4/
GÉNÉTIQUE ET ÉVOLUTION
Cette
partie s’inscrit dans une logique d’approfondissement des acquis
des années précédentes, notamment des concepts de biodiversité
et d’évolution. Dès la classe de seconde, la diversité
génétique et les processus évolutifs ont été abordés
dans le contexte de la biodiversité. En classe de première, les
mécanismes à l’origine des mutations ont été identifiés,
ainsi que leurs effets sur la santé humaine. En classe terminale, il
s’agit de comprendre comment la reproduction sexuée forme
des génomes individuels et contribue à la diversification
du vivant, aux côtés d’autres processus génétiques et non
génétiques. Consolider ses acquis en génétique et découvrir
les techniques qui aboutissent à la connaissance du génome de
chaque individu. Comprendre que l’hérédité n’est pas
exclusivement liée à l’ADN.
Comment évolue notre génôme ?
4,1/
L’ORIGINE DU GÉNOTYPE DES INDIVIDUS
Objectifs
: il s’agit d’abord d’identifier les conséquences
génétiques, pour les individus, des divisions cellulaires
étudiées en classe de première. Cela permet aussi :
-
de comprendre que la reproduction sexuée garantit l’émergence
de nouveaux génomes chez les êtres vivants, en tolérant des
erreurs (qui deviennent des innovations) au sein
d’espèces vivantes de plus en plus complexes à l’échelle des
temps géologiques ;
-
d’acquérir les principes de bases de l’analyse génétique
sur des exemples simples.
Liens : SVT – enseignement de spécialité
en classe de première : mitose et méiose ; mutations ; variation
génétique et santé.
qu'est ce que l'analyse génétique ? révision
de 1ère...
4,1,1/
Analyse
génétique
1/
Tests
génétiques
Le terme de risque génétique définit la
probabilité pour un individu d’être porteur d’une mutation
spécifique à l’origine d’une maladie génétique ou celle
d’être atteint par cette maladie. L’évaluation de ce risque est
un élément essentiel du conseil génétique.
Maladies autosomiques dominantes :
l’enfant d’un individu atteint d’une maladie dominante
autosomique a 50% de risque d’être lui-même porteur de la
mutation.
Maladies autosomiques récessives : le
risque pour un couple d’avoir un enfant atteint d’une maladie
récessive autosomique est égal à : risque que la mère soit
hétérozygote x risque que le père soit hétérozygote x 1/4
(explication de 1/4 : un risque sur deux que l’allèle issu de la
mère hétérozygote soit muté et un risque sur deux que l’allèle
hérité du père hétérozygote soit muté : 1/2 x 1/2 = 1/4)
Maladies liées au chromosome x : le
risque d’être hétérozygote pour un individu de sexe féminin
dépend de son lien de parenté avec le ou les individus atteints et
de l’histoire familiale. En cas d’affection familiale prouvée
(atteinte de plusieurs générations), les filles d’une femme
conductrice obligatoire ont 1/2 risque d’être elles-mêmes
hétérozygotes. Le risque d’une fille est égal à la moitié du
risque de sa mère.
Des tests consistent à rechercher des anomalies
sur la molécule d’ADN elle-même, ou à dépister des anomalies
concernant le nombre ou la forme des chromosomes. Il faut distinguer
les tests :
qui apportent des informations sur le
patrimoine génétique transmissible, présent dans toutes les
cellules de l’organisme (génétique constitutionnelle),
qui informent sur l’état du génome de
cellules tumorales (génétique somatique).
permettent d’obtenir des informations sur
la réponse à un traitement ou sur les risques d’effets
secondaires (pharmacogénomique).
1/ Les tests de génétique constitutionnelle
Les tests de génétique constitutionnelle
(ou héréditaire) reposent sur l’étude du patrimoine génétique
d’une personne, le plus souvent à partir d’une prise de sang.
Ils peuvent être réalisés avant la naissance (test prénatal) ou
après, à n’importe quel âge (test postnatal).
Ces tests sont envisagés dans trois situations :
Le diagnostic de maladies génétiques
Le diagnostic de maladies pré-symptomatique
Les tests de pharmacogénétique
1,1/ Le diagnostic de maladies génétiques
Un test génétique diagnostic est effectué en
cas de symptôme pouvant évoquer une maladie génétique. Ces tests
sont utilisés pour le diagnostic de maladies monogéniques (liées à
des anomalies affectant un seul gène), dont le gène causal est
identifié (mucoviscidose, hémochromatose héréditaire, polypose
colique familiale).
1,2/Le diagnostic de maladies pré-symptomatique
(tests prédictifs)
Pour les maladies monogéniques : Les
tests génétiques prédictifs sont effectués chez des personnes
qui ne présentent aucun symptôme, afin de prédire le risque de
développer ultérieurement une maladie. Ces tests peuvent être
hautement prédictifs : dans le cas de la maladie de Huntington, par
exemple, la mutation cherchée est une condition nécessaire et
suffisante pour développer la maladie.
Pour les maladies multifactorielles : en
cancérologie, notamment proposés lorsqu’une mutation a déjà
été identifiée dans la famille. Ces tests apportent une
indication concernant le risque de développer la maladie, mais en
aucun cas une certitude : les facteurs environnementaux et
personnels contribuent largement à la survenue d’un cancer, et
les mutations génétiques recherchées lors de ces tests ne sont ni
nécessaires, ni suffisantes à l’apparition d’un cancer. (Ex :
si mutation sur le gène BRCA1 ou BRCA2, le risque de développer un
cancer du sein avant 70 ans est de 40 à 85%, alors qu’il est de
10% dans la population générale, le risque de développer un
cancer de l’ovaire est de 10 à 60%, contre 1% dans le reste de la
population. si mutation de l’un des gènes de la famille MMR :
40 à 70% de risque de développer un cancer colorectal avant l’âge
de 70 ans.)
1,3/Les tests de pharmacogénétique
La pharmacogénomique consiste à étudier les
caractéristiques génétiques d’un individu pour prédire la
réponse de son organisme à un médicament : effets secondaires,
risques de surdosages, ou encore inefficacité.
2/ Les tests de génétique somatique
Les tests de génétique somatique (non
héréditaire) consistent à analyser le génome des cellules
cancéreuses pour détecter des mutations survenues spécifiquement
dans la tumeur et prédire la réponse à un traitement ciblé. On
parle de « test compagnon ». Ils sont réalisés à partir d’une
biopsie ou d’une prise de sang pour les cancers hématopoïétiques
Deux principales approches d’analyses du génome
sont utilisées dans le cadre des tests génétiques :
La génétique moléculaire, qui consiste à
analyser la molécule d’ADN pour détecter des mutations ou autres
anomalies de façon ciblée sur le génome.
La cytogénétique, qui consiste à étudier
le nombre et la forme des chromosomes pour détecter des remaniements
affectant des fragments chromosomiques ou des chromosomes entiers.
dossier INSERM du 15/05/2015 :
https://www.inserm.fr/dossier/tests-genetiques/
question éthique :
https://www.inserm.fr/actualite/tests-genetiques-recreatifs-juste-jeu/
L’analyse
génétique peut se fonder sur l’étude de la transmission
héréditaire des caractères observables [phénotype] dans des
croisements issus le plus souvent de lignées pures (homozygotes) et
ne différant que par un nombre limité de caractères.
Dans
le cas de l’espèce humaine, l’identification des allèles portés
par un individu s’appuie d’abord sur une étude au sein de la
famille, en appliquant les principes de transmission héréditaire
des caractères.
L’utilisation
de bases de données informatisées permet d’identifier des
associations entre certains gènes mutés et certains phénotypes.