vendredi 5 septembre 2025

1,1,1/ La chronologie relative

1/ Principes de datation relative

Utiliser les relations géométriques pour établir une succession chronologique d’événements à partir d’observations à différentes échelles et sur différents objets (lames minces observées au microscope, affleurements, cartes géologiques).


légendez les dessins - énoncez 3 principes - appliquez sur documents réels

      • Le principe de superposition permet d’établir des successions ordonnées. Ainsi, lorsque plusieurs strates sont superposées, la strate supérieure est la plus jeune (s'il n'y a pas eu de tectonique). Il en est de même pour un empilement de coulées volcaniques.

      • Le principe de continuité permet d’étendre un marqueur temporel sur toute la surface où la couche est représentée. On admet que l’âge d’une strate est le même sur toute son étendue. Deux roches de nature différentes mais appartenant à la même strate sont donc de même âge.

      • Le principe de recoupement permet de traiter toutes les situations d’intersection entre couches ou formations, appelées discontinuités ou discordances. La formation d’un pli ou d’une faille est plus récente que celle des roches qu’ils ont affectées. Lorsqu’une strate repose en discordance sur des strates affectées par un mouvement tectonique, celui-ci est antérieur au dépôt de sédiments à l’origine de la strate horizontale. Lorsqu’une structure recoupe une autre, la plus jeune recoupe la plus ancienne. Un filon ou une intrusion granitique, une coulée volcanique, sont donc plus jeunes que les roches encaissantes, qu’ils peuvent avoir métamorphisées.


  1. principe de superposition : en l'absence de bouleversements structuraux, une couche est plus récente que celle qu'elle recouvre et plus ancienne que celle qui la recouvre ;

  2. principe d'horizontalité : les couches sédimentaires se déposent horizontalement ; une séquence sédimentaire qui n'est pas en position horizontale a subi des déformations postérieures à son dépôt ;

  3. principe de continuité : une même couche a le même âge sur toute son étendue ;

  4. principe de recoupement : les couches sédimentaires sont plus anciennes que les failles ou les roches qui les recoupent ;

  5. principe d'inclusion : les morceaux de roche inclus dans une autre couche sont plus anciens que leur contenant.

  6. principe d'actualisme : les structures géologiques passées ont été formées comme à notre époque ;

  7. principe d'identité paléontologique : deux couches ayant les mêmes fossiles ont le même âge ;

logiciel chronocoupe : http://acces.ens-lyon.fr/acces/thematiques/limites/didacgeo/site/chronocoupe/Chronocoupe.zip/view


Les relations géométriques (superposition, recoupement, inclusion) permettent de reconstituer la chronologie relative de structures ou d’événements géologiques de différentes natures et à différentes échelles d’observation.

2/ Fossiles stratigraphiques = stratotypes

Observer une succession d’associations fossiles différentes dans une formation géologique et comprendre comment est construite une coupure stratigraphique (par exemple par l’étude des successions d’ammonites, de trilobites ou de foraminifères).

Échantillons

Manuel p.136-139


      • Le principe d’identité paléontologique est fondé sur la reconnaissance de fossiles stratigraphiques. Deux formations éloignées possédant les mêmes fossiles stratigraphiques sont de même âge. Les fossiles sont dits stratigraphiques s’ils sont caractéristiques d’un court intervalle de temps et donc appartenant à des espèces n’ayant connu qu’une brève durée d’existence ; ils doivent être suffisamment abondants et couvrir une vaste aire de répartition.


Fossile stratigraphique : petit temps + grand espace


Les associations de fossiles stratigraphiques, fossiles ayant évolué rapidement et présentant une grande extension géographique, sont utilisées pour caractériser des intervalles de temps. L’identification d’associations fossiles identiques dans des régions géographiquement éloignées permet l’établissement de corrélations temporelles entre formations.


3/ Echelle stratigraphique

Comprendre les modalités de construction de l’échelle stratigraphique ; discuter les fondements et la validité des différents niveaux de coupures.

Manuel p.140-141

Lien géoportail sur Lectoure

http://infoterre.brgm.fr/viewer/MainTileForward.do

l'histoire du bassin aquitain : http://sigesaqi.brgm.fr/-Histoire-geologique-du-Bassin-Aquitain-.html

Géoportail : https://www.geoportail.gouv.fr/carte

One geology : http://portal.onegeology.org/

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Europe_geological_map-en.svg


Les coupures dans les temps géologiques sont établies sur des critères paléontologiques : l’apparition ou la disparition de groupes fossiles.

