionnelle.
Les chimpanzés possèdent la capacité
d’adapter leurs cris à la communauté dans laquelle ils vivent, à
l’instar des humain. C’est ce qu’a révélé une équipe suisse et
britannique, après avoir étudié deux groupes de ces primates pendant
trois ans. « Nous savions seulement qu’il existait chez les animaux
des cris spécifiques pour désigner certains objets de l’environnement,
en particulier pour la nourriture », explique Simon Townsend,
de l’Université de Zürich et coauteur de l’étude. Par exemple, les
chimpanzés indiquent par leurs cris qu’ils aiment ou pas tel ou tel
aliment. Ces cris sont spécifiques à chaque groupe de chimpanzés
(caractérisé par leur territoire). Et une fois que l’animal les a acquis
au sein de son groupe, c’est irréversible, il ne pourra pas s’exprimer
autrement. Du moins, c’est ce qu’on pensait jusqu’à maintenant.
Car pour la première fois, l’équipe de Katie Slocombe, de l’Université de York, a constaté une adaptation des cris d’un groupe à ceux d’un autre lors de la fusion de deux groupes de chimpanzés. Pour en arriver à ces observations, elle a rassemblé, au zoo d’Edimbourg, deux communautés de neuf chimpanzés, la première étant originaire du zoo, et l’autre, celle des “chimpanzés migrants”, provenant d’un zoo néerlandais. « Nous avons intégré le groupe de chimpanzés néerlandais progressivement au groupe d’Edimbourg, pour qu’ils apprennent à se tolérer. Car normalement, les chimpanzés ne migrent pas, ce sont des animaux très territorialisés », souligne Simon Townsend.
Les spécialistes en psychologie cognitive se sont ensuite focalisés sur les grognements désignant la pomme. Au début de l’expérience, en 2010, les deux groupes d’animaux avaient une même aversion pour le fruit, mais deux cris bien distincts pour l’exprimer. « Au bout de trois ans, alors que les deux groupes avaient fini par se tolérer, et même à ne faire plus qu’un, nous avons constaté que les vocalisations des singes migrants faisant référence à la pomme étaient devenues quasiment identiques à celles des singes d’Edimbourg », indique le spécialiste.

Ici, vous pouvez entendre le cri de Frek (ci-dessus) , un des chimpanzés néerlandais, en 2010, et là son évolution en 2013.

A titre de comparaison, voici celui de Lucy, une femelle du zoo d'Edimbourg, en 2010 et en 2013. (Ci-dessus, Cindy, une femelle du groupe d'Edimbourg comme Lucy).
Selon Nicolas Claidière, du CNRS et auteur d’une étude sur la capacité d’évolution culturelle des babouins, « ce qui s’est passé avec ces singes est tout à fait nouveau et unique. Observer la convergence des vocalisations dans le domaine de la nourriture est en effet très difficile. C’est une situation exceptionnelle, ce qui est aussi sa limite ». En effet, cela n’a aucune chance de se produire en milieu naturel, puisque les singes ne migrent pas.
« Avec cette expérience, nous avons démontré que le fossé qui sépare les humains et les chimpanzés est moins important que ce que nous pensions, renchérit Simon Townsend. Notre ancêtre commun, qui a vécu il y a 7 millions d’années, avait probablement cette capacité d’apprentissage social. Cela nous permet d’avoir une meilleure connaissance de l’évolution ».
Maintenant, reste à comprendre pourquoi les singes ont adapté leur façon de s'exprimer. « Est-ce pour être mieux accepté ? Ou seulement mieux compris ? », s’interroge Simon Townsend, qui conclut : « Il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine ».
Car pour la première fois, l’équipe de Katie Slocombe, de l’Université de York, a constaté une adaptation des cris d’un groupe à ceux d’un autre lors de la fusion de deux groupes de chimpanzés. Pour en arriver à ces observations, elle a rassemblé, au zoo d’Edimbourg, deux communautés de neuf chimpanzés, la première étant originaire du zoo, et l’autre, celle des “chimpanzés migrants”, provenant d’un zoo néerlandais. « Nous avons intégré le groupe de chimpanzés néerlandais progressivement au groupe d’Edimbourg, pour qu’ils apprennent à se tolérer. Car normalement, les chimpanzés ne migrent pas, ce sont des animaux très territorialisés », souligne Simon Townsend.
