4/ Tropismes
Étudier les expériences historiques sur l’action de l’auxine dans la croissance racinaire ou caulinaire.
Manuel p.200
Tropisme : Du grec tropos, trepein, « avoir une affinité pour », avec le suffixe -isme. τρόπος, tournement tour, tourner, direction, avoir une affinité pour)
Cotylédon (scientifiquement nommé feuille cotylédonaire) est une feuille primordiale constitutive de la graine. Le terme vient du grec, κοτυληδών, κοτυληδόνος , de κοτύλη qui désignait une mesure de capacité, c'est-à-dire une cavité, un creux, un contenant. Les graines des plantes monocotylédones comportent un seul cotylédon (blé, maïs) ; celles des dicotylédones en comportent deux (haricot, pois, marronnier, chanvre) ; ils sont parfois secondairement polycotylédonés chez les Gymnospermes qui en comptent de 2 (cyprès commun) à 24 (Pinus maximartinezii)
Coléoptile (coleo : fourreau, étui, gaine [kolos] κολός). Le coléoptile est un organe transitoire lors de la germination formant une gaine protectrice pointue autour des pousses émergentes chez les monocotylédones telles que les graminées.
L’hypocotyle ou axe hypocotylé est la partie de la tigelle située entre sa base (le collet) et les premiers cotylédons de la plante.
L’apex caulinaire et les jeunes feuilles sont protégés par le coléoptile.
La racine principale est elle aussi protégée par un étui, le coléorhyze mais celui-ci est très transitoire.
Le cotylédon est considéré comme une feuille-réserve primordiale qui permet à la jeune plantule de renforcer rapidement sa croissance par une photosynthèse active dés la sortie de terre .
Cette définition valable pour beaucoup de plantes est plutôt un concept : celui d 'une structure rapidement mise en œuvre pour assurer la croissance.
Chez les dicotylédones, les cotylédons portent bien leur nom.
Chez les monocotylédones le cotylédon s'appellerait plutôt scutellum (du latin : écusson) bien différent des premières feuilles. Le coléoptile qui forme une gaine autour de la gemmule et qui la protège peut être considéré comme le cotylédon
Germination épigée (haricot) :
La graine est soulevée hors du sol par accroissement rapide de la tigelle qui donne l’axe hypocotyle qui soulève les deux cotylédons hors du sol. La gemmule se développe (après la radicule) et donne une tige feuillée au-dessus des deux cotylédons. Le premier entre-nœud donne l’épicotyle. Les premières feuilles, au-dessus des cotylédons sont les feuilles primordiales (elles sont plus simples que les futures feuilles).
Germination hypogée (maïs) :
La graine reste dans le sol, la tigelle ne se développe pas et les cotylédons restent dans le sol.
https://forum.mikroscopia.com/topic/14211-cotylédons/
Le gravitropisme des végétaux :
Conclusion : trop d’hormone inhibe la croissance,
ce n’est pas la présence de l’hormone mais la dose d’hormone qui constitue le signal
En botanique, un phytomère, appelé aussi métamère, est une unité fonctionnelle constitutive d'une plante (zone d'auxèse, de mérèse, ...). La croissance de cette dernière est déterminée par la répétition et l'empilement des phytomères. Les phytomères sont produits continuellement pendant toute la durée végétative d'une plante.
Le développement du végétal conduit à une organisation modulaire en phytomères, contrôlée par des hormones végétales et influencée par les conditions de milieu.
2,1,3/ Relations extérieures
1/ adaptation avec le milieu
Les plantes ayant une vie fixée sont vulnérables : à l’inverse des animaux, elles ne peuvent pas s’enfuir pour échapper à un prédateur ou à de mauvaises conditions environnementales.
Comment une plante fixée vit-elle dans un milieu qui varie ?
Chaque espèce a une amplitude de tolérance :
Espèce euryèce : large amplitude : elle supporte de grands écarts du facteur et occupe des milieux variés.
Espèce sténoèce : amplitude étroite : elle ne vit que dans un milieu stable. Sa présence renseigne sur le milieu.
Le vocabulaire se décode en trois morceaux
1 · intensité :combien ?
Hyper- : extrême
Poly- : très forte
Méso- : moyenne
Oligo- : faible
2 · facteur : de quoi ?
Xéro- : sec
Halo- : sel
Hélio- : soleil
Scia- : ombre
Hygro- : humide
Calci- : chaux
3 · suffixe :quelle relation ?
-phile : qui aime
-phobe : qui fuit
-fuge : qui fuit
-cole : qui vit sur
Mésohalophile = méso (moyen) + halo (sel) + phile (aime) : qui aime un milieu moyennement salé.
Chaque facteur du milieu a ses plantes adaptées :
Facteur du milieu |
Termes clés |
Exemple |
Adaptation ou réponse |
Eau · xeros : sec |
xérophile, hygrophile |
Oyat, cactus |
Oyat : feuilles enroulées, stomates abrités. |
Sel · halos : sel |
halophile, glycophile |
Salicorne |
Stocke le sel dans ses vacuoles ; tiges charnues riches en eau. |
Lumière · hélio-, scia- |
héliophile, sciaphile |
Hêtre |
Feuilles de lumière épaisses ; feuilles d’ombre minces et plus larges. |
Milieu aquatique |
hygrophile, aquatique |
Nénuphar |
Tissus aérifères qui conduisent l’air vers les parties immergées. |
Sol · calx : chaux |
calcicole, calcifuge |
Buis, châtaignier |
Buis sur sol calcaire ; |
Adaptation héréditaire et réponse individuelle
Dans la population : adaptation : caractère héréditaire, transmis de génération en génération, résulte de la sélection naturelle
Exemples : feuilles enroulées de l’oyat, tige charnue du cactus
Chez l’individu : réponse au milieu : fonctionnement ou forme modulés par le milieu, sans changement du génome
Exemples : fermeture des stomates, feuilles d’ombre du hêtre
Une plante fixée résiste au milieu par ce qu’elle est (adaptations) et par ce qu’elle fait (réponses).
Manuel p.192-193
video : L'adaptation des plantes en montagne (à 9’ : vallée de la Gela, proche cirque Barroude) : https://youtu.be/Y1aZaj4zmCo
Coupe Transversale de feuille xérophyte : http://www.phonat.fr/zoomify/xerophytic.html
Coupe Transversale de feuille hydrophyte : http://www.phonat.fr/zoomify/hydrophytic.html
Coupe Transversale de feuille mésophyte : http://www.phonat.fr/zoomify/mesophytic.html
Établir et mettre en œuvre des protocoles montrant l’influence des conditions de milieu (lumière, gravité, vent) sur le développement de la plante.
Par diverses caractéristiques, les plantes terrestres montrent une capacité d’adaptation à la vie fixée à l’interface sol/atmosphère, dans des environnements variables
2/ symbiose avec d'autres vivants
Étudier les surfaces d’échange des mycorhizes, associations symbiotiques entre champignons et racines de plantes, déjà observées en classe de première.
Manuel p.189
lichens
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