mardi 7 mars 2017

Quels sont les mécanismes cellulaires et moléculaires qui permettent de produire de l’énergie par respiration ?

auto/hétérotrophe
pro/eucaryote
Équation globale de la respiration : C6H12O6 + 6O2 ----> 6CO2 + 6H2O + énergie
organite clef de la respiration (on se limite aux cellules eucaryotes) : mitochondries

2.2 : Energie en hétérotrophie

Quels sont les mécanismes cellulaires et moléculaires qui permettent de produire de l’énergie par respiration ?

2,2,1 : Respiration

A quoi sert le dioxygène utilisé lors de la respiration ?

A : expériences ExAO sur fractions mitochondriales

composés réduits R'H2
réoxydation des composés réduits
réduction de dioxygène en eau

A1  : Mesure de la respiration mitochondriale / ExAO

© TSS TP ExAO respiration mitochondriale.odt
© ExAO mitochondriale résultats.odg
Glucose, pyruvate, ATP, O2

A2 : Modélisation des molécules / Rastop

pour explorer et visualiser des données des molécules en 3D :
    • Rasmol (version 24/10/2009) : (docodtpdf)
    • Rastop (version 29/12/2013) : (docodtpdf)

A3 : équation bilan de la glycolyse

\Glycoly.gif
Oxydation
glycolyse dans le hyaloplasme = cytosol

comment les mitochondries sont-elles organisées ?

A4 : Observation de mitochondries / ME

© Mitochondries.odg
Légender les photographies
annalyser le tableau de composition : que suggère la présence de nombreuses enzymes ? Que suggère le nom de ces enzymes ?
Remarque : La membrane interne forme des crêtes ce qui augmente considérablement sa surface.
chaîne respiratoire mitochondriale, enzymes

Que devient le pyruvate dans la matrice mitochondriale ?

A5 : Réactions chimiques intramitochondriales

© glycolyse schematisation.odt
cycle de Krebs (dans la mitochondrie)
CO2
Correction

Exp 1
On observe qu’au temps T1, le glucose extracellulaire pénètre dans la cellule. On retrouve le glucose au 14C radioactif dans le cytosol.
Au temps T2, il n’y a plus de glucose dans le cytosol, la radioactivité se retrouve dans les molécules de pyruvate. Donc le glucose a été transformé en pyruvate dans le cytosol.
On retrouve progressivement le pyruvate dans la matrice mitochondriale.
Au temps T3 et T4, la radioactivité est retrouvée dans les molécules de dioxyde de carbone émises dans le milieu extérieur.

Exp2
On observe qu’il n’y a production de CO2 que dans la matrice en présence de pyruvate. L’ajout d’O2 ne change rien. La 2ème étape a donc lieu dans la matrice et ne nécessite pas d’O2.
En effet, l’acide pyruvique subit des décarboxylations, soit des pertes des groupements carboxyle du pyruvate, grâce aux enzymes décarboxylases ; et des déshydrogénations, soit des pertes D’H+ + e-, grâce à des déshydrogénasases. Il y a donc une série de décarboxylations oxydatives à partir du pyruvate, d’où formation de composés R’H2 et CO2 qui sera libéré
Ces réaction sont exergoniques (libèrent de l’énergie), et couplées à la phosphorysation de l’ADP, d’où synthèse d’ATP.
À la fin de cette seconde étape, pour une molécule d’acide pyruvique consommée et trois molécules d’eau, il y a eu production de :
– 5 R’H2 (qui doivent être réoxydés pour que la production d’ATP perdure) ;
– 1 ATP (utilisable par la cellule) ;
– 3 CO2 (rejeté dans le milieu extracellulaire).
Equation : 2 CH3COCOOH + 10 R’ + 6 H20 + 2 ADP + 2Pi → 6 CO2 + 10 R’H2 + 2 ATP
Cette réaction ou 2nde étape correspond au cycle de Krebs.

Exp3
On observe qu’après ajout du cyanure, le pourcentage d’O2 reste stable à 20%.
Après l’injection du cyanure, les levures ne consomment plus d’O2 donc elles ne respirent plus.
La cyanure bloque donc la respiration des levures, et on peut supposer qu’il bloque également la production d’énergie ATP.

Exp 4
On observe que les mitochondries consomment de l’O2, en fonction du temps. Parallèlement il y a production d’un peu d’ATP. Après ajout de R’H2 et ADP +Pi, on observe une très forte consommation d’O2 qui s’opère en parallèle à une brusque augmentation de production d’ATP. Puis, la quantité d’O2 continue à baisser et celle de l’ATP à augmenter, mais de manière moins spectaculaire, avec une sorte de retour à avant l’ajout. Donc on en déduit que l’ajout d’ADP+ Pi couplé à O2, permet la production d’ATP. Le retour à la normale s’opère quand tous les ADP + Pi se sont transformés en ATP.
La consommation d’O2 par les mitochondries augmente quand on injecte des RH2 et de l’ADP. Elles réalisent la respiration et produisent donc de l’ATP.
Quand on injecte des R'H2 et de l’ADP avec du cyanure, on observe qu’aucune réaction n’a lieu. Pourtant O2 continue à être consommé et ATP à être produit jusqu’à un certain instant t. A ce moment-là, on observe un brusque arrêt de consommation d’O2 et de production d’ATP (la courbe ne va pas jusqu’au bout). On en déduit que la réaction continue pendant un temps grâce à l’O2 qui était déjà présent, mais qui s’arrête dès qu’il n’y en a plus ; le cyanure empêchant un nouvel apport en O2 qui permettait à l’ATP d’être produit.
Donc on peut dire que l’ATP est produit en grande quantité, en présence d’O2 et d’ADP + Pi, c’est-à-dire quand il y a respiration. Le cyanure va bloquer cette production d’énergie en empêchant la consommation d’O2 et donc la respiration.