La superposition des intervalles de temps, limités par des coupures d’ordres différents (ères, périodes, étages), aboutit à l’échelle stratigraphique.

Netothèque

http://www.saga-geol.asso.fr/Geologie_page_conf_stratigraphie.html

https://www.msnucleus.org/membership/html/jh/earth/stratigraphy/index.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89chelle_des_temps_g%C3%A9ologiques

https://www.researchgate.net/figure/Map-of-the-Middle-Permian-fossil-locality-in-Sermin-northern-Johore_fig1_240464317

https://timescalefoundation.org/gssp/index.php?parentid=0

http://acces.ens-lyon.fr/acces/thematiques/limites/Temps/echelles-strati/comprendre/echelles-numeriques

pli, failles animation : https://www.edumedia-sciences.com/fr/media/664-plissements-et-erosion

– L’application « La datation relative » permettant d’aborder les principes de datation relative

: http://svt.ac-dijon.fr/spip.php?article329

– Le jeu serieux de Philippe Cosentino qui propose a l’eleve de reconstituer la succession

d’evenements aboutissant a un affleurement en partant de l’observation de l’affleurement :

https://www.pedagogie.ac-nice.fr/svt/productions/defi-lyell/

https://svtlycee.editions-bordas.fr/9782047337622#

logiciel chronocoupe : http://acces.ens-lyon.fr/acces/thematiques/limites/didacgeo/site/chronocoupe/Chronocoupe.zip/view


Bilan / chronologie relative

Utiliser les relations géométriques pour établir une succession chronologique d’événements à partir d’observations à différentes échelles et sur différents objets (lames minces observées au microscope, affleurements, cartes géologiques).

Observer une succession d’associations fossiles différentes dans une formation géologique et comprendre comment est construite une coupure stratigraphique (par exemple par l’étude des successions d’ammonites, de trilobites ou de foraminifères).

Comprendre les modalités de construction de l’échelle stratigraphique ; discuter les fondements et la validité des différents niveaux de coupures.

Les relations géométriques (superposition, recoupement, inclusion) permettent de reconstituer la chronologie relative de structures ou d’événements géologiques de différentes natures et à différentes échelles d’observation.

Les associations de fossiles stratigraphiques, fossiles ayant évolué rapidement et présentant une grande extension géographique, sont utilisées pour caractériser des intervalles de temps.

L’identification d’associations fossiles identiques dans des régions géographiquement éloignées permet l’établissement de corrélations temporelles entre formations.

Les coupures dans les temps géologiques sont établies sur des critères paléontologiques : l’apparition ou la disparition de groupes fossiles.

La superposition des intervalles de temps, limités par des coupures d’ordres différents (ères, périodes, étages), aboutit à l’échelle stratigraphique.

Notions fondamentales : chronologie, principes de datations relative, fossiles stratigraphiques

Intro

sondage : la science c'est quoi pour vous ?

http://www.science-and-you.com/fr/sondage2021

Introduction épistémologique

Qu'est-ce que la science ?

Texte philo BAC :

http://etudiant.aujourdhui.fr/etudiant/info/bac-2017-les-sujets-de-philosophie.html

https://www.franceinter.fr/societe/les-sujets-de-philosophie-du-bac-201

définitions des sciences :

https://www.lelivrescolaire.fr/page/12137974

" L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit. " Aristote

« abducere mentem a sensibus » " détacher son esprit des sens " Descartes

" L’important, c’est de ne jamais cesser de poser des questions " Einstein

jeudi 4 septembre 2025

Nature of science

video 9'23 : https://youtu.be/TclBJZuUAOY?si=FQ1t0NSXiX3WGWpq

N What is science : http://undsci.berkeley.edu/article/whatisscience_01

N This flowchart represents the process of science : https://media.hhmi.org/biointeractive/click/understanding-science/#/intro/2

N Describing the nature of science : https://www.sciencelearn.org.nz/resources/412-describing-the-nature-of-science

N Myths of the nature of science : https://www.sciencelearn.org.nz/resources/415-myths-of-the-nature-of-science

molecules

video 4'57 : https://youtu.be/_lNF3_30lUE How Small Is An Atom? Spoiler: Very Small. Atoms are very weird. Wrapping your head around exactly how weird, is close to impossible – how can you describe something that is SO removed from humans experience? But then again, they kind of make up everything, so let us try anyways.

write : names for the symbols of the chemical elements and compounds in a table

answers of doc. (c)

Check_Your_English_Vocabulary_for_Medicine : http://medicine.kaums.ac.ir/UploadedFiles/Files/Check_Your_English_Vocabulary_for_Medicine.pdf

build and draw your molecules : https://molview.org/?cid=21262180 to try to understand chemestry !

