http://mon.univ-montp2.fr/claroline/backends/download.php?url=LzNfQ291cnNfTW91c3NhX0dNU1QyMDNfUHJlc2VudGF0aW9uX3NjaWVudGlmaXF1ZV8yMDEzXzIwMTQucGRm&cidReset=true&cidReq=GMST203_001
https://www.ipmc.cnrs.fr/~duprat/documents/courspresorale.pdf
https://fr.slideshare.net/itstimetochangeyourself/prparer-un-expos-scientifique
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lundi 20 mars 2017
lundi 6 mars 2017
couleurs végétales
Le monde végétal nous offre
une merveilleuse diversité de couleurs, avec cependant une dominance du
vert (feuilles des arbres, mousses, algues, lichens) due à la présence
des chlorophylles a et b dont le rôle est
essentiel dans la photosynthèse. Caroténoïdes, anthocyanes,
flavonoïdes, et mélanines sont les principales familles de pigments à
l’origine des couleurs des végétaux.
Les caroténoïdes,
sous forme de carotènes ou de xanthophylles,
sont responsables des couleurs jaunes, orangées et
rouges (carotte, tomate, poivron, safran, etc.). Ces pigments
sont également présents dans les feuilles, mais
ils ne sont pas visibles l'été car ils sont
masqués par la chlorophylle donnant la couleur verte.
Ils n'apparaissent qu'à l'automne en raison d’une
baisse de la production de chlorophylle par photosynthèse,
car en cette saison les jours raccourcissent et la température
moyenne diminue. En plus des caroténoïdes, les
anthocyanes deviennent visibles, d'où les
superbes couleurs – jaune, orangé, rouge –
que prennent les arbres en automne.
Certaines plantes ou arbres
restent verts toute l’année. Leurs feuilles persistantes
ont une composition telle qu’elles ne gèlent
pas et continuent à produire la chlorophylle par photosynthèse
même à basse température. La chute inéluctable
des feuilles n’a pas de relation avec la durée
des jours et la température.
Les flavonoïdes
constituent une autre classe importante de pigments qui sont
à l’origine de la couleur de nombreuses fleurs
et fruits. Les composés flavoniques sont jaune
ou crème, alors que les anthocyanes donnent
des couleurs rouge, rose, bleue, violet et pourpre. La couleur
des anthocyanes dépend de la structure chimique et
peut varier lors de la complexation de métaux ou selon
l'acidité du milieu. Par exemple, la cyanidine est
rouge en milieu acide, bleue en milieu basique, et violette
en milieu neutre. C’est ainsi que le même pigment
est responsable de la couleur bleue dans le bleuet et la couleur
rouge dans le coquelicot ! La couleur rouge foncée
des fruits rouges (myrtilles, cassis, raisins) est due aux
anthocyanes.
Les mélanines
sont des polymères dont la couleur va en général
du jaune au brun noir. Leur extraction est difficile en raison
de leur faible solubilité.
Les fleurs noires n’existent pas, car elles "grilleraient" du fait d’un excès d'absorption de la lumière solaire. Des fleurs d'un rouge très foncé, presque noires, ont été créées, mais elles ont vécu à peine quelques heures.
Les fleurs noires n’existent pas, car elles "grilleraient" du fait d’un excès d'absorption de la lumière solaire. Des fleurs d'un rouge très foncé, presque noires, ont été créées, mais elles ont vécu à peine quelques heures.
Quant aux fleurs parfaitement
blanches, c'est-à-dire qui n'absorbent aucune longueur
d'onde de la lumière, elles n'existent pas non plus.
Des fleurs peuvent paraître blanches, mais elles présentent
en fait des nuances crème. Elles contiennent en effet
des traces de flavone ou de chlorophylle, ainsi que des copigments
qui absorbent dans l'ultraviolet et partiellement dans le
violet afin de protéger les anthocyanes.
Bien d'autres pigments végétaux
sont présents dans les fleurs : quinones, bétacyanines,
bétaxanthines, indigoïdes. Cette variété
de pigments explique l’extraordinaire diversité
des couleurs des fleurs qui n’ont pas fini de nous enchanter.