Exp 5
On observe qu’il y a production d’ATP à partir d’ADP + Pi et oxydation des composés R’H2 en R’, seulement dans la membrane interne et en présence de dioxygène. La 3ème étape (réoxydations des composés réduits et production d’ATP) ne se produit donc qu’au niveau de la membrane interne des mitochondries.
Remarque : La membrane interne forme des crêtes ce qui augmente considérablement sa surface.
  • Les R’H2 issus de la glycolyse et du cycle de Krebs sont oxydés par de l’O2, suite à des réactions d’oxydo-réduction.
Les e- sont transmis de proches en proches à des oxydants qui forment la chaîne respiratoire, pour être finalement cédés au O2, qui est donc l’accepteur final des e-.
La réduction de O2 produit de l’eau (molécule minérale) selon la réaction suivante : O2 + 4 e- + 4 H+ → 2 H2O
  • Ces réactions libèrent de l’énergie qui, grâce aux enzymes ATP-synthétases de la membrane interne des mithochondries, permettra de synthétiser de l’ATP.
Remarque : Cette réaction permet de régénérer les R’, condition indispensable à la poursuite de la glycolyse, et de l’oxydation du pyruvate dans les mitochondries.
Equation : 12 R’H2 + 6 O2 + 32 ADP + 32Pi → 12 R’ + 12 H20 + 32 ATP
Cette réaction libère donc la majorité de l’énergie qui sera ensuite réutilisée par l’organisme de l’être vivant. Elle se fait dans les crêtes mitochondriales le long de la chaîne respiratoire dont le dernier accepteur l’électrons et de protons est O2. il se forme ainsi de l’eau. 32 ATP et 32 P sont intervenus dans le couplage énergétique.

Conclusion :
La 1ère étape de la respiration cellulaire a lieu dans le hyaloplasme cellulaire où il y a dégradation du glucose en pyruvate. Cette réaction appelée glycolyse est à l’origine de la production d’ATP et de composés réduits R’H2.
La 2ème étape de la respiration cellulaire se déroule dans les mitochondries. Dans la matrice de celles-ci, l’acide pyruvique est progressivement oxydé en CO2 (molécule minérale), au cours d’une suite de réactions chimiques constituant le cycle de Krebs. Cette étape est une suite de décarboxylations oxydatives qui s’accompagne de la production d’ATP, de composés réduits R’H2, et qui conduit à la libération de CO2.
Lors de la 3ème et dernière étape de la respiration cellulaire, les composés réduits formés au cours des étapes précédentes sont oxydés par le dioxygène dans la chaîne respiratoire. Ces oxydations sont couplées à une production importante d’ATP.
A partir d’une molécule de glucose, totalement oxydée lors de la respiration cellulaire, on a l’équation finale :
C6H12O6 + 6 O2 → 6 CO2 + 6 H2O + 36 ATP

Il y a ainsi peu de substrat oxydé pour beaucoup d’ATP formé.

lundi 6 mars 2017

A3 : Visualisation des discontinuités à partir de la sismologie / diaporama

D/ subduction.odp
Hodochrone [Hodo = vitesse ; chrone = temps] = courbes de vitesses d'ondes sismiques à travers le globe
Tomographie [tomê = coupe ; graph = écrit ] sismique = cartographie de l'intérieur de la terre à partir des variations vitesses des ondes sismiques = échographie sismique
La propagation d’ondes à travers un même matériau mais à des températures différentes montre la différence entre lithosphère et asthénosphère.
Les hodochrones permettent de comparer les différentes données sismiques à travers la terre et donc de révéler des différentes discontinuités (limites entre couches différentes par leur nature ou leur composition) comme celle de Mohorovicic séparant croûte et manteau ou la LVZ séparant la lithosphère et l'asthénosphère.
Rhéologie [rhéô « couler » ]
lithosphère / asthénosphère;
lithosphère (océanique ou continentale) plongeant ss\ manteau
plan de Wadati-Benioff
lithosphère rigide et cassante / asthénosphère ductile

A4 : Schématisation du phénomène de subduction / animations

animation en flash : http://www.biologieenflash.net/sommaire.html → géologie interne → subduction
au fur et à mesure de son éloignement de la dorsale, la lithosphère océanique s'épaissit (par refroidissement + poids de la sédimentation qui s'accumule) et devient plus dense, jusqu'à dépasser la densité de l'asthénosphère. Au bout de 50 à 180 Ma, la densité de la lithosphère dépasse celle de l’asthénosphère, ce qui permet sa subduction. Cette différence de densité est considérée comme le moteur principal de la tectonique des plaques.