1 - Long story of mater

1.1 - level of organisation : chemical elements

1.2 - ordonated structures : cristals

1.3 - a complex structure : living cell

2 - The sun, our source of energy

2.3 - Biological conversion of solare energy : photosynthesis

2.4 - Thermic review of human body

3 - The earth, a unique star

3.2 - Story of earth's age

4 - Sound & music, information providers

4.4 - Hearing music

1,1,1/ La chronologie relative

1/ Principes de datation relative

Utiliser les relations géométriques pour établir une succession chronologique d’événements à partir d’observations à différentes échelles et sur différents objets (lames minces observées au microscope, affleurements, cartes géologiques).


légendez les dessins - énoncez 3 principes - appliquez sur documents réels

      • Le principe de superposition permet d’établir des successions ordonnées. Ainsi, lorsque plusieurs strates sont superposées, la strate supérieure est la plus jeune (s'il n'y a pas eu de tectonique). Il en est de même pour un empilement de coulées volcaniques.

      • Le principe de continuité permet d’étendre un marqueur temporel sur toute la surface où la couche est représentée. On admet que l’âge d’une strate est le même sur toute son étendue. Deux roches de nature différentes mais appartenant à la même strate sont donc de même âge.

      • Le principe de recoupement permet de traiter toutes les situations d’intersection entre couches ou formations, appelées discontinuités ou discordances. La formation d’un pli ou d’une faille est plus récente que celle des roches qu’ils ont affectées. Lorsqu’une strate repose en discordance sur des strates affectées par un mouvement tectonique, celui-ci est antérieur au dépôt de sédiments à l’origine de la strate horizontale. Lorsqu’une structure recoupe une autre, la plus jeune recoupe la plus ancienne. Un filon ou une intrusion granitique, une coulée volcanique, sont donc plus jeunes que les roches encaissantes, qu’ils peuvent avoir métamorphisées.


  1. principe de superposition : en l'absence de bouleversements structuraux, une couche est plus récente que celle qu'elle recouvre et plus ancienne que celle qui la recouvre ;

  2. principe d'horizontalité : les couches sédimentaires se déposent horizontalement ; une séquence sédimentaire qui n'est pas en position horizontale a subi des déformations postérieures à son dépôt ;

  3. principe de continuité : une même couche a le même âge sur toute son étendue ;

  4. principe de recoupement : les couches sédimentaires sont plus anciennes que les failles ou les roches qui les recoupent ;

  5. principe d'inclusion : les morceaux de roche inclus dans une autre couche sont plus anciens que leur contenant.

  6. principe d'actualisme : les structures géologiques passées ont été formées comme à notre époque ;

  7. principe d'identité paléontologique : deux couches ayant les mêmes fossiles ont le même âge ;

logiciel chronocoupe : http://acces.ens-lyon.fr/acces/thematiques/limites/didacgeo/site/chronocoupe/Chronocoupe.zip/view


Les relations géométriques (superposition, recoupement, inclusion) permettent de reconstituer la chronologie relative de structures ou d’événements géologiques de différentes natures et à différentes échelles d’observation.

mardi 2 septembre 2025

 Révision on the rocks

Achtung! petit QCM sur ED pour voir si on se souvient : le 11 septembre 2025 à 8h15

1/ A LA RECHERCHE DU PASSÉ GÉOLOGIQUE DE NOTRE PLANÈTE

L’enseignement de spécialité en classe de première a permis de découvrir les principaux aspects de la dynamique terrestre en étudiant la structure du globe et quelques caractéristiques de la mobilité horizontale de la lithosphère, ainsi est acquise une compréhension globale de la dynamique terrestre.

