mardi 31 mars 2026

Complexes sans gène ... La complexification des génomes sans transfert de gène existe dans la nature

4,2,2/ Relations biotiques

1/ Typologie des relations hétérospécifiques

hétérospécifiques [entre différentes espèces]

  • bénéfique, neutre ou néfaste,

  • inter- ou intraspécifique

  • extra- ou intracelluaire

  • obligatoire ou facultative

  • occasionnelle ou permanent

  • directement (ex prédateur-proie) ou indirectement (ex ressource commune)

  • => coévolution induite par ces échanges

Relation

Hôte

cible

effet

obligatoires=stricte (exemples)

facultatives (exemples)

Neutralisme

0

0

neutre

musaraigne & cerf dans une forêt

0

Symbiose Mutualisme Coopération


+

+

synergique

corail & zooxanthelles , lichens, héron pique bœuf, coccinelle

mycorhizes, nodosités, plantes nectarifères entomogames & insectes nectarivores pollinisateurs

Commensalisme

0

+

bénéfique

Remora, microbiote

poisson clown & anémone,

certains mulots cohabitent avec des blaireaux, certaines chouettes nichent dans les cavités creusées et laissées par les pics noirs.

Amensalisme

0

+

néfaste

le noyer produit des inhibieurs de croissance interdisant tout autre végétal sous sa ramure

la truffe produit des substance supprimant tout végétal autour de l'arbre (brulis de truffe)

Parasitisme

-

+

néfaste

tique, puceron, puce

& mammifère ; Coucou ; oïdium, mildiou, .... la graphiose de l’orme (champignon Ophiostoma ulmi)


Prédation

-

+

néfaste

chat&souris, coccinelle&puceron

plante carnivore

Compétition

-

-

néfaste

Vulpes vulpes & Buteo buteo

Quercus robur & Fagus sylvatica

parasitisme : [du grec para : contre, à côté] aux dépens d'un hôte , de façon permanente ou pendant une phase de son cycle vital.

commensalisme : [du latin cum- : avec + mensa : table] « compagnon de table » association fréquente ou systématique entre deux êtres vivants dans laquelle l'hôte fournit une partie de sa nourriture au commensal qui ne lui nuit et ne le dérange pas ; il n’obtient en revanche aucune contrepartie évidente de ce dernier

mutualisme : [du latin mutuus, réciproque, qui s'échange]

symbiose : [du grec βίος bio : vie + σύν syn : ensemble] association à bénéfice réciproque, obligatoire ou permanente, de deux ou plusieurs organismes différents, mutuellement bénéfique, voire indispensable à leur survie. La symbiose est un cas particulier de mutualisme.

Endosymbiose  => intracellulaire

Ectosymbiose  => extracellulaire

https://www.mnhn.fr/fr/alerte-presse/des-liens-inattendus-entre-plantes-et-truffes

https://www.maxicours.com/se/cours/les-interactions-au-sein-d-un-ecosysteme/

https://biodiversite-foret.fr/2022/12/21/les-interactions-biotiques-ou-comment-vivre-ensemble/

https://www.supagro.fr/ress-pepites/processusecologiques/co/RPop.html

2/ Différentes types de symbioses

ex : Oophila amblystomatis & Ambystoma maculatum

manuel p70

Endo ou ecto symbiose


Les endosymbioses transmises entre générations, fréquentes dans l’histoire des eucaryotes, jouent un rôle important dans leur évolution. Le génome de la cellule (bactérie ou eucaryote) intégré dans une cellule hôte régresse au cours des générations, certains de ses gènes étant transférés dans le noyau de l’hôte.

3/ Origine endosymbiotique des plastes eucaryotes

  • Mettre en oeuvre une méthode permettant de comprendre les arguments qui ont conduit à considérer que les organites énergétiques sont issus de symbioses dans la lignée des eucaryotes.


Manuel p72 en devoir type bac

Histoire de la théorie endosybiotique

1869 : Antoine Béchamp (1816-1908) auteur d'une théorie sur les « microzymas ».

1879 : Patrick Geddes (1854-1932) décrit le ver vert de Roscoff

1880 : Richard Altman (1852-1900) découvre les mitochondries

1883 : Andreas Schimper (1856-1901) découvre des plastes dans la cellule végétale

1883 : Karl Brandt décrit les Xanthelles symbiotes des coraux

1905 : Constantin Mereschkowsky (1855-1921) invente le terme symbiogénèse

1918 : Paul Portier (1866-1962) énonce la théorie des symbiotes

1919 : Auguste Lumière (1862-1954) le mythe des symbiotes

1925 : Edmund Wilson (1856-1939) déclare la théorie infondée

1937 : Hans Krebss (1900-1980) cycle biochimique d’oxydation du carbone

1950 : Melvin Calvin (1911-1997) cycle biochimique de réduction du carbone

1970 : Lynn Margulis (1938-2011) démontre l’endosymbiose des plantes


Arguments en faveur le la théorie endosymbiotique eucaryote :

  • Exemples d’endosymbioses héritées nombreux

  • les deux mb des plastes sont différentes : membrane interne + des thylacoïdes présentent des analogies avec les membranes bactériennes.

  • Les mb mitochondriales contiennent des cardiolipides, les mb de plastes contiennent des galactolipides et sulfolipides, absents des des membranes eucaryotes mais présents dans les mb procaryotes

  • => Double membrane = celle du procayote initial + celle du phagosome

  • matrice et stroma contiennent de l'ADN et des ribosomes

  • gènes communs mito-αprotéobactéries, plastes-cyanobactéries

  • ADN du chloroplaste est circulaire et non associé à des histones # chez les bactéries,

  • ADN code pour une partie des protéines chloroplastiques (organites semi autonomes),

  • une partie de la synthèse de protéines chloroplastiques s'effectue dans le chloroplaste, grâce à la présence de ribosomes qui présentent des analogies avec les ribosomes bactériens,

  • Respiration dans αprotéobactéries (genre Rhizobium) libres # mitochondries

  • Photosynthèse dans cyanobactéries libres # chloroplastes

  • Phytochromes molécules codées par le noyau mais originaires de cyanobactéries

  • Synthèse de cellulose, molécules de la paroi eucaryote, est dues aux bactéries

  • Les plantes possèdent 1 gène sur 10 venant de cyanobactéries

  • tout plaste provient d'un plaste préexistant. Lorsque des cellules ne possèdent pas de plaste (certains cellules blanches de feuilles panachées), les cellules filles ne possèdent pas de plaste,

  • la division des chloroplastes suit un rythme indépendant de la division du noyau,


comparaison de gènes de plastes et eucaryotes sur https://www.pedagogie.ac-nice.fr/svt/productions/geniegen2/

sélectionner les séquences "endosymbiose"


Lendosymbiose est à l’origine des mitochondries et des chloroplastes, organites contenant de l’ADN. L'évolution d'une symbiose peut conduire à la fusion des deux symbiotes en un seul individu. Une symbiose peut être héritée. C'est ainsi qu'on explique la naissance des eucaryotes dans l'histoire de la vie : la fusion de procaryotes a donné des eucaryotes, hétérotrophes sans chloroplastes, autotrophes avec des chloroplastes. L'endosymbiose avec des protéobactéries a donné les mitochondries, avec des cyanobactéries a donné les chloroplastes.


netographie