B213/ Subduction du plancher océanique / schéma

© sch'bilan 3
Mots clefs : Fosse de subduction, foyer sismiques, plan de Benioff, lithosphère, asthénosphère, croûte, manteau, subduction, isotherme 1300°C

B213/ Subduction du plancher océanique

Au voisinage des fosses océaniques, la distribution spatiale des foyers des séismes en fonction de leur profondeur s’établit selon un plan incliné, le plan de Wadati-Benioff.
Les différences de vitesse des ondes sismiques qui se propagent le long de ce plan, par rapport à celles qui s’en écartent, permettent de distinguer la lithosphère de l’asthénosphère. La limite inférieure de la lithosphère correspond généralement à l’isotherme 1300°C (environ 100 km sous océans, 120 km sous continents). La lithosphère comprend la croûte + le manteau supérieur, l'asthénosphère est une partie du manteau sous-jacente. L’interprétation de ces données sismiques permet ainsi de montrer que la lithosphère s’enfonce dans le manteau au niveau des fosses dites de subduction.

couleurs végétales

Le monde végétal nous offre une merveilleuse diversité de couleurs, avec cependant une dominance du vert (feuilles des arbres, mousses, algues, lichens) due à la présence des chlorophylles a et b dont le rôle est essentiel dans la photosynthèse. Caroténoïdes, anthocyanes, flavonoïdes, et mélanines sont les principales familles de pigments à l’origine des couleurs des végétaux.
Les caroténoïdes, sous forme de carotènes ou de xanthophylles, sont responsables des couleurs jaunes, orangées et rouges (carotte, tomate, poivron, safran, etc.). Ces pigments sont également présents dans les feuilles, mais ils ne sont pas visibles l'été car ils sont masqués par la chlorophylle donnant la couleur verte. Ils n'apparaissent qu'à l'automne en raison d’une baisse de la production de chlorophylle par photosynthèse, car en cette saison les jours raccourcissent et la température moyenne diminue. En plus des caroténoïdes, les anthocyanes deviennent visibles, d'où les superbes couleurs – jaune, orangé, rouge – que prennent les arbres en automne.
Certaines plantes ou arbres restent verts toute l’année. Leurs feuilles persistantes ont une composition telle qu’elles ne gèlent pas et continuent à produire la chlorophylle par photosynthèse même à basse température. La chute inéluctable des feuilles n’a pas de relation avec la durée des jours et la température.
Les flavonoïdes constituent une autre classe importante de pigments qui sont à l’origine de la couleur de nombreuses fleurs et fruits. Les composés flavoniques sont jaune ou crème, alors que les anthocyanes donnent des couleurs rouge, rose, bleue, violet et pourpre. La couleur des anthocyanes dépend de la structure chimique et peut varier lors de la complexation de métaux ou selon l'acidité du milieu. Par exemple, la cyanidine est rouge en milieu acide, bleue en milieu basique, et violette en milieu neutre. C’est ainsi que le même pigment est responsable de la couleur bleue dans le bleuet et la couleur rouge dans le coquelicot ! La couleur rouge foncée des fruits rouges (myrtilles, cassis, raisins) est due aux anthocyanes.
Les mélanines sont des polymères dont la couleur va en général du jaune au brun noir. Leur extraction est difficile en raison de leur faible solubilité.
Les fleurs noires n’existent pas, car elles "grilleraient" du fait d’un excès d'absorption de la lumière solaire. Des fleurs d'un rouge très foncé, presque noires, ont été créées, mais elles ont vécu à peine quelques heures.
Quant aux fleurs parfaitement blanches, c'est-à-dire qui n'absorbent aucune longueur d'onde de la lumière, elles n'existent pas non plus. Des fleurs peuvent paraître blanches, mais elles présentent en fait des nuances crème. Elles contiennent en effet des traces de flavone ou de chlorophylle, ainsi que des copigments qui absorbent dans l'ultraviolet et partiellement dans le violet afin de protéger les anthocyanes.
Bien d'autres pigments végétaux sont présents dans les fleurs : quinones, bétacyanines, bétaxanthines, indigoïdes. Cette variété de pigments explique l’extraordinaire diversité des couleurs des fleurs qui n’ont pas fini de nous enchanter.
Bernard Valeur
Conservatoire National des Arts et Métiers
http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doschim/decouv/couleurs/loupe_couleurs_vegetaux.html

§ Comment la plante se reproduit-elle ?

§ Comment la plante se reproduit-elle ?

3.2. Des relations entre vies plantées

A1 : Quelques exemples de pollinisation par animaux / films

13' Pollinisation du baobab par les chauves-souris nectarivores Eidolon elvum : http://www.canal-u.tv/video/cerimes/pollinisation_du_baobab.9430
2'38'' La pollinisation et les abeilles : http://www.youtube.com/watch?v=4iEMVoGva2I&lr=1
dossiers pollinisateurs : http://www.spipoll.org/la-pollinisation ;
données quantitatives sur les insectes pollinisateurs et/ou floricoles : http://www.spipoll.org/
animal pollinisateur
coévolution
Pollinisation par le vent et les animaux.

A2 : Quelques exemples de dissémination par animaux / dossiers photos

Manuel doc.3 p.107
fruits, graines, dispersion
animal disséminateur
Dissémination par le vent et les animaux.

vendredi 3 mars 2017

Quelle est la composition de la lithosphère ?