Le programme de la classe terminale vise à renforcer cette compréhension des géosciences en développant, dans une première partie, la dimension temporelle des études géologiques. Il importe de comprendre comment un objet géologique, quelles que soient ses dimensions, témoigne d’une histoire que l’on peut reconstituer par l’application de méthodes chronologiques. Cette étude temporelle permet de comprendre comment a été établie l’échelle internationale des temps géologiques et combien l’histoire de la Terre et l’histoire de la vie sont indissociables. Les dimensions spatiale et temporelle sont présentes dans l’étude des paléogéographies de la Terre. Les traces des mobilités tectoniques passées sont alors découvertes et interprétées. Elles conduisent à une compréhension plus précise des grands objets de la géologie mondiale.

1,1/ LE TEMPS ET LES ROCHES

Objectifs :

  • appréhender les méthodes du géologue pour construire une chronologie des objets étudiés.

  • comprendre la pertinence des méthodes employées en fonction du contexte géologique et identifier les limites d’utilisation des différentes stratégies de datation.

  • approfondir les méthodes acquises dans les classes précédentes, notamment l’exploitation des supports pétrographiques (échantillons, lames minces) et cartographiques.

  • faire un nouvel usage de la carte de France au 1/106, articulé sur les données chronologiques.

Notions : chronologie, principes de datations relative et absolue, fossiles stratigraphiques, chronomètres.

Liens : programme d’enseignement scientifique en classe de première. Programme de physique-chimie en classe terminale.

Rappel des acquis

Vu en enseignement scientifique de 1ères : https://biogeologue.blogspot.com/search/label/ES 1°

échelle stratigraphique - carte géologiques - différentes roches

 1troduction

  • emploi du temps :

    • 2° : 1h30 SVT (+ 1h DNL)

    • 1° : 1h sciences SVT (+ 4h spécialité SVT + 1h DNL)

    • T° : 1h sciences SVT (+ 6h spécialité SVT+ 1h DNL)


Matériel

  • crayons, de couleur, ...

  • photocopies à compléter-colorier

  • cahier ou classeur

  • blog "SVTR" : http://biogeologue.blogspot.fr/ tout ce qui est à l'écran s'y retrouve, ce qui ne veut pas dire que tout y est

  • manuel : outil de travail personnel


Méthode

  • autonomie (# liberté # épée à double tranchant)

    • autonomie du cartable => organisation du cahier ou classeur :

      • prises de notes de cours

      • documents distribués

      • comptes rendus de tp

      • essais d'exercices du manuel

      • évaluations

      • fiches techniques

    • autonomie en cours => prise de notes :

      • prendre des notes = exercice cérébromanuel difficile

      • écouter avec attention ≠ entendre avec distraction

      • sélectionner ce qu'il faut noter

      • écrire et placer intelligemment les mots

      • ne pas perdre le fil

      • ne jamais faire de phrases

      • ut abrév°

      • garder la mise en forme (sur/souligner, couleurs...) pour la mémomaison

    • autonomie hors cours => devoirs du soir

      • revoir ses notes avec blog + manuel

      • faire des fiches de révision avec notes + blog + manuel

      • préparer les devoirs avec les exercices du manuel

    • autonomie en tp => comptes-rendus :

      • prise de notes pour y voir clair

      • prendre en main la manipulation

      • rédiger un compte rendu (pour notation éventuelle)

  • évaluation :

    • DS & BB, pour se préparer au BAC

    • compte-rendus de TP pour se préparer à l'ECE = TP BAC

    • petits tests de connaissances, QCM

    • évaluer ses compétences / capacités / savoirs faire

    • exposés pour l'oral DNL et grOrâl

  • ma façon de noter le plan, les couleurs :

la démarche : mise en situation → pb → activités → bilan → sitothèque → évaluation

1/ Titres de chap = prg

1,1/ Titre de souschap = prg

1,1,1/ titre de sousouschap

(111)1/ ‘tites parties interchangeables

Les consignes, les liens, les docs

Connaissances = je sais = notions = ce qu’il faut savoir

Capacités = je fais = compétences = ce qu’il faut savoir faire

dates


  • programme SVT : 3 boîtes : vie & terre / biodiv & devdur / corps & santé :