Les spécialistes en psychologie cognitive se sont ensuite focalisés sur les grognements désignant la pomme. Au début de l’expérience, en 2010, les deux groupes d’animaux avaient une même aversion pour le fruit, mais deux cris bien distincts pour l’exprimer. « Au bout de trois ans, alors que les deux groupes avaient fini par se tolérer, et même à ne faire plus qu’un, nous avons constaté que les vocalisations des singes migrants faisant référence à la pomme étaient devenues quasiment identiques à celles des singes d’Edimbourg », indique le spécialiste.
Ici, vous pouvez entendre le cri de Frek (ci-dessus) , un des chimpanzés néerlandais, en 2010, et là son évolution en 2013.
A titre de comparaison, voici celui de Lucy, une femelle du zoo d'Edimbourg, en 2010 et en 2013. (Ci-dessus, Cindy, une femelle du groupe d'Edimbourg comme Lucy).
Selon Nicolas Claidière, du CNRS et auteur d’une étude sur la capacité d’évolution culturelle des babouins, « ce qui s’est passé avec ces singes est tout à fait nouveau et unique. Observer la convergence des vocalisations dans le domaine de la nourriture est en effet très difficile. C’est une situation exceptionnelle, ce qui est aussi sa limite ». En effet, cela n’a aucune chance de se produire en milieu naturel, puisque les singes ne migrent pas.
« Avec cette expérience, nous avons démontré que le fossé qui sépare les humains et les chimpanzés est moins important que ce que nous pensions, renchérit Simon Townsend. Notre ancêtre commun, qui a vécu il y a 7 millions d’années, avait probablement cette capacité d’apprentissage social. Cela nous permet d’avoir une meilleure connaissance de l’évolution ».
Maintenant, reste à comprendre pourquoi les singes ont adapté leur façon de s'exprimer. « Est-ce pour être mieux accepté ? Ou seulement mieux compris ? », s’interroge Simon Townsend, qui conclut : « Il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine ».
Par Bérénice Robert
L'ARN, outil clé du génie génétique
santé - 25/02/2015 (295 mots)
L’ARN, molécule indispensable à la fabrication des protéines dans la cellule, est devenue un outil central du génie génétique.
L’ARN a le vent en poupe. Cette
molécule indispensable à la fabrication des protéines dans la cellule
est devenue un outil clé du génie génétique. A l’occasion d’une journée
consacrée à la biochimiste Marianne Grunberg-Manago (1921-2013), dont
les travaux ont contribué à la découverte d’un type d’ARN, l’ARN
messager, l’Académie des sciences a fait le point sur cette molécule pleine de ressources.
La microbiologiste Emmanuelle Charpentier y est notamment revenue sur les travaux pionniers qu'elle a réalisés avec l'Américaine Jennifer Doudna.
Crédit vidéo : Académie des sciences. Toutes les vidéos de la journée sont à retrouver ici.
Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna ont mis au point une technique de génie génétique baptisée CRISPR-Cas9. Le principe ? Pour modifier le génome d’une cellule, on utilise une enzyme programmée par un ARN.
Cette construction cible une zone précise de l’ADN (un gène par exemple) et la coupe. Cette coupure active automatiquement le système de réparation de l’ADN de la cellule : l’ADN est réparé sans le gène en question ou, si un autre gène est fourni à la cellule, ce gène remplace le gène d’origine.
En deux ans, cette méthode de modification de l’ADN a fait l’objet de plus de 650 articles dans des revues scientifiques. Et place ses auteurs, aux dires de nombre de scientifiques, dans la course aux Nobel.
L'explication de la technologie CRISPR-Cas9, à lire sur La Recherche :
- La modification de l'ARN à portée de tous
Au delà du génie génétique, l'ARN joue un rôle clé dans les origines de la vie.