Bernard ValeurConservatoire National des Arts et Métiers
http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doschim/decouv/couleurs/loupe_couleurs_vegetaux.html
vendredi 3 mars 2017
Teinture de la laine avec des colorants alimentaires
Cette expérience simple consiste à fixer un colorant sur une fibre naturelle, la laine. Il y a deux applications directes :
- La teinture des fibres pour la confection de vêtements.
- La séparation de colorants d'un mélange complexe (sirop par exemple).
Sommaire
1 Matériel et produits
- Plaque chauffante
- Récipients en verre résistant à la chaleur (béchers)
- Brins de laine blanche (100% laine)
- Vinaigre d'alcool (acide acétique)
- Ammoniaque
- Colorants alimentaires purs, ou bien sirops colorés (sirop de menthe, de cassis, d'orange, etc.)
- Petite pince en métal
2 Protocole
2.1 Le colorant ne se fixe pas seul
- Tout d'abord, tremper un brin de laine blanche dans un colorant au choix.
- Le ressortir et le rincer à l'eau courante.
- Constater que le brin de laine redevient blanc comme au départ. Le colorant n'a pas été fixé par la laine.
2.2 Fixation du colorant
- Sur une plaque chauffante (entre 50 et 60°C), placer un récipient en verre contenant :
- un brin de laine,
- un peu de sirop coloré ou du colorant pur,
- un peu de vinaigre d'alcool (ou acide acétique)
.
- Laisser chauffer pendant 5 minutes, en agitant de temps en temps avec la pince.
- Sortir le brin de laine avec la pince et le tremper dans un verre d'eau. Observer qu'une partie de la couleur part dans l'eau.
- Tremper le brin dans un autre verre d'eau. Observer que la couleur reste fixée à la laine et ne colore plus l'eau.
- Sécher le brin de laine avec du papier essuie-tout.
2.3 Retrait du colorant
- Sur une plaque chauffante (entre 50 et 60°C), placer un récipient en verre contenant :
- un brin de laine précédemment coloré,
- un peu d'ammoniaque
.
- Laisser chauffer pendant 5 minutes, en agitant de temps en temps avec la pince. Observer qu'une grande partie de la couleur teinte l'ammoniaque (ne pas respirer les vapeurs).
- Sortir le brin de laine avec la pince et le tremper dans un verre d'eau. Observer que celui-ci est encore coloré mais a perdu de sa teinte.
- Refaire les deux étapes précédentes dans un nouveau récipient avec de l'ammoniaque propre. Observer que la laine perd encore plus de sa couleur.
3 Explications
- La première expérience sert à montrer qu'un colorant ne se fixe pas fortement si on trempe simplement la laine dedans. La laine est simplement imbibée ; le colorant est éliminé par simple rinçage à l'eau. Il faut réaliser une fixation chimique du colorant sur la laine.
- La deuxième expérience montre qu'en milieu acide et en chauffant, le colorant peut pénétrer dans les fibres et se fixer fortement à la laine. Même après plusieurs rinçages à l'eau, le colorant ne part pas.
- La troisième expérience montre que le colorant peut être retiré de la fibre en milieu alcalin (le contraire d'acide), grâce à l'ammoniaque. Le colorant repasse en solution et la laine se décolore après plusieurs bains. Dans le cas du sirop de menthe vert contenant en réalité un mélange de colorants bleu et jaune, on peut même remarquer que le colorant jaune est plus facilement dé-fixé que le colorant bleu : la laine prenant une teinte plus bleutée.
4 Applications
- Outre que l'on peut colorer facilement de la laine avec toute sorte de colorants, cette expérience peut être utilisée pour extraire des colorants alimentaires et les analyser par chromatographie sur couche mince (CCM) ensuite. Il ne serait pas possible de réaliser une CCM en partant directement de sirops, car ceux-ci contiennent beaucoup de sucre, et des arômes qui pourraient gêner la migration sur la plaque CCM. En réalisant d'abord l'étape de fixation sur la laine, puis un rinçage à l'eau, puis une dé-fixation, nous pouvons extraire et isoler les colorants, grâce à la laine. L'ammoniaque contenant les colorants ainsi séparés peut être traitée par un solvant organique non-miscible, en vue d'une CCM.
