1,1,3/ Les marques de la fragmentation continentale et de l’ouverture océanique : marges continentales
1/ Marges passives
Recenser, organiser et exploiter des données (sismiques, tectoniques, sédimentaires) relatives à des marges passives divergentes ;
Manuel p.168-169i
Les marges passives bordant un océan portent des marques de distension (failles normales et blocs basculés) qui témoignent de la fragmentation initiale (=Rift continental) avant l’accrétion océanique.
2/ Rift continental
Recenser, organiser et exploiter des données (sismiques, tectoniques, sédimentaires) : relatives à un rift continental (par exemple, le rift des Afars).
Manuel p.166-169ii
|
Rift continental |
Marge passive |
Structures tectoniques |
Failles normales |
→ listriques |
Sédiments |
continentaux syn-rift de type conglomérats et évaporites |
|
0 |
marins post-rifts |
|
Activité sismique |
Importante, liée notamment au mouvement des failles normales |
Faible ou absente (failles non actives) |
Activité volcanique |
Importante (volcanisme basaltique) |
Absente |
Les stades initiaux de la fragmentation continentale correspondent aux rifts continentaux.
i p169q1/ La vitesse des ondes sismiques indiquées sur le schéma interprétatif permet, en comparant avec les valeurs du tableau, d’identifier les roches magmatiques constitutives de la croûte continentale (granite), de la croûte océanique (basaltes) et du manteau (péridotites). Les failles normales peuvent être identifiées par le déplacement relatif des blocs de socle continental. Les sédiments peuvent être datés par les couleurs en se reportant au document 2 et être identifiés comme syn-rift ou post-rift en utilisant le document 3.
p169q3/ D’après la séquence stratigraphique du forage représenté sur le document 2 et le modèle présenté dans le document 3, on peut reconstituer deux grandes étapes de la formation de cette marge passive :
1– Oligocène (−34 à −23 Ma) : fragmentation continentale par formation d’un rift avec effondrement le long de failles normales actives et dépôts de sédiments continentaux syn-rift remplissant les bassins sédimentaires dissymétriques (conglomérats – évaporites).
2– Miocène à aujourd’hui (−23 à 0 Ma) : expansion océanique séparant les deux moitiés de l’ancien rift et recouvrement des blocs basculés par dépôts de sédiments marins post-rift argileux.
ii p169q1/ Les caractéristiques du rift d’Assal :
– tectonique en distension,
– failles normales avec effondrement central,
– volcanisme actif basaltique au centre du rift,
– dépôts de roches sédimentaires évaporitiques au fond du rift,
– sismicité active le long des failles et au niveau de la zone magmatique.
p169q2/ D’après l’étude des données GPS, le rift de l’Afar se trouve en régime tectonique distensif, entraînant un amincissement de la lithosphère continentale.
p169q3/ Le régime tectonique en distension (=extension) provoque un amincissement de la lithosphère s’accompagnant en surface de la fracturation de la croûte continentale le long de failles normales parallèles, ce qui forme un fossé d’effondrement ou rift. L’amincissement lithosphérique est également à l’origine du magmatisme responsable de l’activité volcanique au centre du rift. L’activité sismique est la conséquence du jeu des failles normales, mais aussi de l’activité magmatique. Enfin la faible épaisseur d’eau envahissant les zones basses est à l’origine, en climat chaud et sec, d’une sédimentation évaporitique.
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