Pourquoi la queue des hippocampes est-elle carrée ?
Cylindrique chez la
plupart des animaux, la queue de l’hippocampe est carrée. Cette
structure singulière, très résistante, pourrait inspirer des robots et
des dispositifs médicaux plus performants.
Dylan Beiner
135269
Le squelette de la
queue de l’hippocampe est composé de plaques osseuses carrées
articulées. En étudiant une structure similaire réalisée par impression
3D, l'équipe de Michael Porter a mis en évidence sa bonne résistance
mécanique.
Aviateur, esprit de la
forêt, monstre... : le cochon s'affiche dans de multiples œuvres. Une
omniprésence qui traduit l'importance accordée à cet animal par de
nombreuses cultures depuis le Néolithique.
Jean-Sébastien Steyer et Roland Lehoucq
3196
Cette reconstitution d'un suidé du genre
Eurolistriodon a été réalisée à partir de restes fossilisés retrouvés
dans le Gers (sud-ouest de la France). Elle indique que l'animal était
deux fois plus grand que le sanglier actuel.
Utilisée depuis
l’Antiquité par les parfumeurs, la rose a perdu au fil du temps son
odeur. Des chercheurs français ont déterminé un gène à l’origine de son
parfum. De quoi peut-être redonner à ces fleurs leurs effluves
d’autrefois...
Dylan Beiner
7555
Chez la rose, le
gène RhNUDX1 code pour l’enzyme Nudix hydrolase, qui intervient dans la
biosynthèse du monoterpène géraniol. Ce monoterpène est en partie
responsable du parfum de la fleur.
Une nouvelle analyse de fossiles de Hallucigenia
a permis de décrire la tête de l'étrange animal. Certaines
caractéristiques révèlent une partie de l’évolution du groupe auquel
appartient cette espèce.
Hier a eu lieu la remise des prix du concours
Génération développement durable, organisé par La Recherche et l’Ademe.
Le prix spécial du jury est revenu à un groupe d’étudiants de
l’université Lille 1 pour leur machine Ecorvidés. Elle met à
contribution des oiseaux pour ramasser les déchets.
Pour ramasser des déchets dans les
espaces naturels, on peut faire appel à des bénévoles. Mais ces déchets
sont parfois dans des endroits peu accessibles ou dangereux.
Pour ceux-là, des étudiants de l’université de Lille 1 ont donc eu
l’idée de les faire ramasser par… des oiseaux ! Plus précisément par des
corvidés. Le principe : apprendre à des corbeaux, des pies ou des
corneilles à rapporter des déchets abandonnés jusqu’à une machine qui
les stocke.
Celle-ci, baptisée Ecorvidés, occupe un volume d’un mètre de haut sur
50 centimètres de large et d’épaisseur. Elle est composée d’un
réceptacle, d’un capteur qui reconnaît l’objet apporté par l’oiseau et
d’un actionneur qui distribue de la nourriture à ce dernier en
récompense. Elle sera alimentée par des panneaux solaires.
Pour s’assurer que le corvidé ne dépose pas d’objet inutile – tels
que des brindilles ou des feuilles – la machine disposera d’un détecteur
de métaux. « Pour détecter le plastique, il va falloir attendre. C’est
plus compliqué et plus coûteux », précise Sébastien Audibert, l’un des
étudiants engagés dans le projet.
Cet engin s’inspire de la « Crow machine » que le technologue
américain Joshua Klein a proposé en 2008. Un corbeau rapportant une
pièce de monnaie à la « Crow machine » recevait une cacahuète. Joshua
Klein souhaitait ainsi remédier à la mauvaise réputation des corbeaux en
montrant leur utilité. Il avait aussi proposé que ces oiseaux puissent
collecter des déchets.
Des travaux d’éthologie avaient par ailleurs montré leurs capacités
d’apprentissage. En outre, ils vivent plusieurs dizaines d’années et
sont présents sur tous les continents habités. Un inconvénient toutefois
: la taille des oiseaux qui limite celle des déchets qu’ils peuvent
ramasser : « Pour le moment, nous nous concentrons sur les cannettes
métalliques », explique Sébastien Audibert.
Le premier prototype de la machine Ecorvidés devrait être terminé fin juin.http://www.larecherche.fr/actualite/acteurs/corbeaux-ecolos-21-06-2013-110883
Les dinosaures inadaptés aux régions tropicales
archéologie - 22/07/2015 par Thibault Panis (252 mots)
Le mystère de la colonisation tardive des zones
tropicales par les dinosaures est en partie résolu. En cause : un climat
défavorable.
Il y a environ 230 millions d'années, sur le continent unique de la Pangée,
sont apparus les premiers Sauropodomorphes, gros dinosaures herbivores,
ancêtres du Diplodocus. Mais alors que leurs fossiles sont nombreux
dans les hémisphères Nord et Sud, les traces connues de leur présence
dans les zones tropicales sont plus récentes de 40 millions d'années que
dans le reste du monde. Pourquoi ont-t-ils si longtemps évité ces
territoires ? Une équipe de chercheurs américains et britanniques a
proposé une explication à ce mystère : le climat dans ces régions leur aurait été défavorable.
