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lundi 1 avril 2024

Une association de médecins lance un appel pour dénoncer le "déni des connaissances scientifiques" face aux pesticides

L'association regrette notamment la mise en pause du plan "Ecophyto". "Les premières victimes des pesticides, ce sont la biodiversité et les professionnels exposés", déplore le docteur Pierre-Michel Périnaud, jeudi sur franceinfo.
 
Article rédigé par franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min
Un agriculteur pulvérise des produits phytosanitaire dans un champs (photo d'illustration). (XAVIER LEOTY / MAXPPP)

vendredi 22 septembre 2023

Gros temps pour les éoliennes

Par Philippe Oswald - Publié le 20/09/2023 - Photo : Le premier parc éolien offshore de France, au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Crédits photo : Caroline Paux /Hans Lucas via AFP.

mercredi 18 mars 2015

28 août 2009

Nouvelles molécules anti-inflammatoires d'origine microbienne

A partir des mycobactéries(1) responsables de la tuberculose, des molécules aux propriétés anti-inflammatoires ont été identifiées par l'équipe de Valérie Quesniaux du laboratoire Immunologie et embryologie moléculaires, en collaboration avec l'Institut de chimie organique et analytique (tous deux Université d'Orléans / CNRS). Ces molécules ainsi que plusieurs nouveaux analogues ont été synthétisés. Leur activité anti-inflammatoire a été confirmée, améliorée et démontrée chez la souris dans des travaux publiés dans The Journal of Biological Chemistry du 28 août 2009.

lundi 16 mars 2015

Le fossé entre humains et chimpanzés se réduit

Pour la première fois, un groupe de chimpanzés en captivité a réussi à s’intégrer à un autre groupe, en adoptant sa façon de s’exprimer. Une situation exceptionnelle.
Les chimpanzés possèdent la capacité d’adapter leurs cris à la communauté dans laquelle ils vivent, à l’instar des humain. C’est ce qu’a révélé une équipe suisse et britannique, après avoir étudié deux groupes de ces primates pendant trois ans. « Nous savions seulement qu’il existait chez les animaux des cris spécifiques pour désigner certains objets de l’environnement, en particulier pour la nourriture », explique Simon Townsend, de l’Université de Zürich et coauteur de l’étude. Par exemple, les chimpanzés indiquent par leurs cris qu’ils aiment ou pas tel ou tel aliment. Ces cris sont spécifiques à chaque groupe de chimpanzés (caractérisé par leur territoire). Et une fois que l’animal les a acquis au sein de son groupe, c’est irréversible, il ne pourra pas s’exprimer autrement. Du moins, c’est ce qu’on pensait jusqu’à maintenant.
Car pour la première fois, l’équipe de Katie Slocombe, de l’Université de York, a constaté une adaptation des cris d’un groupe à ceux d’un autre lors de la fusion de deux groupes de chimpanzés. Pour en arriver à ces observations, elle a rassemblé, au zoo d’Edimbourg, deux communautés de neuf chimpanzés, la première étant originaire du zoo, et l’autre, celle des “chimpanzés migrants”, provenant d’un zoo néerlandais. « Nous avons intégré le groupe de chimpanzés néerlandais progressivement au groupe d’Edimbourg, pour qu’ils apprennent à se tolérer. Car normalement, les chimpanzés ne migrent pas, ce sont des animaux très territorialisés », souligne Simon Townsend. 
Les spécialistes en psychologie cognitive se sont ensuite focalisés sur les grognements désignant la pomme. Au début de l’expérience, en 2010, les deux groupes d’animaux avaient une même aversion pour le fruit, mais deux cris bien distincts pour l’exprimer. « Au bout de trois ans, alors que les deux groupes avaient fini par se tolérer, et même à ne faire plus qu’un, nous avons constaté que les vocalisations des singes migrants faisant référence à la pomme étaient devenues quasiment identiques à celles des singes d’Edimbourg », indique le spécialiste.

Frek a appris les cris de ses congénères d'Ecosse. © Jamie Norris
Ici, vous pouvez entendre le cri de Frek (ci-dessus) , un des chimpanzés néerlandais, en 2010, et son évolution en 2013.
Cindy, une femelle du groupe d'Edimbourg, comme Lucy. © Sophie Pearson
A titre de comparaison, voici celui de Lucy, une femelle du zoo d'Edimbourg, en 2010 et en 2013. (Ci-dessus, Cindy, une femelle du groupe d'Edimbourg comme Lucy).

