extrait de https://www.laselectiondujour.com/giec-abandonne-pire-scenario-climat-mea-culpa
Par Martin Dousse. Synthèse n°2707, Publiée le 17/06/2026
Le principal bouleversement, officiellement mis à jour en mai dernier, réside dans l'abandon du scénario de trajectoire d'émissions le plus sombre, baptisé RCP 8.5. Ce modèle, qui prédisait une hausse des températures de l'ordre de 5 °C (notamment popularisé en France par le climatologue Jean Jouzel), a servi de base pendant deux décennies à la quasi-totalité des choix réglementaires et budgétaires occidentaux. Le GIEC reconnaît désormais que ce scénario est hautement improbable. Le modèle RCP 8.5 reposait en effet sur des postulats appliqués à l'horizon 2100 jugés aujourd'hui irréalistes :
- Une absence totale de déploiement des énergies renouvelables ;
- Un recours mondial massif et exponentiel au charbon ;
- Une explosion démographique projetant la population mondiale à 13 milliards d'habitants.
Aujourd'hui, les projections démographiques montrent que le développement économique s'accompagne d'une dénatalité globale et d'une stabilisation de la population. En intégrant ces réalités démographiques dans l'équation de Kaya (qui régit les émissions de CO₂), les prévisions les plus catastrophiques perdent leur crédibilité scientifique sans qu'il soit nécessaire d'imposer une décroissance énergétique. Les mouvements écologistes les plus politisés observent un silence notable face à cette révision, le catastrophisme constituant leur principal levier d'action.