SVT 2°

Spécialité SVT 1°

Spécialité SVT T°

La Terre, la vie et l’organisation du vivant

L’organisation fonctionnelle du vivant

Biodiversité, résultat et étape de l’évolution

Transmission, variation et expression du patrimoine génétique

La dynamique interne de la Terre

Génétique et évolution

À la recherche du passé géologique de notre planète

Les enjeux contemporains de la planète

Géosciences et dynamique des paysages

Agrosystèmes et développement durable

Écosystèmes et services environnementaux

De la plante sauvage à la plante domestiquée

Les climats de la Terre

Corps humain et santé

Procréation et sexualité humaine

Microorganismes et santé

Variation génétique et santé

Le fonctionnement du système immunitaire humain

Comportements, mouvement et système nerveux

Enseignement scientifique 1° en SVT

Enseignement scientifique T° en SVT

1 - Une longue histoire de la matière

2 - Le Soleil, notre source d’énergie

3 - La Terre, un astre singulier

4 - Son et musique, porteurs d’information

5 - Projet expérimental et numérique

Thème 1 : Science, climat et société

Thème 2 : Le futur des énergies

Thème 3 : Une histoire du vivant


en bref :

1°es

1°spé

T°es

T°spé

geologie

vivant

evolution

sexualite

microbio

matière

énergie

terre

son

geologie

immunologie

genetique

sante

ecologie

climats

énergie

évolution

geologie

plantes

genetique

neurologie

climats



jeudi 19 juin 2025

BAC SVT EXERCICE 2

EXERCICE 2 : Le climat au Dryas récent (8 POINTS)
Depuis la dernière grande période glaciaire (la glaciation de Würm), la Terre a connu
des variations plus ou moins importantes et plus ou moins rapides du climat. En
particulier, une période appelée « Dryas récent » a été marquée par une brusque
variation de température, notamment dans les régions situées autour de l’Atlantique
Nord. Cette période dura environ 1300 ans, entre 12800 et 11500 années BP
(BP : « before present » = avant l’année 1950).
QUESTION :
Caractériser le climat au Dryas récent et proposer une hypothèse permettant
d’expliquer l’entrée dans cette période climatique.

Vous organiserez votre réponse selon une démarche de votre choix intégrant des
données des documents et les connaissances utiles.

 CORRIGE :

Démarche de résolution personnelle /2 : la démarche personnelle a-t-elle une logique apparente ? Le problème posé est-il pris en compte tout au long de la démarche ? La démarche n’omet-elle pas la prise en compte d’éléments importants pour répondre en totalité au problème posé ? Une réponse conclusive est-elle apportée au problème posé ? La rédaction est-elle de qualité (expression claire, vocabulaire scientifique rigoureux, illustrations éventuelles, etc.) ?
Une démarche est considérée comme cohérente si elle est logique et qu’elle permet de répondre au problème posé.

Analyse des documents et mobilisation des connaissances (Les connaissances ne sont pas obligatoirement des connaissances exprimées littéralement destinées à compléter l’étude des documents ; ce peut être par exemple des connaissances qui ont été nécessaires pour analyser et/ou interpréter un document) dans le cadre du problème scientifique posé /3 : quelles sont les informations identifiées comme étant en lien avec le problème posé (sélection) ? Leur analyse est-elle précise (quantification, conditions d’obtention des données, identification du témoin, prise en compte des barres d’erreurs, …) ? Quelles sont les connaissances mobilisées (de façon explicite ou implicite) ? Sont-elles en lien avec le problème posé (choix pertinent) ? Sont-elles exactes ?
Les informations extraites des documents sont utiles à la résolution du problème, elles sont complètes. Le candidat a su trier les informations utiles. Les connaissances mobilisées sont celles utiles à la résolution du problème.

Exploitation (mise en relation/cohérence) des informations prélevées et des connaissances au service de la résolution du problème /3 : comment les informations et les connaissances sont-elles exploitées pour répondre au problème posé ? Des interprétations pertinentes sont-elles proposées ? Des critiques sont-elles formulées ? Les relations de causes à effets ou les corrélations attendues sont-elles identifiées ?
Les mises en relations opérées permettent de résoudre le problème. Il peut s’agir d’une mise en relation d’informations d’un document avec une ou des connaissances, d’une mise en relation entre des informations de différents documents, d’informations de différents documents et de connaissances, etc.

Démarche
Une démarche est considérée comme cohérente si elle est logique et qu’elle permet de répondre au problème posé. L’ordre d’étude des documents dépendra de la démarche du candidat.
Connaissances - éléments scientifiques


• Informations tirées des documents :
Les informations tirées des documents sont pertinentes et bien interprétées.
On attend au moins une fois dans l’argumentation des valeurs pour quantifier.