Selon Nicolas Claidière, du CNRS et auteur d’une étude sur la capacité d’évolution culturelle des babouins, « ce qui s’est passé avec ces singes est tout à fait nouveau et unique. Observer la convergence des vocalisations dans le domaine de la nourriture est en effet très difficile. C’est une situation exceptionnelle, ce qui est aussi sa limite ». En effet, cela n’a aucune chance de se produire en milieu naturel, puisque les singes ne migrent pas. 
« Avec cette expérience, nous avons démontré que le fossé qui sépare les humains et les chimpanzés est moins important que ce que nous pensions, renchérit Simon Townsend. Notre ancêtre commun, qui a vécu il y a 7 millions d’années, avait probablement cette capacité d’apprentissage social. Cela nous permet d’avoir une meilleure connaissance de l’évolution ».
Maintenant, reste à comprendre pourquoi les singes ont adapté leur façon de s'exprimer. « Est-ce pour être mieux accepté ? Ou seulement mieux compris ? », s’interroge Simon Townsend, qui conclut : « Il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine ».
Par Bérénice Robert

mercredi 11 mars 2015

Paris, 3 mars 2015

Les stratégies des plantes pour optimiser l'utilisation des nitrates

Moins il y a d'azote dans le sol, plus les plantes sont efficaces pour l'utiliser. Des chercheurs de l'Inra, du CNRS et du Cirad, en collaboration avec des collègues tchèques, viennent d'élucider le rôle crucial d'une protéine qui permet à la plante de percevoir son environnement mais aussi d'activer la bonne réponse adaptative en fonction des conditions du milieu. Publiés dans Nature Plants le 2 mars 2015, ces travaux ouvrent de nombreuses perspectives, notamment vers l'identification de plantes mieux adaptées aux faibles doses d'engrais.

Paris, 9 mars 2015

Obésité et diabète de type 2 : des cellules au carrefour du microbiote et de l'inflammation ?

Des chercheurs de l'Institut Cochin (CNRS/Inserm/Université Paris Descartes) et de l'Institut de cardiométabolisme et nutrition – ICAN (Inserm/UPMC/AP-HP) ont découvert qu'une classe de cellules inflammatoires, les lymphocytes MAIT1, est dérégulée chez les patients atteints de diabète de type 2 et d'obésité. Chez ces derniers, la chirurgie bariatrique (ou bypass gastrique)2, qui soulage l'inflammation, rétablit le fonctionnement normal des cellules MAIT. Déjà connues pour être activées par certaines populations bactériennes et pour favoriser l'inflammation, ces cellules pourraient expliquer le lien entre la modification observée de la flore intestinale (microbiote) et le caractère inflammatoire de ces maladies. Ces travaux sont publiés le 9 mars 2015 dans la revue Journal of Clinical Investigation.

mercredi 28 janvier 2015

Ces bactéries qui nous gouvernent

Le jeudi 22 janvier 2015 de 14h à 15h sur France Culture, en partenariat avec Pour la Science.

Jeudi 22 janvier 2015, dans l'émission La marche des sciences, Gérard Eberl, immunologiste à l'Institut Pasteur, questionnera l'histoire que nous entretenons avec les bactéries qui vivent dans un subtil équilibre au sein de nos organismes.

L'anguille électrique paralyse ses proies à distance

Grâce à l'utilisation d'impulsions électriques, un poisson-prédateur contrôle puis immobilise ses prises à quelques centimètres de distance.
Comment l'anguille électrique Electrophorus electricus parvient-elle à repérer et à paralyser ses proies dans les eaux boueuses d'Amazonie ?

vendredi 21 novembre 2014

Paris, 13 novembre 2014

Découverte de nouveaux « cocktails enzymatiques » décomposant la biomasse végétale

Pour la première fois, une approche génomique à haut débit démontre la grande diversité des activités enzymatiques permettant à une bactérie de fermenter différents types de biomasse végétale. Développée par des chercheurs du Genoscope (Institut de Génomique du CEA, CEA-IG), associés à l'Université d'Evry et au CNRS, cette approche pluridisciplinaire permet d'identifier les différentes enzymes impliquées dans la fermentation chez la bactérie Clostridium phytofermentans. Ces travaux, publiés le 13 novembre dans la revue PLOS Genetics, ouvrent de nouvelles voies de production industrielle de biocarburants et de bioproduits, à partir de la biomasse végétale.

Paris, 20 novembre 2014

Pollinisation des plantes d'altitude : les mouches prennent le relais des abeilles

Dans les milieux d'altitude des zones tempérées, les abeilles laissent la place aux diptères en tant que principaux visiteurs de fleurs. Parmi eux, les Empidinae sont les plus actifs : plus de la moitié des plantes échantillonnées sont principalement visitées par ces insectes, qui s'avèrent donc être un élément-clé du fonctionnement des écosystèmes alpins. C'est ce que montre une équipe du Muséum national d'Histoire naturelle, composée de chercheurs de l'Institut de systématique, évolution, biodiversité (MNHN/CNRS/EPHE/UPMC/IRD) et du Centre des sciences de la conservation (MNHN/CNRS/UPMC), dans une étude qui vient d'être publiée dans la revue Biology Letters.