B212/ Expansion et accrétion océanique / schéma

© sch'bilan 2
Mots clefs : Topographie océanique, flux thermique, magnétisme des roches (magnétite, point de Curie), anomalies, expansion, accrétion, dorsale, convection, vitesse d'expansion

§ Que manquait-il à Wegener pour appuyer la théorie ? Quelle est la composition de la lithosphère ? (suite)

2.1.3- Sismologie en profondeur

A1 : Etude de la répartition mondiale des séismes profonds / site CNRS

subduction = zone de convergence de plaques
séïsmicité + volcanisme particuliers de la subduction : séismes profonds + volcanisme explosif
reliefs négatifs = fosse, (bassin arrière-arc)
reliefs positifs = cordillère ou arc insulaire

A2 : Tracé du plan de Wadati Benioff / logiciels Sismolog + Educarte

Teinture de la laine avec des colorants alimentaires

Cette expérience simple consiste à fixer un colorant sur une fibre naturelle, la laine. Il y a deux applications directes :
  • La teinture des fibres pour la confection de vêtements.
  • La séparation de colorants d'un mélange complexe (sirop par exemple).

Sommaire

1 Matériel et produits

  • Plaque chauffante
  • Récipients en verre résistant à la chaleur (béchers)
  • Brins de laine blanche (100% laine)
  • Vinaigre d'alcool (acide acétique) SGH07
  • Ammoniaque SGH05SGH09
  • Colorants alimentaires purs, ou bien sirops colorés (sirop de menthe, de cassis, d'orange, etc.)
  • Petite pince en métal

2 Protocole

2.1 Le colorant ne se fixe pas seul

  • Tout d'abord, tremper un brin de laine blanche dans un colorant au choix.
  • Le ressortir et le rincer à l'eau courante.
  • Constater que le brin de laine redevient blanc comme au départ. Le colorant n'a pas été fixé par la laine.

2.2 Fixation du colorant

  • Sur une plaque chauffante (entre 50 et 60°C), placer un récipient en verre contenant :
    • un brin de laine,
    • un peu de sirop coloré ou du colorant pur,
    • un peu de vinaigre d'alcool (ou acide acétique) SGH07.
  • Laisser chauffer pendant 5 minutes, en agitant de temps en temps avec la pince.
  • Sortir le brin de laine avec la pince et le tremper dans un verre d'eau. Observer qu'une partie de la couleur part dans l'eau.
  • Tremper le brin dans un autre verre d'eau. Observer que la couleur reste fixée à la laine et ne colore plus l'eau.
  • Sécher le brin de laine avec du papier essuie-tout.

2.3 Retrait du colorant

    • Sur une plaque chauffante (entre 50 et 60°C), placer un récipient en verre contenant :
    • un brin de laine précédemment coloré,
    • un peu d'ammoniaque SGH05SGH09.
  • Laisser chauffer pendant 5 minutes, en agitant de temps en temps avec la pince. Observer qu'une grande partie de la couleur teinte l'ammoniaque (ne pas respirer les vapeurs).
  • Sortir le brin de laine avec la pince et le tremper dans un verre d'eau. Observer que celui-ci est encore coloré mais a perdu de sa teinte.
  • Refaire les deux étapes précédentes dans un nouveau récipient avec de l'ammoniaque propre. Observer que la laine perd encore plus de sa couleur.

3 Explications

  • La première expérience sert à montrer qu'un colorant ne se fixe pas fortement si on trempe simplement la laine dedans. La laine est simplement imbibée ; le colorant est éliminé par simple rinçage à l'eau. Il faut réaliser une fixation chimique du colorant sur la laine.
  • La deuxième expérience montre qu'en milieu acide et en chauffant, le colorant peut pénétrer dans les fibres et se fixer fortement à la laine. Même après plusieurs rinçages à l'eau, le colorant ne part pas.
  • La troisième expérience montre que le colorant peut être retiré de la fibre en milieu alcalin (le contraire d'acide), grâce à l'ammoniaque. Le colorant repasse en solution et la laine se décolore après plusieurs bains. Dans le cas du sirop de menthe vert contenant en réalité un mélange de colorants bleu et jaune, on peut même remarquer que le colorant jaune est plus facilement dé-fixé que le colorant bleu : la laine prenant une teinte plus bleutée.

4 Applications

  • Outre que l'on peut colorer facilement de la laine avec toute sorte de colorants, cette expérience peut être utilisée pour extraire des colorants alimentaires et les analyser par chromatographie sur couche mince (CCM) ensuite. Il ne serait pas possible de réaliser une CCM en partant directement de sirops, car ceux-ci contiennent beaucoup de sucre, et des arômes qui pourraient gêner la migration sur la plaque CCM. En réalisant d'abord l'étape de fixation sur la laine, puis un rinçage à l'eau, puis une dé-fixation, nous pouvons extraire et isoler les colorants, grâce à la laine. L'ammoniaque contenant les colorants ainsi séparés peut être traitée par un solvant organique non-miscible, en vue d'une CCM.
  • On peut aussi déduire de cette expérience qu'il faut éviter de tâcher un vêtement coloré en laine avec un produit tel que l'ammoniaque ! Par contre, il serait conseillé de laver un vêtement coloré en laine avec du vinaigre d'alcool, au premier lavage, pour bien fixer la couleur et éviter qu'il ne déteigne.