- On peut aussi déduire de cette expérience qu'il faut éviter de tâcher un vêtement coloré en laine avec un produit tel que l'ammoniaque ! Par contre, il serait conseillé de laver un vêtement coloré en laine avec du vinaigre d'alcool, au premier lavage, pour bien fixer la couleur et éviter qu'il ne déteigne.
5 En savoir plus
- D'autres méthodes pour fixer un colorant sur une fibre existent.
Tout dépend aussi de la nature chimique de la substance colorante, et
de la nature de la fibre. On distingue 3 types de fibres :
- Fibres animales (laine, soie...) : constituées essentiellement de protéines (les cheveux sont un peu à part, car protégés par des écailles de kératine).
- Fibres végétales (coton, lin, chanvre...) : essentiellement constituées de cellulose.
- Fibres synthétiques : souvent des polymères de familles très diverses (polyesters, polyamides, polyéthylène, etc.). Les polymères sont colorés dès leur fabrication, en masse.
- Pour les fibres naturelles, végétales et animales, une méthode appelée mordançage consiste à tremper la fibre ou le tissu dans un bain contenant des ions métalliques (gros sel, alun de potassium, borate de sodium...) puis à appliquer le colorant.
https://nda.revues.org/621
Une expérience de teinture végétale de la laine
Marie-France Guyot et Patrick Boos
p. 59-60
Texte intégral
« Les Gaulois ont des
vêtements étonnants, des tuniques teintes de divers couleurs et brodées
[…] des sayons rayés […] divisés en carreaux serrés et de divers
couleurs. » (Diodore, Bibliothèque historique, V, 30)
- 1 Table ronde d’archéobotanique tenue à Compiègne du 28 au 30 juin 2006.
- 2 Esse est une commune située dans le département de la Charente.
1Pour ne pas cantonner les participants de la table ronde d’archéobotanique1 au champ théorique et à la présentation de résultats scientifiques, les organisateurs ont fait appel aux Gaulois d’Esse 2.
Les membres de cette association maîtrisent des techniques révolues des
teintures végétales. Les couleurs testées en direct sur des mèches de
laine brute au cours de cette journée ont été obtenues par des fleurs,
feuilles, écorces et baies, qui poussent dans leur région et sont
reconnues pour leurs propriétés tinctoriales.
2Depuis juillet 2000, Les Gaulois d’Esse
rassemblent une cinquantaine d’enfants, femmes et hommes. Rebaptisés de
noms gaulois, ils ont constitué une « troupe de reconstitution »
spécialisée dans l’univers des Lémovices, peuple gaulois du Limousin, et
des activités de ses paysans, de ses artisans ou de ses guerriers au Ier siècle
avant J.-C., à l’aube de la guerre des Gaules. Leurs animations
s’appuient sur la documentation archéologique, historique et
linguistique disponible et sur un dialogue avec les autres troupes de
reconstitution celtiques et romaines.
« Les dignitaires gaulois s’habillent de vêtements teints à la cuve. » (Strabon, Géographie, IV, 4-5)
3Les Gaulois d’Esse
expérimentent différentes techniques de teinture à chaud, par
ébullition, ou à froid, par fermentation et savent obtenir 48 couleurs
différentes, toutes à base de plantes. Ils travaillent surtout avec des
racines, baies, plantes, écorces, et lichens, utilisés frais, séchés ou
en copeaux. L’utilisation des plantes essentiellement indigènes,
attestées au second âge du Fer, permet un large panel de variations de
couleur : vert, jaune, brun, gris, orange, violet… foncé ou clair.
4L’expérimentation
effectuée lors des journées d’archéobotanique a porté exclusivement sur
la teinture à chaud. Trois bains furent mis en chauffe : le premier
contenait une décoction d’achillée millefeuille, Achillea millefolium, famille des Astéracées, fleurs. Le second, de séneçon jacobée, Senecio jacobaea, tiges
et fleurs. Cette plante est citée par Jules César dans ses
Commentaires ; il lui donne le nom « d’œil de bœuf ». Le troisième bain
était à base de baies de sureau yéble, Sambucus ebulus.