- La vie a commencé avec l'ARN
- Purificación López-García : « Trois éléments clés pour la cellule primitive »
http://www.larecherche.fr/actualite/sante/arn-outil-cle-du-genie-genetique-25-02-2015-199241
La microbiologiste Emmanuelle Charpentier y est notamment revenue sur les travaux pionniers qu'elle a réalisés avec l'Américaine Jennifer Doudna.
Crédit vidéo : Académie des sciences. Toutes les vidéos de la journée sont à retrouver ici.
Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna ont mis au point une technique de génie génétique baptisée CRISPR-Cas9. Le principe ? Pour modifier le génome d’une cellule, on utilise une enzyme programmée par un ARN.
Cette construction cible une zone précise de l’ADN (un gène par exemple) et la coupe. Cette coupure active automatiquement le système de réparation de l’ADN de la cellule : l’ADN est réparé sans le gène en question ou, si un autre gène est fourni à la cellule, ce gène remplace le gène d’origine.
En deux ans, cette méthode de modification de l’ADN a fait l’objet de plus de 650 articles dans des revues scientifiques. Et place ses auteurs, aux dires de nombre de scientifiques, dans la course aux Nobel.
L'explication de la technologie CRISPR-Cas9, à lire sur La Recherche :
- La modification de l'ARN à portée de tous
Au delà du génie génétique, l'ARN joue un rôle clé dans les origines de la vie.
- La vie a commencé avec l'ARN
- Purificación López-García : « Trois éléments clés pour la cellule primitive »
http://www.larecherche.fr/actualite/sante/arn-outil-cle-du-genie-genetique-25-02-2015-199241
Parkinson, stopper la maladie avec de l'infrarouge
santé - 11/03/2015 par Mathias Germain (338 mots)
Le neurochirurgien français Alim-Louis Benabid a
annoncé le lancement d'un nouvel essai clinique. Son objectif : tester
l'innocuité d'une technique de traitement au rayonnement infrarouge
destiné à soigner la maladie de Parkinson.
Utiliser un rayonnement infrarouge pour traiter la maladie de Parkinson ? Alim-Louis Benabid, neurochirurgien, lauréat des prix Lasker 2014 et Breakthrough 2015, vient d’annoncer à l'Académie des Sciences, le lancement d'un essai clinique chez l’homme pour tester l'innocuité de cette technique.
mercredi 11 mars 2015
16 février 2015
Comment se forment les vertébrés ?
Un mécanisme physique simple, assimilable à un jeu de « pliages », permet de passer en une seule étape d'une masse de cellules informe à un embryon organisé selon le plan d'ensemble des vertébrés. Telle est la principale conclusion des travaux d'une équipe rassemblant des physiciens du Laboratoire matière et systèmes complexes (CNRS/Université Paris Diderot) et un biologiste du Laboratoire de biologie du développement (CNRS/UPMC). Grâce à des observations microscopiques et à des expériences de micromécanique, ils ont découvert que le patron guidant ces repliements est présent dès les premières étapes du développement. C'est le long de discontinuités entre domaines de cellules aux propriétés différentes que se formeront les plis donnant sa forme à l'animal. Ces travaux permettent de mieux comprendre le mécanisme de formation des vertébrés, et donc la façon dont ils sont apparus lors de l'évolution. Ils sont publiés sur le site de la revue European Physical Journal E, le 12 février 2015.
Paris, 3 mars 2015
Les stratégies des plantes pour optimiser l'utilisation des nitrates
Moins il y a d'azote dans le sol, plus les plantes sont efficaces pour l'utiliser. Des chercheurs de l'Inra, du CNRS et du Cirad, en collaboration avec des collègues tchèques, viennent d'élucider le rôle crucial d'une protéine qui permet à la plante de percevoir son environnement mais aussi d'activer la bonne réponse adaptative en fonction des conditions du milieu. Publiés dans Nature Plants le 2 mars 2015, ces travaux ouvrent de nombreuses perspectives, notamment vers l'identification de plantes mieux adaptées aux faibles doses d'engrais.
Paris, 9 mars 2015
Obésité et diabète de type 2 : des cellules au carrefour du microbiote et de l'inflammation ?