5 En savoir plus

  • D'autres méthodes pour fixer un colorant sur une fibre existent. Tout dépend aussi de la nature chimique de la substance colorante, et de la nature de la fibre. On distingue 3 types de fibres :
    • Fibres animales (laine, soie...) : constituées essentiellement de protéines (les cheveux sont un peu à part, car protégés par des écailles de kératine).
    • Fibres végétales (coton, lin, chanvre...) : essentiellement constituées de cellulose.
    • Fibres synthétiques : souvent des polymères de familles très diverses (polyesters, polyamides, polyéthylène, etc.). Les polymères sont colorés dès leur fabrication, en masse.
  • Pour les fibres naturelles, végétales et animales, une méthode appelée mordançage consiste à tremper la fibre ou le tissu dans un bain contenant des ions métalliques (gros sel, alun de potassium, borate de sodium...) puis à appliquer le colorant.
http://wiki.scienceamusante.net/index.php?title=Teinture_de_la_laine_avec_des_colorants_alimentaires
https://nda.revues.org/621

Une expérience de teinture végétale de la laine

Marie-France Guyot et Patrick Boos
p. 59-60

Texte intégral

« Les Gaulois ont des vêtements étonnants, des tuniques teintes de divers couleurs et brodées […] des sayons rayés […] divisés en carreaux serrés et de divers couleurs. » (Diodore, Bibliothèque historique, V, 30)
  • 1  Table ronde d’archéobotanique tenue à Compiègne du 28 au 30 juin 2006.
  • 2  Esse est une commune située dans le département de la Charente.
1Pour ne pas cantonner les participants de la table ronde d’archéobotanique1 au champ théorique et à la présentation de résultats scientifiques, les organisateurs ont fait appel aux Gaulois d’Esse 2. Les membres de cette association maîtrisent des techniques révolues des teintures végétales. Les couleurs testées en direct sur des mèches de laine brute au cours de cette journée ont été obtenues par des fleurs, feuilles, écorces et baies, qui poussent dans leur région et sont reconnues pour leurs propriétés tinctoriales.
Fig. 1
Fig. 1
Photos de Stéphane Gaudefroy, les Gaulois d’Esse, V. Matterne
2Depuis juillet 2000, Les Gaulois d’Esse rassemblent une cinquantaine d’enfants, femmes et hommes. Rebaptisés de noms gaulois, ils ont constitué une « troupe de reconstitution » spécialisée dans l’univers des Lémovices, peuple gaulois du Limousin, et des activités de ses paysans, de ses artisans ou de ses guerriers au Ier siècle avant J.-C., à l’aube de la guerre des Gaules. Leurs animations s’appuient sur la documentation archéologique, historique et linguistique disponible et sur un dialogue avec les autres troupes de reconstitution celtiques et romaines.
« Les dignitaires gaulois s’habillent de vêtements teints à la cuve. » (Strabon, Géographie, IV, 4-5)
Fig. 2
Fig. 2
Photos de Stéphane Gaudefroy, les Gaulois d’Esse, V. Matterne
3Les Gaulois d’Esse expérimentent différentes techniques de teinture à chaud, par ébullition, ou à froid, par fermentation et savent obtenir 48 couleurs différentes, toutes à base de plantes. Ils travaillent surtout avec des racines, baies, plantes, écorces, et lichens, utilisés frais, séchés ou en copeaux. L’utilisation des plantes essentiellement indigènes, attestées au second âge du Fer, permet un large panel de variations de couleur : vert, jaune, brun, gris, orange, violet… foncé ou clair.
4L’expérimentation effectuée lors des journées d’archéobotanique a porté exclusivement sur la teinture à chaud. Trois bains furent mis en chauffe : le premier contenait une décoction d’achillée millefeuille, Achillea millefolium, famille des Astéracées, fleurs. Le second, de séneçon jacobée, Senecio jacobaea, tiges et fleurs. Cette plante est citée par Jules César dans ses Commentaires ; il lui donne le nom « d’œil de bœuf ». Le troisième bain était à base de baies de sureau yéble, Sambucus ebulus.
Fig. 3
Fig. 3
Photos de Stéphane Gaudefroy, les Gaulois d’Esse, V. Matterne
5Les décoctions de fleurs ou de feuilles et tiges, ayant macéré quelques jours auparavant, sont montées doucement en température jusqu’à ébullition. On laisse mijoter pendant une heure, puis le bain refroidit, les tiges et les fleurs sont retirées, et la laine bien mouillée au préalable est alors introduite. Le mordançage à l’alun (principal sel utilisé), qui fixe la couleur, se fait en même temps mais il peut avoir été préparé à l’avance. La chauffe reprend ensuite lentement pour atteindre les 95° C maintenus pendant une heure.
6Les baies sont écrasées avec un pilon avant macération, puis une seconde fois pendant la décoction ; pour cela on a soin de les « tordre » dans un linge fin, pour que les petits morceaux de fruits ne s’intègrent pas au bain.
7Les fibres sont laissées dans le bain de teinture jusqu’à refroidissement complet. Les écheveaux sont ensuite abondamment rincés à l’eau claire puis mis à sécher à l’ombre. L’emploi de sel cuivreux modifie la couleur initiale obtenue par décoction. L’apport de sulfate de cuivre, par exemple, transforme un jaune en vert olive dans un bain de séneçon jacobée.
8Jusqu’à présent, la question des récipients n’a pas été résolue pour la teinture à chaud. On sait par expérimentation que lors des cuissons, le jus des bains pénétrait fortement dans les céramiques or, aucune poterie retrouvée en fouille ne présente ce genre de trace. Quant à la teinture à froid, elle se fait dans des cuves d’argile rubéfiée ou de bois.
Fig. 4
Fig. 4
Photos de Stéphane Gaudefroy, les Gaulois d’Esse, V. Matterne
9Fig. 5
Photos de Stéphane Gaudefroy, les Gaulois d’Esse, V. Matterne

§ Comment la plante se nourrit-elle ?