Les
géologues ont effectué des relevés dans une formation sédimentaire au
nord du Nouveau-Mexique (Etats-Unis), qui se trouvait à l'époque au
niveau des zones tropicales et conserve aujourd'hui des traces
fossilisées du climat d'alors : pollens et spores. L'étude de ces
fossiles suggère une abondance de plantes adaptées à un environnement
sec. Les analyses isotopiques de ces mêmes microfossiles montrent,
elles, que le taux de dioxyde de carbone dans l'atmosphère était très
élevé, et corrélé à une grande instabilité climatique. Enfin, l'examen
de charbons suggère la survenue d'incendies dévastateurs, avec des
températures estimées à plus de 680° C. Ces analyses dressent le tableau
d'un environnement à la végétation maigre, soumis à des alternances
d'épisodes d'extrême sécheresse et de haute pluviométrie. Dans ces
conditions, les herbivores massifs comme les Sauropodomorphes, dont les
besoins métaboliques étaient élevés, ne pouvaient pas s'implanter
durablement.
Premiers résultats scientifiques de Philae : Tchouri se révèle… différente
Des molécules organiques inédites sur une
comète, une structure assez variée en surface mais plutôt homogène en
profondeur, des composés organiques formant des amas et non dispersés
dans la glace… ce sont quelques-uns des résultats issus des premières
données de Philae à la surface de la comète « Tchouri ». Réalisés dans
le cadre de la mission Rosetta de l'ESA, ces travaux ont mobilisé des
chercheurs du CNRS, d'Aix-Marseille Université, de l'Université Joseph
Fourier, de l'Université Nice Sophia Antipolis, de l'UPEC, de l'UPMC, de
l'Université Paris-Sud, de l'Université Toulouse III – Paul Sabatier et
de l'UVSQ, avec le soutien du CNES. Ils sont publiés au sein d'un
ensemble de huit articles, le 31 juillet 2015 dans la revue Science. Ces résultats in situ,
très riches en informations inédites, mettent en évidence quelques
différences par rapport aux observations antérieures de comètes et aux
modèles en vigueur.
Alors qu'il est déjà possible d'obtenir in vitro
des cellules pluripotentes (capables de générer tous les tissus d'un
organisme) à partir de n'importe quelle cellule, les chercheurs de
l'équipe de Maria-Elena Torres Padilla, directrice de recherche Inserm
au sein de l'IGBMC (CNRS/Université de Strasbourg/Inserm) à Strasbourg
sont parvenus pour la première fois à obtenir des cellules dites
totipotentes, ayant les mêmes caractéristiques que celles des tous
premiers stades embryonnaires, des cellules aux propriétés encore plus
intéressantes. Ces résultats obtenus en collaboration avec Juanma
Vaquerizas, du Max Planck Institute (Münster, Allemagne) sont publiés le
3 août dans la revue Nature Structural & Molecular Biology.
Le glutamate : un nouvel acteur dans la mécanique de l'addiction
Des chercheurs viennent d'identifier chez la
souris, puis de confirmer chez l'homme, un nouvel acteur régulant
l'addiction. Le glutamate, un neurotransmetteur1, contribue à
réguler la libération de dopamine dans le noyau accumbens, l'une des
structures cérébrales du système de récompense. Plus précisément, c'est
un subtil équilibre avec un autre neurotransmetteur – l'acétylcholine –
qui évite l'emballement du système et l'entrée dans l'addiction. Cette
découverte, qui augure de nouvelles perspectives thérapeutiques, a été
réalisée par des neurobiologistes du laboratoire Neurosciences
Paris-Seine (Institut de biologie Paris-Seine, CNRS/Inserm/UPMC) et de
l'Institut universitaire en santé mentale Douglas (McGill University,
Montréal, Canada), en association avec des spécialistes de génétique
humaine à l'Institut Mondor de recherche biomédicale (Inserm/UPEC).
Leurs travaux sont publiés le 4 août 2015 dans la revue Molecular Psychiatry.
Des bactéries pour contrecarrer le diabète de type 1
Notre organisme vit avec dix fois plus de
microbes que de cellules humaines. Cet ensemble de bactéries est appelé
le microbiote. Dans certains cas, ces bactéries, alors dites pathogènes,
sont à l'origine de maladies infectieuses. Dans d'autres cas, ces
micro-organismes peuvent aussi nous protéger de certaines pathologies.
Des chercheurs de l'Inserm, de l'université Paris Descartes et du CNRS,
en collaboration avec des équipes suédoises et chinoises, viennent de
démontrer la protection conférée par le microbiote dans le développement
du diabète de type 1 chez la souris. Ces travaux sont publiés dans la
revue Immunity, le 4 août 2015.