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mardi 17 septembre 2024

Néandertal : un corps retrouvé en France révèle qu’il n’y avait pas une, mais au moins deux lignées au moment de leur extinction

Le scénario semblait simple et bien établi. Les derniers néandertaliens tiraient leur révérence suite à l’arrivée de Sapiens sur les territoires européens il y a 40 à 45 000 ans. Ces ultimes néandertaliens étaient représentés par une unique population très homogène que la génétique avait reconnue à travers l’Europe, en Espagne, en France, en Croatie, en Belgique ou en Allemagne. Les études génétiques étaient sans appel ; une unique population, très homogène dans sa biologie allait laisser place aux nouveaux arrivants Sapiens. En une poignée de millénaires, quelque part entre 45 et 42 000, la cohabitation des deux humanités allait aboutir au remplacement de cette population néandertalienne européenne.

Un crâne d'un Neandertal au Musée de l'Homme à Paris le 26 mars 2018.
Un crâne d'un Neandertal au Musée de l'Homme à Paris le 26 mars 2018. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

samedi 6 janvier 2024

La «coïncidence spontanée», nouveau mécanisme de l’évolution découvert chez des plantes carnivores



Des Nepenthes gracilis à Brunei, au nord de Borneo. Lorsqu’il pleut, les gouttes d’eau frappent le couvercle, faisant tomber les insectes qui y sont présents dans son «pichet». Ulrike Bauer.

vendredi 16 juin 2023

L’adaptation des organismes à leur environnement

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La diversité du vivant, ou biodiversité, se traduit par des variations phénotypiques (expression de traits variables) elles mêmes causées en grande partie par des variations génétiques aussi bien à l’intérieur des espèces qu’au niveau supérieur ou supra-spécifique. Les contraintes environnementales rencontrées par les différentes populations d’une même espèce façonnent l’expression des traits maximisant la survie et/ou la reproduction des individus localement. La théorie de la sélection naturelle a été enrichie au fil du temps par la découverte des bases moléculaires de la variation génétique et de l’importance du hasard dans l’évolution des traits. Plus récemment d’autres mécanismes tels que le transfert non génétique d’information d’une génération à l’autre (épigénétique) et la symbiose (coopération interspécifique) semblent avoir un rôle important dans le potentiel adaptatif des individus et des populations. Plus d’un siècle et demi après Darwin et à l’aube d’une sixième extinction de masse d’une ampleur inédite initiée par les activités humaines, il est plus que jamais nécessaire de comprendre tous les mécanismes à l’œuvre dans l’adaptation des organismes à un environnement en pleine mutation.

Gènes, culture et évolution : nouvel éclairage sur l’aventure humaine

09.01.2023, par
Plusieurs représentants de l’humanité reconstitués par l’atelier Elisabeth Daynes, paléoartiste, à partir d’éléments fossiles retrouvés et attribués aux genres Australopithecus, Homo et Sahelantropus.
Pourquoi Homo sapiens a-t-il eu la « bougeotte », finissant par coloniser l’ensemble de la planète ? Comment des facteurs culturels ont-ils influé sur nos gènes ? L’anthropologue et généticienne Évelyne Heyer nous raconte l’aventure humaine à travers l’espace et le temps, au prisme des dernières conclusions tirées grâce à la génétique.

Cet entretien a été initialement publié dans le n° 13 de la revue Carnets de science(link is external)