Comment les végétaux échangent-ils des gaz avec l'air ?

A3 : Observation d'épiderme foliaire / microscope

Réalisation des empreintes des surfaces foliaires du végétal étudié avec du vernis ou Prélevement des lambeaux d’épiderme des deux faces de la feuille (face supérieure et face inférieure) (manuel p.99)
dessin – titre – grossissement - légende :
cellule épidermique, cellule stomatique, ostiole
Observation ou réalisation des coupe de feuille et repérage des chambres sous-stomatiques et des vaisseaux. (manuel p.99)
dessin – titre – grossissement - légende :
chambre sous-stomatique, cuticule, épiderme

Comment les végétaux échangent-ils des minéraux et de l'eau avec le sol ?

A4 : Observation de coupes de racines / microscope

Observation microscopique de poils absorbants (manuel p.98)
dessin – titre – grossissement – légende :
épiderme, poil absorbant
Observation ou Réalisation de coupe transversales de racine - repérage des vaisseaux . (manuel p.100-101)
Racine placée 5 à 30' dans un colorant – microscope
absorption de l'eau et des minéraux par la racine

Comment la sève circule-t-elle dans la plante ?

A5 : Observation de coupes de tiges / microscope

Observation ou Réalisation de coupe transversales de tige - repérage des vaisseaux . (manuel p.100-101)
dessin – titre – grossissement – légende :
épiderme, xylème, phloème
Tige d'impatient ou de céléri placée plusieurs jours dans un colorant (rouge de Me) – coupe transversale (manuel doc.1p.100)
circulation ascendante de sève brute (eau + minéraux) / xylème
circulation descendante de sève élaborée (eau + nutriments) / phloème
xylème [bois en grec xulon] Tissu conducteur sclérifié des plantes, qui conduit la sève brute des racines vers les feuilles et qui constitue entre autres le bois des arbres.
phloème [« écorce » en grec ancien φλοιός, phloios; latin liber ]. Tissu végétal conducteur de la sève élaborée, constituant la partie la plus interne de l'écorce chez les arbres.
Les cellules spécialisées dans l'acheminenment des fluides sont, en règle générale, réunies en faisceaux conducteurs. Chaque faisceau conducteur est typiquement constitué de xylème (partie ligneuse) et de phloème (=liber). Le xylème contient les cellules conductrices de sève brute, donc les trachéides et trachées, trandis que le phloème sert au transport de sève élaborée et se compose, pour cette raison, de tubes criblé accompagnés de cellules compagnes, ou bien de cellules criblées. En outre des cellules parenchymateuses peuvent apparaître aussi bien dans le xylème que dans le phloème. Les faisceaux conducteurs sont souvent entourés d'une paroi protectrice. Celle-ci est composée d'une ou plusieurs couches de cellules qui ont une structure différente de celle des cellules du tissus voisin. Il y a plusieurs types de faisceaux conducteurs qui se diffèrencient par la position du xylème et du phloème, ainsi que par l'abscence ou la présence d'un cambium. Tous les grands organes végétaux contiennent des faisceaux conducteurs. Ainsi les tiges sont elles parcourues par plusieurs faisceaux conducteurs dont la structure et la disposition diffère en fonction de l'espèce végétale. (Anatomie végétale de Gerlach & Lieder Ed. Hagemann)
différentes expériences sur l'absorption de l'eau : http://www.svt.edunet.tn/jendouba/tabarka1/cours.htm

B31/ Processus trophiques angiospermes

Les caractéristiques de la plante sont en rapport avec la vie fixée à l'interface sol/air dans un milieu variable au cours du temps. Elle développe des surfaces d'échanges de grande dimension avec l'atmosphère (échanges de gaz, capture de la lumière) et avec le sol (échange d'eau et d'ions). Des systèmes conducteurs (xylème, pour la sève brute, phloème pour la sève élaborée) permettent les circulations de matières dans la plante, notamment entre systèmes aérien et souterrain.
notions clefs :
coupe anatomique
deux grands types de tissus conducteurs
échanges de gaz, capture de la lumière
échange d'eau et d'ions
systèmes conducteurs
systèmes aérien et souterrain

jeudi 2 mars 2017

§ Comment la plante se nourrit-elle ?

§ Comment la plante se nourrit-elle ?

3.1. Une vie plantée pour se nourrir

on limitera notre étude au cas des angiospermes
Échantillons de plantes

A1 : Observation de « mauvaises herbes » / échantillons du jardin

collecte d'échantillons
essai de dessin descriptif au laboratoire
légender avec les mots :
tige : collet, nœud, entre-noeud
racine : pivot, adventive
feuille : limbe, pétiole, nervures
bourgeon : apical, axilaire
fleur
synthèse en commun : Portrait robot d'une plante angiosperme / schéma

A2 : comparaison de surfaces d'échanges / tableaux

© plantes échanges
Problèmes : Comment l’organisation de la plante lui permet-elle, tout en étant fixée, de
  1. puiser dans l’air suffisamment d’éléments nutritifs ?
  2. puiser dans le sol suffisamment d’éléments nutritifs ?
  3. faire circuler suffisamment d’éléments nutritifs des racines vers les feuilles ?