- Document 1 : au moment du début du Dryas récent (vers 12800 BP), on observe une baisse assez brutale du δ18O mesuré dans la carotte de glace du Groenland (de -38 à -41 ‰ environ). À la fin du Dryas récent (vers 11500 BP), le δ18O réaugmente rapidement (à des valeurs supérieures à -38 ‰).
Les données de calibration montrent que plus la température annuelle est basse, plus le δ18O mesuré dans les précipitations à l’origine de la glace est faible également.
Les données du δ18O au Groenland semblent donc montrer que le Dryas est une période froide. 

- Document 2 : dans les sédiments analysés, durant la période du Dryas récent, on observe une proportion très importante (60-70 % en début de période jusqu’à plus de 90 % pour le reste de la période) de tests de Neogloboquadrina pachyderma à enroulement senestre par rapport aux tests à enroulement dextre. Ces proportions attestent d’eaux de surface froides, comparativement aux périodes juste avant et après le Dryas récent, durant lesquelles les proportions sont inversées.
Les données issues des sédiments marins suggèrent donc que la période du Dryas est une période froide.

- Document 3 : sur le diagramme pollinique, durant le Dryas récent, on observe une grande abondance des pollens d’herbacées par rapport aux pollens d’arbres, dont beaucoup de pollen de Poacées. L’essentiel des pollens d’arbres sont issus du Pin.
Ces associations de pollens semblent suggérer, comme les montrent les documents sur les exigences écologiques, la présence d’une végétation de type steppe, toundra (ou même jeune taïga), caractéristique d’un climat froid.
Dans la période juste avant le Dryas, on observe des proportions inverses entre pollen d’arbres et d’herbacées, avec une grande abondance de pollens de Pin et de Bouleau. Cela suggère un climat plus chaud.
Dans la période qui suit le Dryas, on observe un retour en grande quantité des pollens d’arbres, notamment de Noisetier et de Chêne, signe d’un net réchauffement du climat.
Les données palynologiques suggèrent donc que la période du Dryas est une période froide.

- Document 4a : ce document montre deux choses. 1. Le Gulf Stream réchauffe le climat de la façade atlantique de l’Europe, en apportant de la chaleur depuis l’équateur. 2. La plongée des eaux de surfaces dans l’Atlantique Nord est une sorte de moteur pour le Gulf Stream et qu’un ralentissement de la première peut entraîner un ralentissement du deuxième, limitant son influence thermique.

- Document 4b : dans le graphique, on observe une augmentation du décalage d'âge benthique–planctonique entre 13300 et 12800 ans BP. Cette augmentation commence un peu avant le début du Dryas récent. Le paramètre augmente ensuite encore légèrement durant le Dryas récent, pour diminuer assez rapidement à la fin du Dryas récent, entre 12000 et 11500 ans BP.
Il est dit dans le document qu’une augmentation du décalage d'âge benthique–planctonique suggère un ralentissement de la plongée des eaux de surface, qui semble donc s’être produit à l’entrée du Dryas récent. 

• Connaissances mobilisées (de façon explicite ou implicite) :
- Les données géologiques, palynologiques, paléontologiques, les rapports isotopiques, etc. fournissent des indices permettant de reconstituer les variations climatiques passées.
- Application du principe d’actualisme.


Mise en relation et compréhension globale 

Le traitement de la question montre une compréhension globale permise par les mises en relation (informations des documents, interprétations et connaissances).
- L’ensemble des données issues des différents sondages réalisés dans l’Atlantique Nord (documents 1 à 3) vont dans le même sens et suggèrent donc que le Dryas récent est un période durant laquelle le climat est froid.
- L’entrée dans la période du Dryas récent se caractérise par un refroidissement.
- Le document 4b suggère un ralentissement de la plongée des eaux de surface dans l’Atlantique Nord au moment de l’entrée dans le Dryas récent. Or, dans le document 4a, on apprend qu’un ralentissement de la plongée des eaux de surface peut entraîner un ralentissement du Gulf Stream, courant qui réchauffe la façade atlantique de l’Europe.
- On peut donc émettre une hypothèse sur la cause du refroidissement observé lors de l’entrée dans le Dryas récent : une baisse de l’influence réchauffante du Gulf Stream sur l’Europe, due au ralentissement de ce dernier. 