5Les
décoctions de fleurs ou de feuilles et tiges, ayant macéré quelques
jours auparavant, sont montées doucement en température jusqu’à
ébullition. On laisse mijoter pendant une heure, puis le bain refroidit,
les tiges et les fleurs sont retirées, et la laine bien mouillée au
préalable est alors introduite. Le mordançage à l’alun (principal sel
utilisé), qui fixe la couleur, se fait en même temps mais il peut avoir
été préparé à l’avance. La chauffe reprend ensuite lentement pour
atteindre les 95° C maintenus pendant une heure.
6Les
baies sont écrasées avec un pilon avant macération, puis une seconde
fois pendant la décoction ; pour cela on a soin de les « tordre » dans
un linge fin, pour que les petits morceaux de fruits ne s’intègrent pas
au bain.
7Les
fibres sont laissées dans le bain de teinture jusqu’à refroidissement
complet. Les écheveaux sont ensuite abondamment rincés à l’eau claire
puis mis à sécher à l’ombre. L’emploi de sel cuivreux modifie la couleur
initiale obtenue par décoction. L’apport de sulfate de cuivre, par
exemple, transforme un jaune en vert olive dans un bain de séneçon
jacobée.
8Jusqu’à
présent, la question des récipients n’a pas été résolue pour la
teinture à chaud. On sait par expérimentation que lors des cuissons, le
jus des bains pénétrait fortement dans les céramiques or, aucune poterie
retrouvée en fouille ne présente ce genre de trace. Quant à la teinture
à froid, elle se fait dans des cuves d’argile rubéfiée ou de bois.
9Fig. 5
lundi 23 janvier 2017
Sciences et
Arts, Saint Louis, MPS SVT 2016-2017
petit cours sur la peinture
liant + solvant + pigment
+charge
charge = blanc de Meudon, blanc
transparent
1/ pigments = matière colorée
couleurs
primaires, synthèse additive ou soustractive, CMJN, RVB
minéral ou organique, animal ou
végétal
chimiques
de synthèse
liants hydrophile ou hydrophobe,
gomme arabique, adragante, œuf, jaune,
blanc, caséïne, acryl, vinyl, huile de lin, oeilette, chaux,
cires
solvant : eau ou white spirit,
essence téréberntine, aspic,
lundi 19 septembre 2016
yaourt
|
Colin Quetineau
Pierre Louis Malivert-Pelchat
Lilian Meharzi
Mathis Marolleau
|
11/10/2016
|
20'
|
||
confiture
|
Justine Moulin
Ambre Carle
Balthazar Ipeau
Manon Huet
|
11/10/2016
|
20'
|
||
pain
|
Gurvan
Leblong
Clément
Haye
Guillaume
Houssard
Antonin
Berthome
|
11/10/2016
|
20'
|
||
bière
|
Thomas Partant
Alexandre Hugot
Hugo Neveu
|
11/10/2016
|
15'
|
||
vin
|
Clémence Zenner
Laya Lafon
Manon Vilchien
Eponine Fayoux
|
11/10/2016
|
20'
|
||
crème
|
Tom Néron
Nathan Cussonneau
Maxence Pecot
Florian Esnault
|
11/10/2016
|
20'
|
lundi 5 septembre 2016
Sciences et Aliments
|
problématique
|
Calendrier
|
Activités
|
Capacités
|
|
Quels
sont les constituants ? Quels sont les paramètres influençant
la production ?Comment conserver ?
Quelles sont les transformations
mises en jeu lors de la fabrication ? ...
|
S1 :
Introduction et Recherche documentaire et recherche de protocoles
liste
de matériel pour expérimentation
S2+3+4 :
Réalisation du protocole et Recherche documentaire
S5 :
Réalisation du diaporama et préparation orale
S6+7 : Présentation orale
|
Comparer
les constituants, la matière première et le produit transformé
Etudier
la structure moléculaire sous rastop des différents constituants
Mesurer l'influence de différents
paramètres lors de la fabrication du vin (temps, température,
eau, cellules vivantes, ...)
|
Utiliser
un logiciel de modélisation moléculaire, de traitement de texte,
de présentation, ...
Imaginer
un protocole
Suivre
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extraire et organiser des informations
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