Les échanges gazeux se font entre l’atmosphère et l’être vivant par des orifices ; à l’intérieur de l’organisme il existe des espaces gazeux ou se font les échanges, cependant les stomates (orifices) sont nombreux chez la plante, les échanges se font ensuite directement entre les espaces gazeux et les cellules ;
ils permettent :
◦ les échanges de la respiration, analogie avec les alvéoles pulmonaires : la surface d’échange est 50 à 80 fois plus importante que chez l’Homme ;
◦ mais surtout l’absorption du CO2 , un élément nutritif de la plante indispensable à la synthèse de matière organique par la photosynthèse, analogie avec l’intestin : la surface d’échange est 20 à 60 fois plus importante que chez l’Homme.
Chez le mammifère il existe seulement deux types d’orifices (les narines et la bouche chez l’Homme), les échanges se font indirectement entre les alvéoles et les cellules : les gaz sont transportés par le sang.

L’entrée de l’eau et des sels minéraux se fait au niveau de grandes surfaces externes et souterraines chez les végétaux directement au contact de ces ressources, la surface d’échange est 70 à 200 fois plus importante que celle de l’Homme ; internes chez les mammifères qui doivent se déplacer pour les rechercher dans leur environnement.
La plante utilisant une énergie ubiquiste [ubique : partout] n’a pas besoin de se déplacer à sa recherche, elle peut donc être fixée, cependant son flux faible l’oblige à développer un grand nombre de feuilles et une surface d’échange très grande pour absorber le CO2 nécessaire à la photosynthèse.
Pour se procurer l’eau et les sels minéraux, elle doit développer des surfaces d’échanges qui vont puiser directement ces molécules à la source, c’est à dire dans le sol où ces ressources sont rares, elle développe de longues racines et de grandes surfaces d’échanges.
D’autre part, les racines permettent à la plante de résister à la prise au vent, si elle n’était pas fixée elle ne pourrait pas se maintenir droite.
En utilisant l’énergie solaire, la plante présente des surfaces d’échanges et une forme adaptées à la vie fixée.
EV Micros roches

mardi 28 février 2017

Comment se déroule la photosynthèse ?


2,1,2 : Photosynthèse

A6 : Bilan partiel de la photosynthèse / équation chimique

D1 \photosynthèse equation partielle.odp
6CO2 + 6H2O + ENERGIE → C6H12O6 + 6O2
CO2 + 2H2O + ENERGIE→ (CH2O) + H2O + O2

A7 : Réaction de Hill / ExAO

Réaction de Hill (version 21/02/2012) : (docodtpdf)
FT_hill.odt
© \TP ExAO Photosynthèse Hill.odt
© \Hill ExAO résultats.odg
phase photochimique puis phase (bio)chimique
composés réduits RH2

EV : CR ExAO→ IMMRID

Intro /1 :
  • Pb→ hyp → CV / accepteur d'é
M&M /3 : schéma du montage :
  • bioréacteur + 2 sondes + agitateur
  • Vg + seringue + réactif de Hill
  • 2 adaptateurs - interface - ordi : DD-clavier-écran
R&I /3 : interprétation des courbes
  • partie 1 + lumière => légère augmentation O2 + baisse CO2
  • partie 2 + accepteur d'é => forte augmentation O2 + baisse CO2
  • partie 3 sans lumière => baisse O2
Discussion /3
  • retour sur hypothèse : accepteur d'éléctrons indispensable
  • équation photosynthese : CO2 + lumière + accepteur d'éléctrons → ...+ O2
  • réact° Redox, oxydation de l'eau : photolyse

A8 : Bilan final de la photosynthèse / équation chimique

D2 \photosynthèse equation globale.odp
=> lumière + un accepteur d'électrons sont indispensables pour obtenir un dégagement d'O2.
Le rejet d'O2 est donc bien la conséquence d'une oxydoréduction.
En présence de lumière, on a donc
une oxydation de l'eau : 2 H2O = 4 H+ + 4 e- + O2
Le ferricyanure est réduit : 2 Fe3+ + 4 e- = 2 Fe2+
L'O2 vient donc de la molécule d'eau qui s'oxyde en présence de lumière dans les chloroplastes.
Dans les conditions naturelles de la photosynthèse, l'oxydation de l'eau s'accompagne de la réduction d'un intermédiaire

Quels sont les intermédiaires entre phases photochimique et phase de synthèse chimique ?

Des expériences ont montré que des chloroplastes isolés et éclairés fabriquaient une molécule riche en énergie, l’ATP (adénosine triphosphate), à partir d’ADP et de phosphate inorganique (Pi). Découverte en 1929, la molécule d’ATP a été mise en évidence dans toutes les cellules animales, végétales et bactériennes : c’est une molécule universelle. L’ATP est un ribonucléotide formé : – d’adénosine, composée de ribose et d’adénine, – de trois groupements phosphate.