BAC SVT EXERCICE 1

EXERCICE 1 : Le végétal chlorophyllien et l’eau (7 POINTS)
Les Angiospermes, dans leur grande majorité, ont un mode de vie fixé à l’interface entre le milieu souterrain et le milieu aérien. Ces plantes sont dépendantes de leur environnement proche pour assurer leur nutrition.
QUESTION :
Expliquer comment l’absorption de l’eau du sol par des structures variées chez les Angiospermes permet d’aboutir à la production de matière organique dans les cellules chlorophylliennes des feuilles.
Vous rédigerez un texte argumenté. On attend des expériences, des observations, des exemples pour appuyer votre exposé et argumenter votre propos.

 CORRIGE :

 Critères de référence (et descripteurs du niveau de maîtrise attendu dans le cadre des attendus du programme de SVT)
• Logique (l’organisation du propos montre que le candidat a compris le sujet et qu’il y répond de façon logique) et complétude de la construction du texte par rapport à la question posée ;
• Exactitude et complétude des connaissances (toutes les notions associées aux idées clés sont mobilisées, sans oublis ou erreurs majeures) à mobiliser dans les champs disciplinaires concernés (sciences de la vie et/ou sciences de la Terre) ;
• Pertinence (l’ (les) argument (s) est (sont) bien choisi (s) et bien associé (s) à la connaissance énoncée (il est « à propos »)), exactitude des arguments nécessaires pour étayer l’exposé (principes ou exemples d’expériences, observations, situations concrètes… éventuellement issus du ou des documents proposés) ;
• Qualité de l’exposé (syntaxe, vocabulaire scientifique, clarté de tout mode de communication scientifique approprié).

 

Construction scientifique logique par rapport au sujet
Le candidat a compris le sens du sujet et il construit un propos logique.
Complétude des idées clés
Les idées essentielles pour la construction scientifique sont présentes.
On considérera que la construction est complète si les idées clés (structurantes) suivantes ont été identifiées et formulées :
- Des structures variées permettent l’approvisionnement en eau par l’appareil racinaire chez les plantes à fleurs.
- L’eau est transportée de l’appareil racinaire jusqu’aux feuilles.
- L’eau est utilisée dans les cellules chlorophylliennes des feuilles pour assurer la production de matière organique au cours du processus de la photosynthèse.
Connaissances complètes et exactes, les arguments sont exacts et suffisants
Les connaissances associées aux idées clés sont présentes :
Des structures variées permettent l’approvisionnement en eau par l’appareil racinaire chez les plantes à fleurs :
- les plantes développent de grandes surfaces d’échange souterraines : ramification de l’appareil racinaire, présence de poils absorbants,…
- l’absorption d’eau du sol est facilitée par des mycorhizes, associations symbiotiques entre champignons et racines de plantes.
L’eau est transportée de l’appareil racinaire jusqu’aux feuilles :
- la sève brute contient l’eau absorbée depuis le sol
- les vaisseaux conducteurs du xylème véhiculent la sève brute depuis l’appareil racinaire jusqu’aux feuilles.
L’eau est utilisée dans les cellules chlorophylliennes des feuilles pour assurer la production de matière organique au cours du processus de la photosynthèse :
- les pigments chlorophylliens permettent de capter l’énergie lumineuse nécessaire à la photolyse de l’eau dans les chloroplastes
- la photolyse de l’eau est impliquée dans la conversion d’énergie lumineuse en énergie chimique permettant la production de matière organique sous forme de glucose. 

On acceptera toute adaptation du système racinaire à des milieux carencés ou pauvres en eau, mais on ne pénalisera pas un candidat qui ne traiterait pas cet aspect.
On n’attend pas l’exhaustivité de tous les termes (même ceux libellés dans le programme) mais que la notion soit comprise et exprimée avec rigueur et précision.
On attend au moins un argument pertinent (expérience, observation, exemple…) dans la synthèse.


Qualité de l’exposé
Remarque importante : il ne s'agit pas d'une liste de critères qui devraient être tous remplis, mais d'indices qui permettent de repérer la qualité formelle, sans qu'on attende que tous soient présents.
• Critères de qualité de forme
- Syntaxe, grammaire (formulation scientifique compréhensible des idées …).
- Orthographe.
- Schéma(s) clair(s) légendé(s) et titré(s) et à propos
Mise en page, facilité de lecture, présentation attrayante.