Des chercheurs de l'Institut Cochin (CNRS/Inserm/Université Paris Descartes) et de l'Institut de cardiométabolisme et nutrition – ICAN (Inserm/UPMC/AP-HP) ont découvert qu'une classe de cellules inflammatoires, les lymphocytes MAIT1, est dérégulée chez les patients atteints de diabète de type 2 et d'obésité. Chez ces derniers, la chirurgie bariatrique (ou bypass gastrique)2, qui soulage l'inflammation, rétablit le fonctionnement normal des cellules MAIT. Déjà connues pour être activées par certaines populations bactériennes et pour favoriser l'inflammation, ces cellules pourraient expliquer le lien entre la modification observée de la flore intestinale (microbiote) et le caractère inflammatoire de ces maladies. Ces travaux sont publiés le 9 mars 2015 dans la revue Journal of Clinical Investigation.
mercredi 28 janvier 2015
Ces bactéries qui nous gouvernent
Le jeudi 22 janvier 2015 de 14h à 15h sur France Culture, en partenariat avec Pour la Science.
Jeudi 22 janvier 2015, dans l'émission La marche des sciences,
Gérard Eberl, immunologiste à l'Institut Pasteur, questionnera
l'histoire que nous entretenons avec les bactéries qui vivent dans un
subtil équilibre au sein de nos organismes.
Les jeux vidéo d'action dopent les capacités d'apprentissage
cerveau - par Marie-Laure Théodule dans mensuel n°495 daté janvier 2015 à la page 16 (268 mots) | Gratuit
Les joueurs assidus de jeux d'action deviennent plus vite performants dans des tâches d'identification visuelle.
L'anguille électrique paralyse ses proies à distance
vie - par Benjamin Le Sant dans mensuel n°496 daté février 2015 à la page 22 (371 mots) | Gratuit
Grâce à l'utilisation d'impulsions électriques,
un poisson-prédateur contrôle puis immobilise ses prises à quelques
centimètres de distance.
Comment l'anguille électrique Electrophorus electricus parvient-elle à repérer et à paralyser ses proies dans les eaux boueuses d'Amazonie ?
Cerveau et attention spatiale : l'hémisphère gauche peut-il compenser une lésion de l'hémisphère droit ?
Le Dr Paolo Bartolomeo, Directeur de recherche Inserm et chef d'équipe de PICNIC LAB1 à l'Institut du cerveau et de la moelle épinière - ICM (Institut sous tutelle de l'Inserm, du CNRS et de l'UPMC) - et ses collaborateurs ont publié le 21 janvier 2015 dans la revue Brain, les résultats de leurs recherches sur la "négligence spatiale unilatérale" encore connue sous le terme "d'héminégligence". Les personnes atteintes de ce trouble agissent comme si elles ignoraient la moitié gauche du monde. Ce trouble survient essentiellement après une lésion de l'hémisphère droit du cerveau, par exemple suite à un AVC (accident vasculaire cérébral), et en aggrave le handicap en gênant la rééducation et la récupération. Les scientifiques ont donc recherché des facteurs prédictifs de la persistance de ce trouble, afin de proposer aux patients une rééducation adaptée. Le travail publié montre que les deux hémisphères peuvent en partie se compenser l'un l'autre en cas de lésion, grâce à des mécanismes, dits de "plasticité cérébrale", encore peu connus. Les résultats suggèrent cependant que cette compensation nécessite que les deux hémisphères "se parlent" via des connexions – faisceaux de matière blanche formés par les prolongements des neurones – non lésées.
vendredi 9 janvier 2015
Un biomarqueur épigénétique pour éviter des chimiothérapies inutiles
Grâce à leur expertise en épigénétique, les chercheurs du CNRS et de l'Institut Curie ont pu mettre au jour un nouveau marqueur pronostique. En l'analysant, il est désormais envisageable de distinguer parmi les femmes atteintes de la forme la plus fréquente des cancers du sein, les luminaux A, si leur tumeur est de bon ou de mauvais pronostic. Ce nouveau biomarqueur va permettre de prescrire une chimiothérapie aux femmes qui en ont réellement besoin, en épargnant aux autres un traitement inutile. Ces résultats sont publiés dans la revue Molecular Oncology.
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