A9 : Modélisation de l'ATP et de l'ADP / Rastop

® _adp.pdb + _atp.pdb
  • Comptez les atomes de la molécule
  • recopiez la formule globale
  • dessinez la molécule en plan
L'ATP est une molécule instable dont les liaisons entre les deux derniers groupements phosphate sont des liaisons covalentes faibles. La synthèse de l’ATP par phosphorylation de d’ADP, c’est-à-dire création d’une liaison entre deux groupements phosphate, est catalysée par l’enzyme ATP synthase ou synthétase et nécessite de l’énergie. Quand la source d’énergie est la lumière, on parle de photophosphorylation. Dans le contexte de la photosynthèse, la réaction chimique produisant de l’ATP peut s’écrire :
ADP + Pi + ENERGIE → ATP
L’hydrolyse d’une molécule d’ATP, catalysée par l’enzyme ATPase, avec production d’une molécule d’adénosine diphosphate (ADP) et d’une molécule de phosphate inorganique (Pi), produit une grande quantité d’énergie : c’est pourquoi on parle de composé phosphorylé riche en énergie. Cette hydrolyse est une réaction exergonique, c’est-à-dire s’accompagnant d’une perte d’énergie.
ATP + H2O → ADP + Pi + énergie
VACANCES

A10 : Mécanismes moléculaires de la photosynthèse

© photosynthese meca mol.odg
D3 \TSS photosynthèse meca mol.odp
Les pigments photosynthétiques sont insérés dans la membrane des thylakoïdes où ils jouent des rôles différents :
L’énergie des photons permet de générer de la chlorophylle a oxydée qui, par cette oxydation, acquiert un fort pouvoir oxydant. Elle peut ainsi oxyder la molécule d’eau.
L’oxydation de la molécule d’eau libère des protons dans le lumen et des électrons qui sont ensuite transportés par une chaîne de transport d’électrons membranaires jusqu’à un accepteur final d’électrons, le composé R réduit en RH2.
Au transfert des électrons est associée une libération de protons dans le lumen. Or la membrane thylakoïdale est imperméable aux protons. Il en résulte une concentration en protons différente de part et d’autre de cette membrane qui se matérialise par une différence de pH et une différence de charge électrique. Le lumen est plus acide et comporte plus de charges positives que le stroma
L’inégale répartition des protons de part et d’autre de la membrane des thylakoïdes constitue une source d’énergie qui permettra la synthèse d’ATP au niveau de l’ATPsynth(ét)ase (complexe protéique inclus dans la membrane des thylakoïdes).
Au cours de la phase photochimique sont fabriquées :
– de l’ATP, molécule riche en énergie potentielle,
– des molécules de composés réduits RH2.
Ces molécules font le lien entre les deux phases et vont être utilisées pendant la phase chimique de la photosynthèse.

A11 : calculs de rendements energetiques

Par molécule de CO2 incorporée on a consommation de 3 ATP et de 2 RH.
Or les glucides de base entrant dans les mécanismes énergétiques sont des hexoses.
Pour la formation d’un hexose, il faut donc 6 molécules de CO2 fixées, avec 6 tours de cycle et la consommation de 18 ATP et 12 RH.
Petite estimation du rendement énergétique de la photosynthèse :
L’oxydation complète d’une mole d’hexose permet de récupérer 2804kJ. C’est l’énergie potentielle obtenue après 6 tours de cycle.
On considère habituellement qu’il faut 8 moles de photons pour fixer 1 mole de CO2. Or l’énergie contenue dans 1 mole de photons de =680nm : 175kJ. Donc l’énergie extérieure nécessaire à la synthèse d’une mole d’hexose vaut : 8x6x175=8400kJ
Le rendement est le rapport de l’énergie potentielle obtenue par l’énergie entrante
Rdt=2804/8400=33%.
Le chloroplaste récupère, sous forme d’hexose, 33% de l’énergie lumineuse utilisée dans les thylakoïdes

Bilan : Energie et photosynthèse

- La cellule chlorophyllienne des végétaux verts effectue la photosynthèse grâce à l'énergie lumineuse. Le chloroplaste est l'organite clé de cette fonction. La phase photochimique produit des composés réduits RH2 et de l'ATP. La phase chimique produit du glucose à partir de CO2 en utilisant les produits de la phase photochimique.

§ Art & science

Fichli et Weiss die Lauf der Dinge
Mobiles de Calder

§ rappel de biochimie de 2nde / schématisation globale du métabolisme

Équation bilan de la photosynthèse :
Équation bilan de la respiration :
§ Une image du métabolisme :
© \métabolisme.odg
molécules organiques, minérales, métabolisme, macromolécules, mono/polymères,
glucides, lipides, protides, acides nucléiques

lundi 27 février 2017

qu'est-ce qu'une plante ?

Introduction : qu'est-ce qu'une plante ?

§ Petit débroussaillage classificateur / systématique

Pour vous qui suis-je ? Pour vous qu'est-ce qu'une plante ?
  • Être vivant, écosystème, milieu naturel
  • vert, pas forcément, photosynthèse, chloroplaste sève amidon
  • fleur pollen, abeille, reproduction fécondation
  • racine tige tubercule feuille bulbe pédoncule cuticule ,,,,,
  • ex :
    • chêne, peuplier saule pleureur, cocotier, érable sequoia, acacia, cactus, ficus,, bouleau,, baobab
    • ortie, laitue, canabis, maïs, lierre, anémone bananier
    • connifère : pin
    • lichen
    • algues (phytoalalimite)plancton
  • médicament, herbe salade
  • corail, anémone de mer
petit vocabulaire, de l'utilisation des termes :
classification, systématique, nomenclature, taxonomie, cladistique…
© classification plantes
légender les innovations partagées sur la classification©
Plante , fleur, Angiospermes,
Du grec ancien αγγείο, aggeîon (« vase ») et σπέρμα, sperma (« graine ») soit littéralement (« graine dans un récipient »).
herbacé, buissonnant, arborescent

Quelques sites de classification végétale

université Wisconsin : http://botit.botany.wisc.edu/